Au programme d'OummaTV, le débat agité entre l’essayiste Alain Soral et Abdelaziz Chaambi, président de la Coordination contre le Racisme et l' Islamophobie (CRI).
Il ne faut plus nous définir sur un modèle « idéal » fantasmé et déconnecté de la réalité sociale, sociologique, historique, culturelle du pays dans lequel on se trouve, mais se voir et être en phase avec l’environnement qui nous entoure, comme le prophète Muhammad (saws) et le regard critique d'Ibn Khaldoun.
Ces dernières années, en France, nous subissons un discours public qui remet sans cesse en cause notre loyauté sur fond de racisme et d’islamophobie. En Tunisie, la dictature nous faisait savoir qu’elle contrôlait nos activités à l’étranger et qu’elle nous laissait pour seul droit d’être une caisse à devises.
Ce numéro initialement prévu en mai 2011 par la revue Hommes & Migrations paraît dans son intégralité dans ce numéro hors série de la revue Mouvements, suite à la censure du directeur de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, demandant la suppression d’un article revenant sur dix ans de politiques migratoires et de discours publics, depuis l’accession de Nicolas Sarkozy au poste de ministre de l’intérieur en 2002 jusqu’au récent discours de Grenoble en juillet 2010.
Ce sont l’islam et le multiculturalisme qui sont visés, dans les écrits du terroriste xénophobe norvégien qui a tué, le 22 juillet dernier, 76 personnes à Oslo et sur l’île d’Utoya, principalement de très jeunes militants du parti travailliste. L’imâm Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux, a anticipé depuis des années les éventuelles réactions de rejet de la religion qu’il professe, en tant qu’imâm, en étant attentif jusqu’aux discours des extrêmes en France.
Finalement, il faut toujours se méfier des dirigeants socialistes, c’est quand vous commencez à leur trouver des qualités qu’ils vous déçoivent le plus, et pas qu’un peu.
Arnaud Montebourg a choisi de confier la communication de sa campagne pour les primaires socialistes à Sihem Habchi ex-porte-parole du mouvement dit féministe « Ni Putes Ni Soumises ». On craint le pire !
A Montpellier, sur ses terres, Royal entretient avec grandeur son héritage : 700 personnes rassemblées dans une salle chauffée à bloc (Comme Frêche les aimait)…Tout est réuni pour faire de cette tribune, un instant fort de légitimité et de crédibilité en direction de l’électorat populaire quand… des protestataires font irruption. Parmi eux, des femmes issues du quartier, d’origine incontrôlée et voilées, l’invectivent à coup de « Ségolène casse toi ! La Paillade n’est pas a toi !
Mais face à ce sexisme et à cette conscience de classe supérieure immondes, justement, que dit Elizabeth Badinter ? Rien ! Qui paie NPNS pour aller donner des stages de citoyenneté dans les rangs ghettoïsés de l’Assemblée Nationale et des salons des grandes rédactions parisiennes, qui, quand elles réagissent, parlent seulement de « dérapages » ?
Hara Kiri. Après avoir provoqué un tollé en ayant qualifié la présumée tentative de viol commise par Dominique Strauss-Kahn de « troussage de domestique », Jean-François Kahn arrête le journalisme. Retour en images sur le dérapage d’un féministe à géométrie variable.
Depuis le 27 février, date à laquelle il a pris ses fonctions de Ministre des Affaires Etrangères, le très affairé maire de Bordeaux a multiplié les mains tendues en direction des peuples libyen (à tous le moins des insurgés), égyptien, tunisien et, plus récemment, palestinien. Il restaure ainsi ni plus ni moins qu’une ligne gaulliste à une diplomatie française jusque-là décrédibilisée dans cette région du monde.
Pour Raphaël Liogier, Professeur de sociologie à Sciences Po Aix, et Directeur de l’Observatoire du religieux, l’heure est venue pour les français musulmans de sortir de leur apathie, de dépasser le sentiment de honte, et de passer à l’action ! Insuffler la fierté d’être musulman, encourager l’implication civique, exhorter à revendiquer ses droits, inciter à se mobiliser dans une action fédératrice d’ampleur nationale, la « Muslim Pride » s’est imposée au chercheur avisé (...)
C’est un vilain mot l’Islam pour certains mais quand on y ajoute phobie c’est encore plus vilain. Et bien c’est fait le débat "façon islamophobie" sur la laïcité a été tenu en 3 h 40 un record pour un événement qui a fait tant de remous, divisé l’UMP et nous voici avec 26 propositions (que ça !)qui vont apprendre aux musulmans (sous entendus bougnoules que nous sommes comme si l’Islam n’appartenait qu’aux Arabes) les bonnes manières (...)
En dépit des dénégations de Marc Cheb Sun, rédacteur en chef de Respect Mag, force est de constater que l’appel a été lancé peu de temps après les mises en garde et les injonctions de l’UMP, exprimées dans la bouche de l’un de ses députés (Bernard Carayon ), condamnant le silence des musulmans et leur relative apathie, suite aux attentats anti-coptes en Égypte.
