A l’occasion de la sortie nationale du film « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois, Grand Prix du Jury du festival de Cannes 2010, Prix Œcuménique 2010 et Prix de l’Education Nationale 2010, nous vous proposons ce texte intitulé « Une lecture musulmane du Testament spirituel de Christian de Chergé » de Soufiane Zitouni, professeur de philosophie.
Depuis que l’Occident a pris connaissance du Coran il n’a de cesse d’en critiquer la forme et l’origine. Cela se conçoit, après tout, croire qu’il s’agit de la dernière Révélation de Dieu adressée à l’humanité est affaire de foi et, à cela, nul n’est obligé : “ Si ton Seigneur l’avait voulu, tous les hommes sur Terre eussent été croyants. Alors, sache donc que tu n’as pas à contraindre les gens afin qu’ils croient.” S10.V99.
Afin de réduire les méfaits importants et amplement documentés de la polygamie, les associations féminines du monde musulman réclament une application plus stricte des prescriptions coraniques en la matière, voire même l’interdiction de la polygamie, comme le fit la Tunisie en 1956.
Mais, les Etats musulmans, ultimes décideurs en la matière, ont des points de vue très divergents sur ce qu’il est approprié de faire en ce domaine. D’une part, les versets coraniques relatifs à la polygamie (et en particulier les conditions qu’ils imposent) sont interprétés différemment, d’un Etat à l’autre. D’autre part, pendant treize siècles, un état de laisser-faire a prévalu sur cette question, que les responsables politiques et religieux sont réticents à bousculer trop vigoureusement.
Eminent spécialiste du Moyen-Orient et de la Méditerranée, consultant auprès d’organismes et de banques centrales, ancien ministre des finances de la République Libanaise (1998-2000), Georges Corm est également l’auteur de plusieurs ouvrages dont « La question religieuse au XXIe siècle » paru aux éditions La Découverte. Dans ce long entretien accordé à oumma.com, Georges Corm souligne la faillite des identités nationales aussi bien dans le monde arabe qu’en Europe.
Le débat concernant les formes de l’islam contemporain se réduit le plus souvent à l’exposé de grands poncifs apologétiques sans recul critique, ou à des invectives infondées. Aussi, un vaste chantier se dresse aujourd’hui devant les musulmans. Au delà de la pression extérieure qui est réelle, un débat interne me semble nécessaire pour présenter des fondements de la représentation du monde, de la société plurielle et du rapport à l’autre dans un langage clair et adapté au contexte contemporain.
Qu’est-ce que c’est, être musulman, en 2004, dans une société laïque ? Les définitions ne sont plus toutes prêtes. Et pour comprendre ce que l’islam nous dit à partir de notre nouvelle situation concrète dans cette société-là, il faudrait que certains discours - religieux mais aussi institutionnels et politiques - arrêtent de parler au nom de ce « Monsieur Islam ».
Cet article qui est la traduction d’une réflexion parue dans la revue anglaise International Socialism Journal, relate l’expérience intéressante entre musulmans et non-musulmans unis au sein d’un même mouvement contre la guerre.
Pour la première fois en prime-time, une chaîne de télévision de premier plan diffusera une série documentaire consacrée au prophète Muhammad(sas). Cette série est sans conteste l’événement télévisuel de ce début d’année. Nous avons rencontré Youssef Seddik qui est le principal réalisateur de cette série diffusée sur Arte. Il relate pour Oumma.com les conditions de réalisation de ce documentaire passionnant !
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