En regardant encore et encore cette affiche, je me rends compte combien son propos est inacceptable. D’abord, il n’est pas anodin que le symbole choisi pour les révolutions arabes soit une femme. Alors même que l’immense majorité des martyrs tombés pour la liberté sont des hommes, le choix d’une figure féminine reflète cette triste permanence du regard orientaliste : l’Arabe fait peur, à moins d’être une femme maquillée, tatouée, cheveux au vent.
Pour avoir trop tardé à engager les réformes, pour avoir bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un « grand moyen orient »
Pour réveiller les consciences et mobiliser les énergies, à un an de l’élection présidentielle, retrouvez dorénavant René Naba, chaque semaine sur Oumma.com, dans une chronique éponyme qui appuie là où ça fait mal : « Le coup de poing sur la table de René Naba ! ». Cette première chronique, qui donne le ton, est dédiée au combat des peuples arabes pour leur indépendance et leur souveraineté, et rend hommage à une révolte historique, la première révolution démocratique du XXIème siècle, qui marque la faillite de la doxa officielle occidentale.
L’intervention militaire occidentale en Libye en pleine phase de reprise en main de la révolte arabe par les monarchies arabes, avec l’intervention de l’Arabie saoudite à Bahreïn, traduit le souci des dirigeants arabes et de leurs alliés occidentaux de donner un coup d’arrêt à la contestation populaire arabe en vigueur dans dix des vingt pays membres de la Ligue arabe, à l’effet de saper les fondements de l’ordre régional fondé sur le primat de l’axe israélo-américain.
Blackout. Depuis l’offensive militaire de la France et de ses alliés en Libye, les médias hexagonaux relatent heure par heure le déroulement des opérations. Problème : les images dérangeantes, dévoilant les victimes des bombardements ou les manifestations d’opposants à travers le monde, sont invisibles à l’antenne. Dans la guerre en cours, Oumma vous propose d’en arpenter le versant occulte
Vous croyez aux raisons humanitaires ? Obama, Cameron et Sarko sauveurs des Libyens alors qu’ils envoient des troupes saoudiennes massacrer les démocrates du Bahrein ? L’Occident soucieux de démocratie alors qu’il protège la répression du dictateur au Yemen ? Vous croyez que Bernard-Henri Lévy se soucie vraiment de « sauver des Arabes », lui qui applaudissait aux bombardements sur les civils de Gaza ? « Le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la « brutalité » d’Israël. C’est, à la lettre, sa longue retenue » avait-il affirmé.
Les Occidentaux exultent. Sous la pression des pétromonarchies réactionnaires du Golfe, la ligue des Etats arabes vient de demander officiellement au Conseil de sécurité de l’ONU l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Certes, la ligue arabe se dit officiellement hostile à une intervention militaire directe en Libye, mais des informations démenties par le ministre saoudien des Affaires étrangères font état d’une demande américaine adressée à l’Arabie saoudite, en vue d’armer l’opposition de Benghazi.
La révolution dans les pays arabes traverse aujourd’hui des moments difficiles. Après les premières victoires remportées sans trop de dégâts en Tunisie et en Egypte, les régimes dictatoriaux semblent désormais décidés à user de la plus extrême violence pour rester au pouvoir. C’est déjà le cas en Lybie. Cela commence à l’être au Yémen. Et l’on peut craindre le pire au Bahreïn, où des troupes d’intervention saoudiennes et émiraties ont été dépêchées hier lundi pour venir au secours de la famille régnante des Al-Khalifa, menacée d’être submergée par la vague du mécontentement populaire.
lors que les révoltes du « printemps arabe » se multiplient depuis janvier 2011 de façon spectaculaire au Maghreb et au Machrek, l’Algérie semble rester en retrait. Certes, depuis plusieurs années, les émeutes populaires y sont devenues quasi quotidiennes, dans toutes les wilayas (départements) : pour l’accès au logement ou à l’emploi, contre le délabrement des infrastructures, contre la hogra (mépris) des autorités.
Retour sur le sombre bilan de celui qui aura été le héraut de l’unité arabe avant de devenir un allié objectif des États-Unis et d’Israël.
En 42 ans de pouvoir erratique, le chantre de l’unité arabe aura été l’un des fossoyeurs du nationalisme arabe, le démineur par excellence des menées américaines dans la sphère arabe, le meilleur allié objectif d’Israël et le fossoyeur de son peuple.