Pour 42% des Français, la « présence musulmane » est « plutôt une menace » : c’est ce que vient de nous apprendre un sondage réalisé par l’IFOP pour le journal Le Monde. On a raison de s’en alarmer, mais pas d’être étonné-e : l’islamophobie progresse, ou plus précisément elle s’épanouit, se lâche, s’exprime en toute bonne conscience. Par voix de sondage pour les 340 personnes (42% des 809 sondés) qui ont accepté de répondre aux questions bêtes et méchantes de l’IFOP et de choisir la plus violente des réponses proposées, mais aussi de mille autres manières, au quotidien : regards hostiles, propos injurieux, discriminations…
La Pen « a comparé les “prières de rue” des musulmans à l’Occupation », et ça, vraiment ? La presse, qui a quand même des valeurs, trouve ça répugnant - merde alors, non mais tu te rends compte, Raymond ? Le Nouvel Obs, par exemple, trouve terriblement choquants les mots de la Pen, et Le Monde, ce soir, juge qu’en « évoquant certaines prières musulmanes dans la rue » pour établir « un parallèle avec l’Occupation », elle s’est carrément « laissée aller à quelques outrances qui rappellent celles de Jean-Marie Le Pen ». Et alors, ce qui serait bien, quand même : ça serait que ces gens du Nouvel Obs et du Monde arrêtent un peu de se foutre de notre gueule.
Il n’a pour nous ni nom, ni visage, ni femme ni enfants, ni frères ni sœurs, ni père ni mère, ni ami-e-s en deuil. Les premières dépêches l’ont appelé « un Malien », les suivantes l’ont appelé « le Malien ». Certains journalistes l’ont ensuite appelé, encore plus salement, « le forcené », parce que son « gabarit » – seule information à laquelle nous avons eu droit – était « impressionnant », dixit la sacro-sainte « source policière », et parce qu’avec un marteau il avait « blessé légèrement » quatre policiers qui tentaient, à coups de gaz et de décharges électriques, de le « neutraliser » – c’est comme ça qu’on parle dans la France de 2010.
e Président, toujours friand de nuances, ajoute : "qu’il y ait des lieux de cultes pour les musulmans, mais, c’est tout à fait naturel. Il y en a plus de deux mille ! Mais, en France, il n’y a pas de minarets et il n’y a pas de muezzin qui fait l’appel à la prière." Dans cette construction syntaxique, c’est la deuxième conjonction "mais", à valeur adversative, qui nous révèle le syndrome suisse des minarets. Un "mais" à l’adresse d’un électorat islamophobe à rassurer ou à conquérir. Oui, un "mais" qui se veut rassurant : "vous aurez un islam de France, effacé ; architecturalement non identifiable dans le paysage urbain français.
Mehdi, est un Français de confession musulmane et dont les parents sont d’origine algérienne. C’est un jeune informaticien, un père de famille tranquille et parfaitement intégré dans la société. Ce jour là, il avait rendez dans une bibliothèque située à deux pas de la Gare de Perrache, au cœur d’un quartier commerçant très animé de Lyon. Vers 10 h, Mehdi s’engouffre dans le métro. Il était assis à côté de Jérôme, un homme d’une trentaine d’année avec lequel il a tout de suite sympathisé.
La chancelière Angela Merkel, déclarait récemment : "le multiculturalisme allemand a totalement échoué".Cette déclaration est sans fondement, car quel est le sens du mot "multiculturalisme", si ce n’est la coexistence fonctionnelle de plusieurs cultures au sein d’une même communauté ? Si tel est le cas, le multiculturalisme est un concept universel et intemporel qui, dans le cadre mondialisé où nous vivons, est plus que jamais d’actualité, puisque les sociétés et les pays ethniquement homogènes n’existent plus.
C’était il y a un an. En septembre 2009, je publiais ici même une Lettre ouverte aux représentants du CRIF et de la LICRA pour m’étonner de l’absence totale de réaction de leur part face à la banalisation de la parole islamophobe sur de nombreux sites et médias de la communauté juive. Banalisation ? Le mot est faible. On pouvait déjà parler, alors, de déferlement. Du « politologue » Guy Millière, tenant conférence dans une synagogue parisienne, appelant à ne pas « capituler » devant le spectre d’un « changement de population et de culture en Europe » qualifié de « guerre mondiale contre l’islamisme » (...)
Aujourd’hui, il y a quelques décennies que nous, gens du peuple, avons commencé à gagner pas à pas notre liberté après avoir vécu la domination de l’Eglise durant plusieurs siècles. Et voilà que le refus d’une femme ou d’une jeune fille musulmane de se mettre en maillot dans une piscine publique ou de se faire examiner par un médecin de sexe masculin est interprété par certains comme une offense à cette liberté si chèrement gagnée.
En France comme en Italie, le discours politique et social sur « nous » et « les autres » (population majoritaire et minorités issues de l’immigration) se renforce, élevant de nouvelles barrières matérielles et sociales, culturelles et symboliques. Alors que se joue dans l’Hexagone l’attachement viscéral à l’universalisme républicain, l’Italie se cramponne à ses « racines judéo-chrétiennes » et exalte les identités régionales.
Principaux éclaireurs d’avant-garde du monde arabe, La contribution des arabes chrétiens, particulièrement des Libanais, à la renaissance du Monde arabe est connue et reconnue que cela soit dans la formation de partis trans-arabes en lutte pour l’indépendance des pays arabes , que dans le combat pour la libération de la Palestine, ou dans la renaissance culturelle du monde arabe. La liste est longue de ces figures historiques de l’universitaire Edward Saïd, à Monseigneur Hilarion Capucci, Archevêque grec melkite catholique de Jérusalem, emprisonné pour son soutien à la cause palestinienne, à Georges Habbache, Chef du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (...)
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