Depuis décembre 2010, et avant même que des révoltes n’éclatent en Tunisie et dans le reste du monde arabe, des jeunes de la région de M’hamid manifestent. Ils ont renvoyé leurs cartes d’identité aux autorités et entament actuellement une marche de protestation d’une cinquantaine de kilomètres dans le désert afin de dénoncer leur « marginalisation » et leur « exclusion ».
Pour avoir dénoncé les trafics de cocaïne et d’armes dans le sud-est marocain, le docteur Labbas Sbaï a été emprisonné en 2006 et 2010. De passage en Suisse, ce chirurgien, reconverti dans le tourisme écologique, rappelle que le vent de révolte qui secoue le monde musulman a commencé en octobre dernier au Sahara occidental. Des affrontements entre militants sahraouis et forces marocaines ont fait plusieurs morts.
La Suisse va devoir vivre, désormais, avec cette tâche sur son manteau démocratique. Il va certainement en résulter des mesures de rétorsion de la part de gouvernements arabes. Coffre-fort de grosses fortunes du Golfe, l’économie helvétique est susceptible de « payer » au sens propre les conséquences de cette votation. Cependant, certains parmi les musulmans qui s’indignent devraient faire, en même temps, un « examen de conscience ».
Fin mai, Oumma révélait que les parlementaires suisses acceptaient enfin de recevoir Claude Covassi, l’ancien espion du Centre islamique de Genève (CIG). La partie n’est toutefois pas gagnée pour ce Genevois de 36 ans, converti à l’islam, et réfugié en Egypte depuis de nombreuses semaines. Le 8 juin, lors d’une conférence de presse tenue à Berne, Valentin Roschacher, le Procureur général de la Confédération, a contesté l’action de Claude Covassi au sein des services secrets suisses.
Le sheikh Tayseer Tamimi, 52 ans possède de nombreux titres. Ce magistrat est notamment chef de la Cour suprême islamique dans les territoires palestiniens et imam de la mosquée d’Hébron. Il était l’invité d’un colloque organisé récemment par l’université de Berne sur le développement des lois sur la famille dans les pays musulmans. (...) Il émet toutefois des opinions très tranchées - que nous ne partageons pas - notamment sur la polémique provoquée par les caricatures de Mahomet, affirmant que c’était à l’Occident « de voter des lois qui interdisent toute attaque contre le Prophète ».
Les défenseurs du célèbre intellectuel suisse Tariq Ramadan s’apprêtent à converger vers les ambassades américaines de Londres, Berne, Paris et Bruxelles, mardi 12 octobre, pour demander que la décision soudaine et inexpliquée de l’administration américaine d’interdire au Professeur Tariq Ramadan d’entrer sur le territoire américain soit rapidement ajournée et que son visa lui soit restitué.
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