Le sursaut populaire arabe de l’hiver 2011 avec le renversement de deux dictatures Hosni Moubarak (Egypte) et Zine El Abidine Ben ALI (Tunisie), les soulèvements dans huit pays arabes (Libye, Bahreïn, au Yémen, Algérie, Maroc, Jordanie, Irak) illustrent l’usage que font les dirigeants arabes de leur surarmement, la répression de leur concitoyens plutôt que la défense de l’espace nationale arabe contre ses ennemis réels (Israël) ou virtuels (Iran).
Les indignations justifiées contrastent avec le silence qui prévalait quand le régime, au début des années 2000, alors que s’esquissait la réconciliation avec l’Occident, écrasait sans pitié les islamistes. La détention et la torture de militants islamistes en Libye (comme en Egypte ou en Tunisie) n’indignaient pas les bonnes âmes. Quoi qu’il en soit, les appels à des interventions militaires se multiplient.Marc Lynch, sur son blog de Foreign Policy, est très clair, comme l’indique le titre de son envoi : « Intervening in the Libyan tragedy » (21 février 2011) :
« Depuis Nuremberg, les Etats-Unis ont toujours prôné et construit une justice « à la carte ». Le propos d’une grande limpidité ne provient pas d’un pourfendeur aigri de l’Imperium américain, mû, selon l’expression consacrée, par un « antiaméricanisme primaire », mais d’un journaliste du quotidien français le Monde, quotidien de référence s’il en est.
Issu d’une grande famille palestinienne, Azzam Tamimi, 54 ans, dirige à Londres l’Institut de la pensée politique islamique. Il est également rédacteur en chef d’Alhiwar TV. Contrairement à l’affaire des caricatures au Danemark, il estime que les pays musulmans ne doivent pas s’en prendre à la Suisse. Car le gouvernement a toujours manifesté son hostilité vis-à-vis de « l’initiative populaire » contre la construction des minarets.
Dans le flot des hommages rendus au légendaire "Roi de la Pop", beaucoup contourneront l’ultime facétie de la star : sa récente conversion à l’Islam. Au point d’altérer les déclarations de ses proches à ce sujet, comme vient de le faire curieusement le New York Times, pourtant réputé pour sa rigueur. Décryptage d’un non-dit qui en dit long.
Le chanteur aurait embrassé la religion musulmane au cours d’une cérémonie à Los Angeles et changé son prénom en "Mikaeel".
L’information n’est pas encore officielle mais elle est déjà reprise par la presse tabloïde du monde entier : Michael Jackson se serait converti à l’Islam.
La constellation des pétromonarchies, un des principaux ravitailleurs du système énergétique mondial, sert en même temps de gigantesque base militaire flottante de l’armée américaine, qui s’y ravitaille à profusion, à domicile, à des prix défiants toute concurrence. Tous, à des degrés divers, y paient leur tribut, accordant sans états d’âme, des facilités à leur protecteur.
Propulsé par le nouveau boom pétrolier, le nouvel âge d’or du Golfe s’annonce prometteur, sauf fâcheux contretemps induisant de fortes perturbations. Un pactole de 1900 milliards de dollars (1) est affecté aux investissements de la zone à l’horizon de l’an 2015 en vue de diversifier les économies rentières de ces pays et à préparer « l’après pétrole ».
Premier pays européen par l’importance de sa communauté musulmane, la France est aussi, proportionnellement à sa superficie et à sa population, le plus important foyer musulman du monde occidental. Avec près de cinq millions de musulmans, dont deux millions de nationalité française, elle compte davantage de musulmans que pas moins de huit pays membres de la Ligue arabe (Liban, Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Palestine, Iles Comores et Djibouti). Elle pourrait, à ce titre, justifier d’une adhésion à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), le forum politique panislamique regroupant cinquante deux Etats de divers continents ou à tout le moins disposer d’un siège d’observateur.
Le Sommet arabe de Damas, s’il devait se tenir à la date prévue fin mars, s’apparenterait à un forum de gérontocrates à en juger par l’âge moyen des participants qui comptent dans leurs rangs notamment deux octogénaires confirmés (Arabie saoudite et Egypte), le double de septuagénaires (Algérie, Koweït, Oman et Yémen), alors que le doyen des chefs d’état arabes, le colonel libyen Mouammar al-Kadhafi, bat un record de longévité politique avec 39 ans de pouvoir.
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