Le premier ministre turc, Rejeb Tayyeb Erdogan, a été reconduit le 12 juin 2011 pour un troisième mandat à la tête de son pays, dans un contexte marqué par le bouleversement de la carte géopolitique régionale impulsé par la dynamique révolutionnaire arabe, sur fond d’ambition d’Ankara de propulser une politique néo-ottomane visant à ancrer la Turquie comme le nouveau point de référence diplomatique du Moyen-Orient.
Cette présentation propose justement comme une ouverture et un effort de connaissance et de reconnaissance. [...] Que les musulmans s’y associent comme une manifestation de leur respect à l’égard de gens qui demeurent leurs proches. Que les chrétiens la reçoivent comme une marque fraternelle de respect et de considération. Le musulman doit se rappeler avant tout que l’islam a recouvert, en Syrie Palestine, en Mésopotamie, puis au Maghreb, puis en Asie mineure, une chrétienté bien plus ancienne que celle d’une Europe alors païenne.
Dans une zone gangrenée par une religiosité niaise, ce religieux au langage châtié, au verbe riche, où s’entremêlent expressions religieuses et profanes, le dialectal et le littéraire, est un tribun dont la tonalité du discours ressortit pleinement de la thématique nationaliste arabe la plus exigeante. Une tonalité laïque, qui tranche avec le rigorisme de façade de certains de ses détracteurs.
Contrairement à l’image menaçante répandue dans le grand public français les musulmans constituent indéniablement une des minorités sociales les plus pacifiques, les plus tolérantes, les plus calmes et les plus respectueuses des valeurs et lois de la République. Malgré cela, depuis le début des années 80 en particulier, son image s’est dégradée, devenant la cible de discriminations non seulement populaires (refus devenu banal de vendre ou de louer un appartement, de donner un stage ou un travail à un « arabo-musulman ») mais, ce qui est plus préoccupant, de discriminations institutionnalisées et, depuis 2004, légalisées.
Que la vie était belle aux temps bénis des colonies et leur avant goût du paradis : cinquante deux millions de personnes , colons en quête d’un gagne-pain, aventuriers en quête de fortune, militaires en quête de pacification, administrateurs en quête de considération, missionnaires en quête de conversion, tous en quête de promotion, se sont expatriés du « Vieux Monde », en un peu plus d’un siècle (1820-1945), à la découverte des nouveaux mondes, lointains précurseurs des travailleurs immigrés de l’époque moderne.
Le laxisme traditionnel marocain à l’égard d’Israël, à contre courant de la position officielle arabe, est généralement expliqué par les rapports historiques qu’entretient la dynastie alaouite avec le judaïsme marocain. En complément au dossier « Jordanie et Maroc, les voltigeurs de pointe de la diplomatie occidentale » dans la sphère arabe René Naba publie, en additif, au titre d’annexe documentaire, des extraits d’une étude de M. Abraham Sarfaty sur la problématique du judaïsme marocain et son rapport au sionisme. Une étude parue dans la Revue Souffles numéro spécial 15, 3e trimestre 1969 et toujours d’actualité.
Avec l’avènement de la modernité, la pensée politique arabe se trouve tiraillée entre deux angoisses : d’une part, la peur que les sociétés musulmanes soient exclues du processus de modernisation, et d’autre part, la crainte qu’elles soient obligées de renoncer à leur religion et donc à leur identité.
L’enquête révèle ainsi que, lorsqu’on leur demande ce qu’ils admirent en Occident, les musulmans citent fréquemment la liberté politique et la liberté de parole. Le public s’étonne aussi d’apprendre qu’une grande majorité de musulmans - dont 73 % de Saoudiens et de 89 % d’Iraniens - estiment que les femmes devraient avoir les mêmes droits que les hommes.
Retour sur une vie de combat à l’occasion de la commémoration du 5 ème anniversaire de la mort de Yasser Arafat à l’hôpital militaire de Clamart (région parisienne), l’homme sans lequel la Palestine aurait été rayée de la carte du monde.
Israël a engagé une offensive diplomatique en direction de l’Afrique en vue de restaurer l’âge d’or de la coopération israélo-africaine des premiers temps de l’Indépendance africaine. Mais cette opération de séduction paraît relever d’une quête désespérée d’un paradis perdu tant demeure vivace dans les mémoires le souvenir de la connivence entre Israël et le régime d’apartheid d’Afrique du sud, tant son bellicisme anti-palestinien confine Israël dans un isolement international, tant enfin la xénophobie des nouveaux dirigeants israéliens handicape sa diplomatie au point de rebuter même ses plus fidèles alliés occidentaux.
