La pratiquante au Maroc commence à subir les mêmes affres que sa coreligionnaire en France, devenant la victime de débats douteux et de discriminations laïcistes dangereuses.
Nous adorons un Dieu que nous ne voyons pas, mais Sa création, source de vie, nous la détruisons sans vergogne. C’est une attitude à la fois ignorante, irrespectueuse et dangereuse. Aujourd’hui comme hier, les responsables religieux semblent bien plus se préoccuper de questions de dogme que de remettre en question notre modèle économique insensé et les destructions massives qu’il engendre. En ont-ils l’audace et la liberté ? Trop de compromissions avec le pouvoir politique et économique semblent les empêcher d’êtres en phase avec les besoins et les urgences de notre époque.
L’auteur du texte, en commençant à interpeller en nous la chose la mieux partagée dans le monde selon Descartes, le bon sens, « Une personne sensée ne peut qu’éprouver indignation et colère….. », semble incarner la voix de la sagesse strasbourgeoise, alors que l’ensemble de son Editorial respire l’attitude altière dans son adresse à la population musulmane.L’auteur nous parle « d’indignation et de colère devant les événements de Gaza ».
L’UOIF, qui avait misé sur une politique de rapprochement et de dialogue avec l’ex-ministre de l’intérieur et actuel président de la République, pour consolider son influence intérieure et la consacrer à l’extérieur, a échoué. La volonté de construire un partenariat extra-communautaire consensuel et citoyen sur la question laïque, stratégie adoptée par les associations musulmanes progressistes précédemment citées, n’a pas davantage réussie.
[…] Dans les mentalités rétrogrades qui font commerce dans le souk de la « Boulitique » déserté par les algériens saoulés de promesses non tenues et des défis impossibles. Le pire pour eux est de rester sur place. Le meilleur est de décamper pour vivre ailleurs comme un « exfiltré » sans droit, sans papiers, sans envie de retour, sans envie de rester.
Al-Ghazâlî adopta le doute méthodique comme voie d’accès à la certitude philosophique. Il y traça une démarche dont il détailla les données dans son livre « Al-Munqid mina-d-dalâl » (Délivrance de l’erreur). Il argumenta avec force contre les idées irraisonnées en vigueur à son époque. Il se montra persuasif quant à la nécessité de l’autonomie de la raison dans la recherche des connaissances humaines qu’elles soient sensibles ou matérialisées, en y opposant le doute dès le départ de leur minutieux examen.
Les articles et dépêches sur les « menaces de mort » qu’aurait reçues le « prof de philo Robert Redeker » suite à une « tribune sur l’Islam » publiée dans Le Figaro, [1] inspirent, au « prof de philo » que je suis moi aussi, les réflexions suivantes.
Dès les premiers jours, en qualifiant l’attentat du 11 septembre de « déclaration de guerre » contre les États-Unis et ses alliés, l’administration Bush a choisi de mener sa guerre au terrorisme principalement par des moyens militaires et sécuritaires. Je dis principalement car, à plusieurs occasions, Bush et d’autres officiels américains ont décrit cette guerre comme une « luttes d’idées » qui vise à terme à réformer les sociétés musulmanes productrices, selon eux, de la menace terroriste.
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