La bataille de Syrie est engagée sur fond de tractations entre les États-Unis et les Frères Musulmans visant à propulser la mouvance islamiste sunnite au pouvoir dans la majorité des pays arabes, en guise de substitut à la révolution (...)
Pour avoir trop tardé à engager les réformes, bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, ménager les intérêts de son clan au détriment de ceux de son pays, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un « Grand Moyen Orient ».
La Fontaine, comme plus tard Victor Hugo, n’aura entrepris aucun voyage en Orient, mais comme l’auteur des Orientales, il aura su faire appel à des écrivains-voyageurs de ses amis, et il empruntera beaucoup de thèmes et de personnages de ces régions du monde. C’est que le XVII siècle est propice aux voyages vers le Levant ; un traité assez favorable à notre pays, conclu avec l’Empire Ottoman et connu sous le nom de Capitulations , permet à nos négociants, nos diplomates, nos missionnaires, de se rendre, à titre privé ou officiel, dans les Etats turcs.
Quant aux pouvoirs publics, particulièrement en France, ils ignorent le véritable interlocuteur, c’est à dire la société civile musulmane d’Europe, dans toutes ses composantes, ceux que l’on peut appeler euro musulmans. Ils dédaignent en particulier les élites intellectuelles modernes comme ils les ont dédaignées pendant les colonisations. Ils traitent, dans leur incompréhension radicale de ce qu’est une religion, avec des représentants putatifs de ce qui est à leurs yeux exclusivement un culte.
le rapport du savant hanbalite au soufisme fait l’objet d’un troublant paradoxe. Il a certes porté des critiques envers certaines doctrines et pratiques soufies, mais il ne s’agissait à aucun moment de jeter l’anathème sur l’ensemble de la mystique musulmane. Pour mesurer le désordre régnant autour de la perspective taymiyyenne du soufisme, il nous suffirait de parcourir les nombreux forums en ligne où les adversaires du soufisme s’illustrent en détournant, hors contexte, les arguments du savant hanbalite pour jeter l’anathème sur le soufisme dans sa globalité.
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a été arrêté samedi 14 mai à l’aéroport JFK de New York. Il a été inculpé "d’agression sexuelle, de séquestration de personne et de tentative de viol" par le parquet de New York. Nous vous proposons de relire cet article de René Naba publié sur Oumma en octobre 2007 qui revient sur certaines déclarations de Dominique Strauss-Kahn en matière de politique étrangère.
Le sursaut populaire arabe de l’hiver 2011 avec le renversement de deux dictatures Hosni Moubarak (Egypte) et Zine El Abidine Ben ALI (Tunisie), les soulèvements dans huit pays arabes (Libye, Bahreïn, au Yémen, Algérie, Maroc, Jordanie, Irak) illustrent l’usage que font les dirigeants arabes de leur surarmement, la répression de leur concitoyens plutôt que la défense de l’espace nationale arabe contre ses ennemis réels (Israël) ou virtuels (Iran).
11 février 1979, 11 février 2011... Le jour même de l’anniversaire de la révolution qui fit vaciller le Shah, c’est au tour de Housni Moubarak de tomber, trente-deux ans plus tard. L’Histoire repasserait-elle les plats ?
L’historien du moyen-âge musulman ne peut manquer de noter continuités et différences. En 1256, la destruction de Bagdad par Hulagu réduisit au néant le califat iraqien.
Nicolas Sarkozy est-il en guerre contre la résistance irakienne ? En autorisant des « sociétés de sécurité » françaises à s’implanter à Bagdad, il a engagé la France dans un engrenage dont il ne mesure pas vraiment les risques. Les « gardes du corps » français, qui, sous couvert de protection rapprochée, accueillent et accompagnent les hommes d’affaires, sont perçus par la population comme des « contractors » - mercenaires - au même titre que les employés de la quarantaine de SMP (Sociétés Militaires Privées) étrangères qui sèment la terreur dans le pays.