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) vient de communiquer sans surprise la date du 1er jour du mois de Ramadan 1430/2009 qui a été fixée au samedi 22 août. Les données astronomiques montraient en effet clairement qu’il était impossible de voir le croissant lunaire le jeudi 20 août en France, en Europe, en Asie ou au Maghreb (voir à ce sujet la vidéo de l’astrophysicien Nidhal Guessoum diffusée sur OummaTV le14 août. ). En se basant sur ces mêmes données astronomiques, et dans le respect de la tradition muuslmane, Nidhal Guessoum avait logiquement déduit que le 1er jour du mois de Ramadan 1430 ne pouvait être que le samedi 22 août. Seul Dieu est Savant.
Nous vous présentons à cette occasion tous nos vœux.
Ramadan Moubarak !
L’équipe Oumma.com
Devant les traditionnelles polémiques qui précèdent chaque année la détermination du premier jour du mois de Ramadan, dont la date est souvent fixée au mépris des règles scientifiques les plus élémentaires, nous avons décidé d’interroger l’astrophysicien Nidhal Guessoum. Doté d’une grande culture religieuse, et se basant sur des données scientifiques précises, Nidhal Guessoum affirme avec certitude qu’il sera strictement impossible de voir le croissant lunaire en Europe, en Afrique, en Asie, ainsi que dans une grande partie du continent américain le jeudi 20 août. Le premier jour du mois de Ramadan ne sera donc pas le 21 août, mais le samedi 22 août Incha Allah. Le croyant, éclairé par Dieu, selon Son Ordre divin cherche la science. Il aborde, avec le discernement que le Créateur lui a transmis dans Sa Miséricorde, les mystères infinis d’une création organisée dans la logique et la cohérence, selon un ordonnancement rigoureux fixé par la Volonté divine du seul Puissant, seul Sage et seul Savant !
Auteur de « Réconcilier l’Islam et la Science Moderne. l’esprit d’Averroes » aux éditions Presses de la Renaissance, Nidhal Guessoum a travaillé au Goddard Space Flight Center de la Nasa (Etats-Unis), il est actuellement professeur à l’Université Américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis).
La crise financière actuelle a non seulement fait surgir le spectre du protectionnisme, mais a aussi déterré les vieux démons de la préférence nationale dans l’embauche. La situation socioéconomique des immigrants en Occident, en particulier celle des musulmans, qui posait déjà problème en période de vaches grasses risque de faire les frais de ces temps de disette. Mais quel est le portrait de ces musulmans en terre d’Occident ?
Ainsi la France, toute honte bue, retourne au bercail atlantiste. Comme si l’intégration militaire était notre état naturel, l’indépendance gaullienne une simple parenthèse, et l’alignement sur les Etats-Unis le « destin » de la France. Bernard Kouchner se pâme littéralement à la perspective de ces noces atlantistes. Il martèle un oxymore de son invention avec la foi du charbonnier. « La France dans l’OTAN, écrit-il, c’est le choix d’un destin ». Au delà de cette étrangeté métaphysique, nous voilà sommés d’entonner un refrain éculé : les Etats-Unis, nos sauveurs d’hier, « nous ne pouvons les décevoir » demain. (« Le Monde », 17/03/09)
Propulsé par le nouveau boom pétrolier, le nouvel âge d’or du Golfe s’annonce prometteur, sauf fâcheux contretemps induisant de fortes perturbations. Un pactole de 1900 milliards de dollars (1) est affecté aux investissements de la zone à l’horizon de l’an 2015 en vue de diversifier les économies rentières de ces pays et à préparer « l’après pétrole ».
Sur fond d’une vive rivalité entre le Royaume Uni et la France, le premier ministre britannique dans une démarche d’une placidité efficace qui tranche avec l’activisme chauvin de son homologue français, a exhorté les pétromonarchies à contribuer au financement d’un nouveau fonds international en vue d’aider l’économie des pays sinistrés par la faillite bancaire américaine.
La Finance islamique est estimée à 750 milliards de dollars (473 milliards d’euros) et atteindrait mille milliards de dollars en 2010, selon les estimations de la Kuwait Finance House, la plus grande banque d’investissement dans les pays du Golfe (9). Le Center for Security Policy, organisme réputé de lobby international, a lancé une intense campagne visant à dissuader les institutions internationales de recourir à la législation islamique pour la gestion de ces fonds, pointant du doigt leur origine géographique, en clair la sphère musulmane.
Premier pays européen par l’importance de sa communauté musulmane, la France est aussi, proportionnellement à sa superficie et à sa population, le plus important foyer musulman du monde occidental. Avec près de cinq millions de musulmans, dont deux millions de nationalité française, elle compte davantage de musulmans que pas moins de huit pays membres de la Ligue arabe (Liban, Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Palestine, Iles Comores et Djibouti). Elle pourrait, à ce titre, justifier d’une adhésion à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), le forum politique panislamique regroupant cinquante deux Etats de divers continents ou à tout le moins disposer d’un siège d’observateur.
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