Au début du mois de juillet, les Canadiens ont engagé une discussion en ligne afin de mieux comprendre les musulmans, la plus grande communauté religieuse non chrétienne estimée, par les démographes du gouvernement, à 1,1 million en 2011, soit 3,2% de la population totale. L’initiative a été lancée par le quotidien national The Globe and Mail, qui a publié une série d’articles sur les musulmans et a invité les lecteurs à formuler commentaires et questions.
La guerre menée contre les talibans a franchi le cap des neuf ans et l’engagement des forces de l’OTAN dans cette interminable guerre anti-insurrectionnelle s’amoindrit. Le moment est-il venu de négocier un accord avec les talibans ? Si c’est le cas, que faut-il entendre par ’’négocier avec les talibans’’ ?
D’un bout à l’autre de l’Europe et dans chaque pays, le débat fait rage sur l’habillement des musulmanes, plus précisément sur le niqab, c’est-à-dire le voile qui recouvre le visage, et sur la burqa, c’est-à-dire le vêtement qui recouvre intégralement le corps, la tête et le visage et sur le hijab ou simple foulard. Tout récemment, la controverse a atteint la province canadienne du Québec.
« Ça fait dix ans que je suis ici, a lancé l’homme en se retournant un peu, dévoilant un visage rugueux et un front traversé par plusieurs sillons. Et ça fait huit ans que je fais le taxi. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir préparé mon arrivée. Pour le reste, je n’ai rien à me reprocher. Ici, je ne suis personne mais ce n’est pas gênant parce que ça ne m’empêche pas de vivre comme j’ai envie de le faire, vous comprenez ? »
Notre correspondant au Québec Aziz Djaout a interrogé pour oumma.com Gilles Duceppe, chef du parti politique, le Bloc québécois. Au cours des dernières élections fédérales en janvier 2006, le Bloc a fait élire 50 député-e-s, qui représentent la majorité des parlementaires québécois (tous partis politiques confondus) siégeant actuellement au Parlement fédéral.
Le 12 janvier dernier, des associations musulmanes ont rencontré, à sa demande, Mme Lise Thiriault, ministre québécoise de l’Immigration et des Communautés culturelles. Au cours de cette rencontre, ces associations ont demandé à la ministre libérale la mise en place d’un mécanisme de concertation pour enrayer la montée de l’islamophobie dans la province
En plein cœur de Montréal, la mosquée Masjed Essuna Nabawiya (d’une capacité d’accueil évaluée entre 2500 et 3000 fidèles) prépare l’événement avec fébrilité. Ce soir, à l’initiative de plusieurs grandes organisations musulmanes (notamment le Forum Musulman Canadien et le Conseil Musulman de Montréal), la plus grande mosquée salafiste de la ville reçoit M. Gilles Duceppe. L’homme est le chef du Bloc Québécois, porte-drapeau des forces souverainistes québécoises sur la scène politique canadienne.
La réussite des Québécois de confession musulmane à se doter d’un système éducatif performant constitue une étape importante pour leur assurer un avenir et une contribution positive dans ce pays.
Le philosophe Ramadan procède inlassablement à la déconstruction de la représentation que le musulman contemporain a du monde dit occidental. Ce travail de déconstruction se résume dans sa conclusion : l’Occident n’est point l’autre, mais c’est plutôt nul autre que nous-mêmes.
La question du foulard en France a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, très peu ont essayé d’en tirer les leçons pour les communautés musulmanes des autres pays occidentaux. Dans ces quelques lignes, je souhaite faire cet exercice pour les musulmans du Canada. L’importance d’une telle réflexion réside dans le risque, fort réel, de voir certains groupes, oeuvrant dans ce sens depuis déjà quelques années, réussir à susciter au sein des populations canadiennes la même phobie qui semble avoir justifié l’ostracisme qui vient de frapper nos coreligionnaires français.
Les + commentés