Le maintien du régime dans une perspective de raréfaction des ressources hydrocarbures et de dépendance absolue vis-à-vis des importations fait peser une très grave menace pour le devenir du peuple algérien.
Ce culte du profit, cette injonction de la « croissance infinie » sont devenus le paradigme déifié auquel tout se soumet. C’est aujourd’hui le nouvel et redoutable ennemi, qui n’a que faire des nations, des cultures ou des religions.
Les émeutes sociales qui font la une de l’actualité maghrébine en Tunisie et en Algérie révèlent au grand jour le grand décalage entre les attentes populaires en matière de politique sociale d’une part et les modèles de développement économique imposés par les pouvoirs en place dans la région de l’autre. Si le mode d’insertion à l’économie internationale reste marqué essentiellement par la dépendance des bourgeoisies locales à l’égard du centre du capitalisme mondial, les formes varient d’un pays à l’autre et posent des problèmes structurels différents par-delà la similitude des conséquences sociales vécues par les populations défavorisées.
L’Egypte, les élections législatives de cette fin d’année battent des records de trucage et de violence. Interdits les observateurs internationaux et nationaux, bourrages d’urnes, fraude massive, agressions, le PND, parti au pouvoir de Moubarak, membre de l’Internationale Socialiste, s’assure la victoire. Des critiques, certes, mais pas de rupture de contrat avec l’Egypte de l’un de ses plus grands bailleurs de fond le FMI.
Dans la seconde partie de cet entretien, Nidhal Guessoum revient sur la théorie darwinienne de l’évolution. Le Coran se situe-t-il dans une perspective créationniste ou évolutionniste ? Une question à laquelle répond l’astrophysicien qui évoque également les nouveaux paradigmes scientifiques comme le principe anthropique, et dresse un bilan sans concession de la situation des universités dans le monde musulman.
Israël a engagé une offensive diplomatique en direction de l’Afrique en vue de restaurer l’âge d’or de la coopération israélo-africaine des premiers temps de l’Indépendance africaine. Mais cette opération de séduction paraît relever d’une quête désespérée d’un paradis perdu tant demeure vivace dans les mémoires le souvenir de la connivence entre Israël et le régime d’apartheid d’Afrique du sud, tant son bellicisme anti-palestinien confine Israël dans un isolement international, tant enfin la xénophobie des nouveaux dirigeants israéliens handicape sa diplomatie au point de rebuter même ses plus fidèles alliés occidentaux.
La Finance islamique est estimée à 750 milliards de dollars (473 milliards d’euros) et atteindrait mille milliards de dollars en 2010, selon les estimations de la Kuwait Finance House, la plus grande banque d’investissement dans les pays du Golfe (9). Le Center for Security Policy, organisme réputé de lobby international, a lancé une intense campagne visant à dissuader les institutions internationales de recourir à la législation islamique pour la gestion de ces fonds, pointant du doigt leur origine géographique, en clair la sphère musulmane.
Dans l’article intitulé « La charia, le riba et la banque » paru sur le site Oumma.com le 29 septembre 2007, l’auteur met en scène l’une des séquences devenues classiques dans la critique des tentatives de réformer le système pour le rendre plus fidèle à l’Islam : un Maghreb ayant jusque là accepté le modèle des « banques modernes » menacé par l’influence de « prédicateurs du Moyen Orient » issus d’un « courant religieux conservateur », qui chercheraient à favoriser l’émergence de « banques islamiques » (non moderne donc) respectant la Shari’a.
Le dégagement quasi-simultané de la scène internationale de deux artisans majeurs de l’invasion de l’Irak, le premier ministre britannique Tony Blair et le président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, fin juin 2007, signe symptomatiquement l’échec de l’aventure américaine en Mésopotamie.
Tanya Reinhart est professeur de linguistique aux universités de Tel-Aviv et d’Utrecht. Elle tient une chronique bimensuelle dans le plus grand quotidien israélien, Yediot Aharonot. Son précédent livre, Détruire la Palestine ou comment terminer la guerre de 1948 a reçu un accueil remarquable en France et aux États-Unis. Elle répond aux questions d’oumma.com à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage « L’héritage de Sharon, détruire la Palestine, suite. » éditions La Fabrique, Paris avril 2006. Un livre à lire impérativement !
Depuis près d’un demi-siècle, le monde arabe semble immobilisé, embourbé dans ses échecs autant que ses divisions. Aucune autre région du monde n’est restée autant clouée, vissée jusqu’à l’étouffement, à ses déficiences sociales, politiques et économiques. Il est quasiment impossible, du Maroc à l’Irak ou à l’Arabie Saoudite (et plus largement dans la majorité des pays musulmans), de trouver des espaces où s’exprime une réelle liberté politique, où le bien-être économique règne pour la majorité des femmes et des hommes, où l’alphabétisation est plus la règle que l’exception.
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