Vendredi 13 avril à Casablanca, lors de la prière du vendredi à la mosquée Hassan II, un fidèle qui a tenté de se jeter sur le roi Mohammed VI a aussitôt été interpellé par les gardes du corps du monarque chérifien.
Il y a dans la vision du journaliste européen une sorte de condescendance à toujours vouloir humaniser l’Autre comme si cet autre, la femme musulmane en l’occurrence, découvrait son émancipation à travers les bienfaits de la stimulation des ébats amoureux.
La sollicitude de l’Occident pour les peuples arabes en demande de démocratie a des limites.Elles se dessinent déjà aux portes du Maroc, de ses palais et de ses folles nuits à Marrakech.
Elu président de la Fédération Française de Football à la surprise générale le 18 Juin dernier, Noël Le Graët a pris tout le monde à contre-pied quelques jours avant ce fameux scrutin en affirmant que, selon lui, les bi-nationaux étaient « une fierté ». Prenant ainsi la défense de ceux qui devenaient injustement les boucs émissaires d’un pays visiblement pas au mieux de sa forme (...)
Chercheur au GREMMO, spécialiste du Maroc, Haoues Seniguer revient dans cet entretien accordé à Oumma.com sur le terrible attentat de Marrakech. Il tente d’identifier les auteurs possibles de cet acte terroriste et évoque les conséquences politiques éventuelles de cette violence sur le Maroc confronté comme la plupart des pays arabes à un mouvement de contestation.
Depuis que je me suis engagée , il y a trente ans de cela dans mon combat médiatique pour lever le voile sur notre pensée, je me suis habituée au peu de déontologie de certains médias nationaux promakhzeniens. La ficelle cette fois est si grosse qu’il fallait que je dénonce la déformation totale de mes pensées et la censure très malhonnête exercée par un journalisme douteux. Cela permet en tout cas de faire le point sur cette histoire de monarchie et notre approche de celle-ci. Merci à oumma.com.
Pierre Lellouche, qui se présente comme un pur produit de la méritocratie française, n’est pas l’agneau que la version arabe de son patronyme ne le suggère (a3allouche=agneau), et, sous l’apparence de l’éternel jeune premier, se cache un véritable requin de la vie politique française, nullement disposé au rôle de « bouc émissaire ». Ni agneau, ni bouc émissaire, mais un véritable prédateur dont il tempère les aspérités de son personnage par l’évocation de sa jeunesse de gauche dans un kibboutz d’Israël.
Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, on a une constitution désuète de cinquante ans qui puise dans les fondements du féodalisme et de l’oligarchie médiévale peinte avec les couleurs d’une modernité à deux sous et adulée par des millions d’aveugles. Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, corruption et clientélisme sont devenus des concepts que l’on admire et que l’on ne recherche plus à éliminer.
Juif anti-sioniste, Abraham Sarfati reconnaît l’État d’Israël, mais exige l’abolition de la loi dite « du retour » et milite pour la création d’un État palestinien. En 1967, il ne se reconnaît plus dans le nationalisme israélien et s’indigne du sort fait aux Palestiniens. En 1970, il rompt avec un Parti communiste trop doctrinaire à ses yeux et s’engage plus à gauche en participant à la fondation de l’organisation d’extrême gauche Ila Al Amam (En avant), en 1970. En janvier 1972, il est arrêté une première fois et sauvagement torturé.
La règle énoncée par le Prophète pour la détermination du début des mois islamiques (consistant à voir soi-même la nouvelle lune, ou à apprendre de source fiable qu’elle a été observée quelque part) répondait parfaitement aux besoins de petites communautés ou d’individus isolés voyageant dans le désert. Mais, son application à des populations entières, vivant sur des territoires étendus, soulevait de grandes difficultés d’ordre théorique et pratique.
