Que l’on soit ou non favorable à l’intervention militaire en cours en Libye, on est en droit d’attendre des médias et des journalistes, quelles que soient leurs prises de position, que la condamnation du régime libyen ne se transforme pas en propagande de guerre qui se bornerait à rediffuser, sans les vérifier, les informations fournies par les états-majors, ou, plus simplement, à épouser le vocabulaire diplomatique, politique ou militaire de l’un des camps en présence.
L’intervention occidentale en Libye va finir par dénaturer complètement un conflit que certains observateurs continuaient à regarder encore sous l’angle d’un soulèvement populaire contre un régime dictatorial. La soi-disant « opposition armée » emmurée à Benghazi risque de perdre chaque jour davantage ce qui faisait jusqu’ici sa légitimité politique en apparaissant de plus en plus clairement comme le jouet de deux anciennes puissances coloniales assoiffées de revanche sur l’histoire.
La presse fait ses gros titres sur le pactole caché par Ben Ali et par son clan (et aujourd’hui par le toujours président égyptien Hosni Moubarak) tout autour de la planète, du Brésil aux pays du Golfe, en passant par la Suisse. Le gouvernement français, longtemps si complaisant avec le régime tunisien, affirme qu’il mènera « une action très ferme » afin d’empêcher la fuite de ses avoirs. Seulement voilà, ce n’est que de la poudre aux yeux. Bloquer l’argent détourné des tyrans n’est pas une affaire qui se règle en quelques jours.
L’opposition marginalisée, laminée, étouffée, emprisonnée, torturée et affamée, par Ben Ali et sa propagande, reste vivante au service du peuple en révolte elle est un réservoir des meilleures ressources humaines. Toutes autres prétentions sont propagande et brouillage. L’opposition dans la diversité de ses composantes reste le meilleur allié du peuple, elle est celui qui protègera ses acquis et défendra les fondements démocratiques et populaires qu’il aura choisi.
Au programme d’OummaTV, une intervention d’Alain Gresh, directeur adjoint du monde diplomatique, auteur du livre : De quoi la Palestine est-elle le non ? Dans cet entretien, il explique pourquoi la Palestine représente un enjeu international en rappelant que le sionisme s’ est avant tout inscrit dans l’histoire coloniale. Selon Alain Gresh, on assiste aujourd’hui à un « basculement du monde (...)
Même si la manœuvre américaine visant à imposer une nouvelle vague de sanctions contre l’Iran risque de passer avec l’aval des autres membres permanents du Conseil de sécurité, la déclaration commune irano-turco-brésilienne au sujet de la proposition d’échanger l’uranium enrichi iranien en territoire turc constitue un tournant non négligeable dans les relations internationales.
Sur fond d’une vive rivalité entre le Royaume Uni et la France, le premier ministre britannique dans une démarche d’une placidité efficace qui tranche avec l’activisme chauvin de son homologue français, a exhorté les pétromonarchies à contribuer au financement d’un nouveau fonds international en vue d’aider l’économie des pays sinistrés par la faillite bancaire américaine.
La Finance islamique est estimée à 750 milliards de dollars (473 milliards d’euros) et atteindrait mille milliards de dollars en 2010, selon les estimations de la Kuwait Finance House, la plus grande banque d’investissement dans les pays du Golfe (9). Le Center for Security Policy, organisme réputé de lobby international, a lancé une intense campagne visant à dissuader les institutions internationales de recourir à la législation islamique pour la gestion de ces fonds, pointant du doigt leur origine géographique, en clair la sphère musulmane.
Si l’on veut s’attacher à poursuivre l’oeuvre du mouvement de renouveau islamique, il est nécessaire de prendre en compte l’évolution du contexte global dans lequel nous évoluons et notamment de considérer les apports des sciences sociales. Dans cette optique, le travail fourni par les penseurs de la Théologie de la Libération peut être une source de questionnement pour la pensée islamique en général et pour ceux qui se réclament de l’héritage de la nahda en particulier.
Des millions de personnes, saines ou malades, participent aux tests pour la mise au point de nouveaux traitements. Non sans risques. Dans les pays riches, seuls acceptent encore de s’y soumettre les plus démunis ou les malades qui en attendent un bénéfice pour leur santé. Les laboratoires pharmaceutiques ont donc délocalisé une grande partie de leurs essais.Dans les pays d’Afrique et en Inde, ils trouvent des « cobayes » en grand nombre, à moindre coût, et bénéficient du laxisme des autorités.
Bon nombre d’observateurs inclinent à penser que le président américain serait tenté par l’option militaire contre l’Iran pour « une sortie par le haut », selon le jargon en vigueur dans les cercles atlantistes, en vue de restaurer son prestige terni par l’échec irakien et de consacrer durablement la primauté occidentale dans la gestion des affaires du monde, alors que le leadership américain est ouvertement contesté par ses compétiteurs militaires et économiques, la Chine, l’Inde et à un degré moindre la Russie, l’Afrique du sud, en ce qui concerne le leadership moral sur l’Afrique, ainsi que le Brésil et le Venezuela de Hugo Chavez, pour l’Amérique latine.
L’amélioration de notre sort et celui de nos semblables passe par la décommunautarisation de nos revendications et de nos luttes. Les combats menés sur les questions de lieux de culte, du foulard ou d’autres actes islamophobes nous ont été imposés par une classe politique qui a instrumentalisé ces questions pour camoufler son incapacité à répondre aux véritables problèmes de notre société, et nous a imposé un calendrier de mobilisations pour mieux nous épuiser.
La fin du communisme comme projet viable consacre un ordre nouveau au niveau international. Deux dynamiques sont enclenchées : l’une est celle d’une volonté unilatérale de puissance des Etats-Unis sur le reste de la planète et du contrôle des ressources indispensables à la viabilité de son économie, l’autre est celle de la montée en puissance des pays du Sud dans le giron mondial. Nombreux sont les pays qui misent sur l’accroissement des besoins en matières premières pour assurer leur développement économique.
On le sait maintenant : « black-blanc-beur », c’était du pipeau, de la bonne conscience pour pas cher. Chassez le Pasqua, y’a le Villiers, le Sarko ou même la Ségo qui pointent leur nez. Mais passons encore.
Nous poursuivons notre tour d’horizon des musulmans issus des pays hispano-américains. Notre correspondant en Espagne Yusuf Fernández a interrogé, Ibrahim Yahia, psychologue brésilien qui a par ailleurs des responsabilités associatives en tant que musulman au Brésil.
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