Les chrétiens ne sont pas des nouveaux venus en Iraq. Leur histoire remonte aux Assyriens et aux Chaldéens, les précurseurs de l’Iraq moderne. Ils ont toujours fait, et font encore partie intégrante du tissu social de ce pays, ayant vécu paisiblement aux côtés des musulmans et des autres groupes confessionnels au cours des ans. Ces communautés ont traversé solidairement les épreuves que l’Iraq a endurées au cours de son histoire, et les chrétiens ont pu pratiquer leur religion selon leurs traditions sans incident.
Principaux éclaireurs d’avant-garde du monde arabe, La contribution des arabes chrétiens, particulièrement des Libanais, à la renaissance du Monde arabe est connue et reconnue que cela soit dans la formation de partis trans-arabes en lutte pour l’indépendance des pays arabes , que dans le combat pour la libération de la Palestine, ou dans la renaissance culturelle du monde arabe. La liste est longue de ces figures historiques de l’universitaire Edward Saïd, à Monseigneur Hilarion Capucci, Archevêque grec melkite catholique de Jérusalem, emprisonné pour son soutien à la cause palestinienne, à Georges Habbache, Chef du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (...)
La neutralisation de cet important lot d’agents pro israéliens, dont un officier supérieur en charge de la lutte antiterroriste au sein du renseignement militaire libanais, le général Fayez Karam, fait gravissime, proche collaborateur du général Michel Aoun, principal allié chrétien du Hezbollah, témoigne du degré d’infiltration d’Israël dans l’appareil libanais. Il révèle, par contre coup, la porosité de la société libanaise et sa vulnérabilité. Une société pourtant l’une des plus rebelles du monde arabe, mais, paradoxalement, la plus affligée par le phénomène de désorientation informative, la plus affectée par la théorie de la dissension sociale.
Comme chaque année, litanie de notre décadence, le même problème surgit, bémol non souhaité en la symphonie de nos espérances : Quand débutera ce mois béni ? Qui décide ? Comment ? Comment savoir qui dit vrai ? Que devoir faire ? Mouton de Panurge ou dindon de la farce ? Quitte à être « politiquement incorrect » je courrais le risque d’être « islamiquement » correct et n’ajouterais donc pas un couplet à la ritournelle à succès qui chaque année avant Ramadân caracole en tête du box-office : « Si tous les musulmans du monde faisaient l’iftâr ensemble… »
Dans l’histoire récente de l’occupation de l’Irak par l’armée américaine, la bataille de Falloujah restera certainement l’un des épisodes les plus noirs. Du 6 au 29 novembre 2004, des milliers de soldats américains réduiront en cendres cette localité située à 70 km à l’ouest de Bagdad dans laquelle des centaines de djihadistes et de résistants irakiens avaient trouvé refuge. Véritable bastion de l’insurrection sunnite, la ville avait été soumise à un déluge de feu pendant des semaines. Le bilan fut très lourd : à côté de la centaine de soldats américains ce sont près de 4 000 personnes qui tomberont du côté irakien dont plusieurs centaines de femmes et enfants.
L’ouvrage de Georges a. Bertrand présente la rencontre entre la culture
musulmane, issue d’un vaste empire, et l’art d’un espace infiniment plus
restreint, le sud de la France, au moyen d’images qui se superposent
afin d’offrir la démonstration imparable de l’emprunt, de l’adoption
et de la transposition des décors islamiques par les artistes et artisans
de cette région.
Despote, Hassan II l’aura été dans tous les sens du terme. Non un despote éclairé, mais un despote rétrograde, supportant avantageusement la comparaison avec ses émules d’Orient, n’épargnant ni ses séides, Mohammad Oufkir et Ahmad Dlimi, ses deux ministres de l’intérieur successifs, ni les censeurs de ses trop grandes dérives, les deux espoirs d’un Maroc moderne et démocratique, Mehdi Ben Barka, en 1965, et Omar Ben jelloun, dix ans plus tard, le plus populaire militant de la gauche marocaine, qui paieront de leur vie leurs convictions critiques.
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