En tant qu’agent économique, un immigré avait une existence par simple accoutumance « paysagère », par familiarisation rétinienne, mais n’était pas reconnu en tant que sujet politique. Il était assimilé à une force physique, un consommateur apparemment dépourvu de divertissement ou de besoin culturel ou spirituel.La publicité « Banania » résume bien l’état d’esprit des Métropolitains de cette époque à l’égard des « indigènes ». Affiche noire sur fond jaune montrant un nègre souriant toutes dents blanches dehors opinant en un langage négro français « ya bon Banania »(...)
Arabophone, en poste notamment à Beyrouth, à Damas, à Rabat, Alain Chouet a été chef du bureau de coordination des recherches et opérations anti-terroristes pendant cinq ans, et conseiller technique (islam, terrorisme) du directeur du renseignement de 1996 à 1999. En 2008, il a préfacé l’ouvrage de Ian Hamel « L’énigme Oussama Ben Laden ». L’ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE a accepté de répondre aux questions d’Oumma.com.
Voici quelques années maintenant que le Maroc, l’Egypte, et la Turquie forment une nouvelle catégorie de guides spirituels féminines. Connues sous le nom de murshidat, elles se font entendre d’une couche de la population qui ne fréquente, voire ne recherche pas, les imams masculins : ce sont les femmes et les enfants, surtout ceux des quartiers pauvres. Que visent les gouvernements par cette initiative ? Ils cherchent à démocratiser et à freiner l’extrémisme en parlant aux femmes, qui représentent en principe une voix modérée et modératrice dans la famille, et aux jeunes, dans l’espoir de les gagner le plus tôt possible à une version tolérante, tous publics, de l’islam.
Il en a laissé, des ouvrages de qualité ! Mais Bruno Etienne reste un nom relativement méconnu parmi le grand public maghrébin et français. Il a pourtant joué un rôle essentiel, ces vingt dernières années en France, pour une meilleure connaissance du monde de l’islam et, plus globalement, pour une plus juste approche du « monde » des religions.
La constellation des pétromonarchies, un des principaux ravitailleurs du système énergétique mondial, sert en même temps de gigantesque base militaire flottante de l’armée américaine, qui s’y ravitaille à profusion, à domicile, à des prix défiants toute concurrence. Tous, à des degrés divers, y paient leur tribut, accordant sans états d’âme, des facilités à leur protecteur.
Né le 2 février 1914 à El Abbassia, Ferhat Hached fut l’un des principaux chefs de fille du mouvement nationaliste tunisien avec le cheikh Abdelaziz Thaalbi (1876-1944), Habib Bourguiba (1903-2000), Salah Ben Youssef (1907-1961) ou Mohieddine Klibi (1897-1954). Inscrit à l’école primaire de la région de Kellabine à l’âge de 8 ans, il obtint son certificat d’étude primaire en 1929. Cependant, la mort de son père l’obligea à interrompre ses études et à entrer dans la vie professionnelle.
Contrairement aux inquiétudes de la classe politique traditionnelle du Maroc, l’action conjuguée de plusieurs facteurs et acteurs lors des élections législatives de septembre 2007 ferait en sorte que le raz-de-marée islamiste tant redouté n’aura pas lieu et donc l’islamiste Parti de justice et de développement ne pourra rafler la majorité des sièges à la Chambre des représentants.
Suite aux attentats qui ont secoué le Maroc (Casablanca) le 11 mars notamment, nous avons sollicité l’expertise d’une personnalité de la société civile marocaine, en la personne de Maître Jaouad Iraqi, juriste de formation et Conseil juridique de métier. Ce dernier est particulièrement investi dans les débats politiques au Maroc en tant que responsable associatif. Il nous livre ici son analyse des événements en répondant à nos questions.
Journaliste, collabore notamment au " Journal hebdomadaire ", premier média de la presse indépendante marocaine, Catherine Graciet est co-auteure avec Nicolas Beau du livre « Quand le Maroc sera islamiste » aux éditions La Découverte.
Cela devait arriver : à force de singer l’une des deux anciennes puissances coloniales (1), le Maroc se devait de contribuer dignement à l’hystérie franco-turque contre les femmes voilées. C’est bien évidemment le modèle français qui aura été une source d’inspiration.
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