Le socialisme est le cadet de son souci, de même que l’humanisme. Ce qui lui importe, l’objet même de son engagement politique, c’est le lobbying pro-israélien, embrigader les Français de confession juive dans cette croisade. Longtemps l’homme a cherché à camoufler cette profession de foi (...)
La croisade s’amuse. Lundi, sur France Culture, l’essayiste Caroline Fourest a fustigé Oumma.com et l’ambassade des Etats-Unis, coupables d’entretenir des « affinités » en vue de saper le « modèle laïc français ». Esquisse du nouveau fantasme propagé par l’adversaire autoproclamée du « totalitarisme islamique ». Aux armes, citoyens ultra-laïques. L’ennemi qui menace la Patrie ?
Si tout ou presque – et souvent n’importe quoi – s’est dit et écrit depuis quelques mois sur le « voile intégral » (appelé aussi niqab ou plus improprement burqa) et sur les quelques centaines de femmes qui le portent en France, rien ou presque ne peut en être dit sérieusement en l’absence d’enquêtes sociologiques rigoureuses, fondées notamment sur des entretiens avec un nombre conséquent de ces femmes. Il suffit en revanche d’une heure de peine, de quelques observations, d’un peu de mémoire et d’un peu de réflexion pour entrevoir le caractère singulièrement paradoxal de la gigantesque campagne « anti -burqa ».
Le personnel de Radio France a organisé le 1er juillet 2010 une manifestation de protestation contre le licenciement des deux humoristes de la maison Stéphane Guillon et Didier Porte. Rene Nab revient sur la personnalité du Directeur de l’information des chaines publiques françaises Philippe Val, eminent membre de la cohorte des transfuges de gauche vers le néo conservatisme, la marque de fabrique du sarkozysme de gauche, dans un paiper intitulé « Philippe Val, un vallon épineux et barbelé »
Au royaume des mystificateurs, obséquieux et ambitieux à souhait, à qui l’on tresse des lauriers sans sourciller, dans une France des Lumières ternie par des cooptations érigées en système, Philippe Val s’est frayé un chemin au soleil, expert dans l’art de choisir ses combats, l’excès de caricatures et le lynchage de Siné, et ses réseaux, dans un seul objectif : se hisser au sommet sans embûches.
Le plus en vue des nouveaux journalistes en cour, le nouveau directeur de la radio publique française « France Inter » et ancien directeur conformiste de l’hebdomadaire faussement anarchiste Charlie Hebdo, a imputé la collaboration vichyste anti-juive à « la politique arabe de la France ». Ce mémorialiste des temps modernes qui se vit en rival contemporain du cardinal de RETZ s’imagine par ce raccourci, non pas audacieux mais hasardeux, exonérer la France de l’antisémitisme récurrent de la société française en rejetant sur les Musulmans, en général, les Arabes, en particulier, la responsabilité de tous les maux de la société française.
On peut devenir patron de presse à l’âge où d’autres ne quittent plus leurs pantoufles. Pour preuve, Maurice Sinet, dit Siné, soufflera 81 bougies à la fin de l’année. Depuis quelques mois, il dirige « Siné Hebdo », un journal satirique vendu à 50 000 exemplaires, et qui salarie une dizaine de permanents. « Siné Hebdo », installé à Montreuil, se paye même le luxe de dépasser « Charlie Hebdo », dont le patron, Philippe Val, vient d’être nommé… à Radio France, avec la bénédiction de l’Elysée.
Alors que la rumeur bruissait dans les cercles autorisés, et que l’effet d’annonce politique prémédité par l’Elysée jetait le trouble une fois de plus sur le cynisme qui caractérise le président de la république en matière d’ingérence dans le service public, la nomination à France Inter du directeur de la publication et de la rédaction de Charlie Hebdo vient d’être officialisée par voie de presse.
Dopé par les médias, dans l’ivresse et désormais dans « la toute puissance », avec le doigt sur la gâchette, il étrille tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Nouvelle orientation des matinales d’Inter. L’ex-chansonnier qui répète à l’envi qu’il est un fan de Voltaire devrait d’abord lire ses œuvres et faire une enquête approfondie sur l’homme avant de parader en postures qui sont aux antipodes du pluralisme et de la liberté de pensée. Ses sorties et dérapages journaliers en font aujourd’hui le fils spirituel de BB (obsession « rouge » et péril jaune, islamophobie, populisme, affect, pensée binaire).
