Depuis sa création, le Conseil français du culte musulman n’a cessé de susciter les critiques et les réprobations les plus vives de la communauté musulmane, le plus souvent à raison. On lui a ainsi reproché son alignement sur les pays d’origine, sa gestion néocoloniale de l’islam, son inféodation au ministère de l’intérieur ou son manque de démocratie.
France 24 a diffusé vendredi 2 octobre un reportage intitulé « La guerre des minarets ». On peut y voir un passage particulièrement savoureux dans lequel les membres du bureau du CFCM se divisent quant à l’annonce de la date de l’Aïd el-fitr. Faut-il s’aligner sur le Maroc, l’Algérie ou l’Arabie Saoudite ? Telle est la question qui agite le CFCM, pour qui la fixation du jour de l’Aïd El fitr semble avant tout reposer sur des critères nationalitaires au détriment de l’examen des données scientifiques pourtant indispensable pour la prise d’une telle décision. Signalons à titre anecdotique qu’Oumma.com figure également dans ce reportage.
Recteur depuis 1999 de la mosquée « Al Médina » de Cannes (Alpes Maritimes), Mustapha Dali est l’un des acteurs de la représentation du culte musulman en France. Partisan d’un islam indépendant dans le cadre de la laïcité républicaine, il a assisté à la longue dérive ethnique et clientéliste du Conseil français du culte musulman (CFCM). Dans cet entretien, il témoigne de son expérience de terrain, de ses déceptions et ses désillusions mais aussi de son espérance de voir renaître un islam libre et indépendant, conciliant les valeurs de la laïcité et l’éthique musulmane.
« Les musulmans en France » (*) est un livre fort utile si vous souhaitez toucher du doigt les méthodes de travail d’un policier rigoureux. Bernard Godard, commandant de la police nationale, a été fonctionnaire des Renseignements généraux de 1985 à 1997. En charge du dossier « islam » auprès des ministres Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant de 1997 à 2002, il est considéré par certains comme « le meilleur spécialiste du dossier islam de France ». Ce qui fait dire à Vincent Geisser et à Aziz Zemouri dans « Marianne et Allah », que ce diplômé de sociologie de 56 ans est à la fois « craint », « respecté » et « admiré ».
L’ élection du CFCM est le seul scrutin « national » en France, auquel peuvent participer des fédérations et des individus cooptés par les pays d’origines , témoignant ainsi de la sous-traitance du culte musulman à des Etats étrangers.
Les membres du Conseil français du culte musulman nous offrent actuellement le spectacle affligeant d’un affrontement impitoyable pour le pouvoir qui devient de plus en barbant au sens propre et figuré du terme. Le dernier épisode de cette saga « ramadanesque », est l’œuvre de Dalil Boubakeur, président dudit CFCM.
Le samedi 03 mai 2003, les représentants élus par les musulmans lors des élections nationales des 6 et 13 avril 2003 se sont réunis pour donner naissance au premier Conseil Français du Culte Musulman ainsi qu’aux premiers Conseils Régionaux du Culte Musulman. Cette assemblée générale constitutive a vu la présence du Ministre de l’intérieur et du Premier ministre de notre pays. Ils ont tout deux souligné le caractère historique de cette réunion en rappelant que l’Islam est désormais invité à la table de la République (reprenant ainsi les paroles d’introduction de Fouad Alaoui, secrétaire Général de l’UOIF). Ils ont tout deux réaffirmé que la laïcité est la liberté pour chaque citoyen de vivre sa foi dans la dignité sans avoir à se cacher. Enfin, ils ont tous deux répété que la laïcité n’est pas l’athéisme.
Dounia Bouzar est la seule femme à siéger au bureau du Conseil français du culte musulman. Elle est également au sein du CFCM, l’une des rares personnalités indépendantes des Etats d’origine. Spécialiste de l’islam des jeunes, Dounia Bouzar répond à nos questions en définissant son rôle au sein du CFCM et nous présente les projets qu’elle compte développer.
Nous publions le projet de statuts du Conseil français du culte musulman en espérant susciter un débat. Nous ne manquerons pas d’ailleurs de transmettre tous les commentaires aux principaux membres du CFCM.
Les conditions mises par Nicolas Sarkosy à la poursuite du processus démocratique d’élection des représentants du culte musulman de France sont un outrage à la laïcité et aux accords passés signés entre les associations musulmanes et le gouvernement français.L’État français devant être neutre vis-à-vis des religions, les musulmans de France attendent avec impatience et intérêt que le ministre de l’intérieur se permette, au nom de la République Française, de mettre comme condition au dialogue avec le clergé catholique français, qu’un quota d’évêques d’origine africaine soit nommé, ou que des femmes rabbins puissent représenter le culte israélite.
Le dimanche 21/04/2002 a lieu le premier tour des élections présidentielles françaises. Tout le monde s’attend à ce qu’au terme d’une campagne morose, on retrouve un logique affrontement Jospin-Chirac au deuxième tour. Dès le lundi 22, Daniel Vaillant, ministre de l’intérieur et des cultes, sait que le candidat du parti socialiste, son parti, a été éliminé de la course présidentielle.
Mais il sait également, le dépôt des listes électorales pour les élections régionales des représentants des musulmans étant clos, que la victoire aux élections musulmanes dans les régions ira sans doute aux " indépendants des chancelleries ". C’est sa deuxième mauvaise nouvelle du week-end.
En s’exprimant, le samedi 5 octobre 2002, à la Mosquée de Paris, le Ministre de l’Intérieur et des Cultes a fait prendre un nouveau tournant à l’histoire déjà mouvementée de la Consultation initiée par l’un de ces prédécesseurs, Jean-Pierre Chevènement.
Il est heureux qu’Oumma réouvre, sur son site, le débat sur la Consultation. Avant toute chose, il me semble nécessaire de rectifier les quelques informations inexactes données par le président de la Fondation Errahmania. De nombreuses approximations jalonnent cette contribution, en l’occurrence celle – plutôt facile – qui consiste à incorporer dans la mouvance « algérienne » la Mosquée El Islah dont je suis vice-président et pour laquelle je participe à la Consultation. C’est faux et ce n’est pas à nous de nous justifier mais bien à ceux qui affirment une telle chose d’apporter des éléments convaincants. J’ajoute, que c’est bien son indépendance – qui a quelque chose de miraculeux ( !?), nous accueillons 2000 fidèles en moyenne chaque vendredi – qui a fait d’El Islah un participant intéressant pour rééquilibrer les rapports de force au sein de la Consultation. C’est cette même qualité qui s’est parfois retournée contre ceux qui voulaient en user…
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