En Europe, le 8 mai 1945 est synonyme de victoire de la liberté sur le nazisme. Pourtant alors qu’à Paris, Londres, Moscou ou Washington on célébrait l’effondrement du Troisième Reich, commencèrent les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata. Ces massacres qui furent baptisés par euphémisme « évènements » selon la terminologie des autorités coloniales, durèrent plus d’un mois et firent des milliers de victimes.
Ceux qui s’étaient insurgés contre l’appellation d’« islam noir » y voyaient, donc, une manière de sous-estimer cette forme de religiosité […] Derrière cette notion largement relayée à l’époque, il y avait une conception paternaliste, voire, quelques fois, raciste, des musulmans africains assimilés à une frange inférieure, à la limite du folklorique, par rapport à l’islam « authentique ».
L’exaltation de la spécificité identitaire algérienne était une arme dans la lutte contre la domination coloniale. Pour les hommes du CRUA, perpétuant en cela le discours nationaliste révolutionnaire développé depuis trente ans, la politique de déculturation et d’aliénation, menée par la France, était particulièrement prégnante au niveau religieux et au niveau linguistique. Face à cette politique, les nationalistes algériens se posèrent comme des historicistes exaltant leur spécificité culturelle en mettant particulièrement l’accent sur tout ce qui distingue l’identité algérienne de l’identité française.
Le périple effectué en Orient par le Cheikh El Ibrahimi répondit à deux impératifs. Celui pressant de faire connaître au monde arabo-musulman le drame vécu par les populations du Maghreb vivant sous le joug du colonialisme français, et de renforcer, de consolider les liens unissant l’Algérie au Machreq, et à la sphère islamique. L’objectif était de faire savoir que l’Algérie grâce à l’action de l’Association des Oulémas avait réintégré le monde musulman dont elle avait été exclue par le colonialisme.
Lundi 16 février, 11h au point de passage de Rafah qui sépare l’Égypte de la bande de Gaza. Nous attendons depuis plus de deux
heures une éventuelle ouverture de la frontière pour pouvoir entamer notre mission médico-psychologique et de solidarité organisée par la
Campagne Civile Internationale de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP). Soudain, une forte explosion trouble le calme de cet endroit, seule porte d’entrée et de sortie pour toute la population de Gaza meurtrie par plus de 3 semaines d’intenses bombardements.
Au contraire, le déferlement d’un racisme anti-arabe virulent a pollué gravement une campagne électorale qui a vu nombre de candidats surfer sur cette vague raciste et xénophobe. Ainsi les propos d’ Avigdor Lieberman chef du parti russophone - incontournable de toute coalition gouvernementale- sont à cet égard significatifs en particulier lorsqu’il déplore que le gouvernement n’ait pas recouru lors de la récente opération israélienne à Gaza « à la méthode utilisée par les Américains en 1945 pour mettre fin à la guerre au Japon », - référence à l’utilisation de l’arme atomique.
En choisissant de soutenir la politique criminelle de l’Etat sioniste, en acceptant le prix de milliers de vies humaines sacrifiées sur l’autel de la déraison d’état israélienne, Nicolas Sarkozy prouve définitivement qu’il sait se montrer faible avec les forts et fort avec les faibles. Il enterre ainsi, pour le plus grand préjudice des européens, le peu d’aura diplomatique que la France avait su capitaliser après son refus de la guerre en Irak.
Être complexe que l’émir, par les multiples facettes de sa personnalité, figées par les uns, réifiées par les autres, puisqu’on a rarement voulu l’envisager pour ce qu’il était : un « héritier muhammadien », ayant réalisé en lui l’Unicité, et oeuvrant, par voie de conséquence, à l’avènement de l’unité entre les humains, entre l’islam et l’Occident… « La création tout entière est la famille de Dieu », aimait-il à répéter à l’instar du Prophète.
Le Général De Gaulle qui considérait que les assassinats de policiers étaient un moyen pour le FLN de faire pression sur la France, ordonna à Maurice Papon, alors préfet de police de Paris , d’empêcher, par tous les moyens, les nationalistes Algériens d’agir. De plus, alors que des négociations allaient commencer entre les autorités françaises et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA), les responsables français considéraient qu’après avoir vaincue le FLN militairement en Algérie, il fallait l’écraser en France afin d’être en position de force lors des négociations.
[…] Cet « anti-intellectualisme » a réduit l’action militante et l’engagement politique à une vaste entreprise de protestation contre des injustices réelles. Si ces protestations étaient totalement justifiées et incontestablement légitimes, elles étaient en elles-mêmes insuffisantes pour créer un mouvement réellement politique.
Interview de Eric Michel, parisien et petit-fils de Kabyle, qui vient de publier un premier roman exceptionnel "Algérie ! Algérie !", dans lequel il réussit l’exploit de retracer toute l’histoire de la guerre d’Algérie (de 1954 jusqu’aux massacres d’octobre 1961), en Algérie, comme en France, au travers d’une fresque qui tient le lecteur en haleine de bout en bout. Eric Michel viendra présenter son livre à la librairie Résistances* ce mardi 16 octobre à partir de 19 H 30.
Pour contrer la montée en puissance de l’Emir Abd el-Krim et de la
République du Rif, le maréchal Lyautey décida de procéder à des
« rectifications de frontière » et d’établir un blocus économique dans
les Beni Zeroual. Cela devait rendre plus difficile le ravitaillement
des Rifains en produits agricoles de base. Le chef rifain réagit en
proposant des négociations avec les autorités françaises.
Après la fin de la première guerre mondiale, la France avait les mains
libres pour terminer sa conquête du Maroc. Malgré sa supériorité
militaire et le blocus, la France se heurta à la détermination des
résistants dans le Moyen-Atlas, le Haut-Atlas et l’Anti-Atlas.
Repoussés vers les sommets des montagnes et les pitons décharnés,
constamment bombardés et confrontés aux assauts de la Légion et des
supplétifs « autochtones », les résistants marocains s’efforcèrent de
lutter jusqu’au bout contre les armées impérialistes afin de préserver
leur liberté. Le plus célèbre de ces résistants marocains fut sans
aucun doute l’Emir Abd el-Krim el-Khattabi.
Le « Front Populaire » est, presque toujours, présenté comme un moment particulièrement important dans l’histoire de la gauche française. Il représente la mise en place d’un gouvernement qui avait à la fois pour tâche de lutter contre la montée de l’extrême droite en France et de mettre en place un certains nombres de réformes sociales, en faveur des prolétaires et des classes subalternes en France. De cette action de réforme sociale, l’institution des congés payés est souvent présentée comme la mesure emblématique.
Chekib Arslan ne fut pas seulement « un acteur de la lutte idéologique
» oeuvrant pour l’émancipation idéologico-culturelle des musulmans. A
l’heure où les peuples musulmans étaient en proie à la domination
occidentale, l’Emir libanais mena une réflexion sur les causes du
déclin du monde arabo-islamique depuis plusieurs siècles, dans un
célèbre ouvrage intitulé « Pourquoi les musulmans ont-ils reculé alors
que les autres ont avancé ? »
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