Taxé d’antisémitisme et de racisme primaire, Siné a assisté à sa mise au ban de la société par un aréopage vaniteux et sulfureux d’intellectuels multi-fonctions, philosophes de comptoirs, plumitifs, et businessmen à leurs heures, dont au premier plan, Philippe Val, l’arrogant autodidacte devenu directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, et BHL, le magnat passé maître dans l’art de la mystification, se sont faits les plus impitoyables censeurs.
Le dessinateur et caricaturiste politique parisien Maurice Sinet, connu sous son nom de plume Siné, a travaillé dans divers média français, notamment Charlie Hebdo qu’il a rejoint en 1981, puis en 1992 dans la nouvelle version du journal satirique. Siné, qui aura 80 ans le 31 décembre prochain, aura eu un parcours engagé. Déjà dans les années 50, en pleine guerre d’Algérie, il ne cachait pas ses positions anticolonialistes. Il y a trois ans, il soutenait la liste Euro-Palestine aux élections européennes de juin 2004.
« Ces musulmans qui disent non à l’islamisme ». C’était le sujet de la Thema diffusée par ARTE, mardi 28 août : une soirée composée de deux reportages et d’un débat, co-parrainée par Charlie Hebdo et Libération dans les locaux duquel le rédacteur en chef, Laurent Joffrin, recevait les invités composant le plateau. Une consécration, en somme, pour Daniel Leconte qui animait lui-même le débat.
« Je préfère un excès de caricature à un excès de censure ». « Je tiens à apporter mon soutien à votre journal qui s’inscrit dans une vieille tradition française, celle de la satire ». « Il faut défendre le droit de sourire de tout » . On se souvient tous des propos de Nicolas Sarkozy qui est subitement venu apporter son soutien à ses nouveaux amis de Charlie Hebdo dans le procès que lui intentaient la Mosquée de Paris et l’UOIF.
Le plus grand déferlement d’Arabes et de Musulmans en France est survenu à l’occasion de la Deuxième Guerre Mondiale, non pour l’appât du gain -« pour manger le pain des Français »-, mais bien pour libérer avec d’autres le pays du joug nazi, pour aider à la défense d’un pays que ses habitants n’ont pas su, pas pu ou pas voulu défendre… C’est-à-dire près de cinquante ans après l’affaire Dreyfus et dans la foulée de la capitulation de Montoire.
L’actualité du procès engagé par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Grande Mosquée de Paris (GMP) contre l’Hebdomadaire satirique Charlie Hebdo pour avoir publié des caricatures de Mahomet en février 2006, semble, une fois encore, devoir renvoyer tout un chacun à des positions bipolaires : liberté d’expression de la démocratie contre dogmatisme des religions (...)
Une gigantesque farce macabre, sordide, qui provoque autant l’envie de rire que celle de pleurer ou de vomir, tant elle charrie de violence à l’égard des mêmes, toujours les mêmes : ceux qu’il est devenu non seulement légitime, mais spirituel et distingué, de vilipender, injurier et diffamer quasi-quotidiennement depuis quelques années ; ceux qu’il n’est même plus nécessaire de nommer tant leur nom est devenu familier, tant « nous » nous sommes habitués à « eux » dans le rôle du méchant que nos journaux accusent de mettre en péril la sécurité des biens et des personnes, les acquis du féminisme et ceux de la laïcité (...)
Alors que s’ouvre aujourd’hui le procès contre le journal Charlie-Hebdo
poursuivi pour délit « d’injure stigmatisant un groupe de personnes en raison de sa religion », nous avons décidé de republier l’article de Laurent Lévy
« Censure », « droit au blasphème » et islamophobie »
paru sur oumma.com le 13 février 2006.
Pourquoi malgré le dégoût que nous inspire le boucher Saddam, éprouvons-nous une sorte de malaise en le voyant dans sa cage ? Est-ce manquer de compassion envers les condamnés d’Outreau que d’en éprouver à l’égard du juge Burgot pris comme un lapin de garenne dans une chasse à courre ? Sommes-nous, comme le suggère Philipe Val, subitement devenus perméables aux sirènes de l’islamo-gauchisme ? Ou bien refusons-nous simplement de nous aligner derrière les pôles d’un monde binaire où le Bien et le Mal ne s’opposent publiquement que pour mieux se confondre dans les coulisses ?
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