Parmi tous les pays de la région, l’Algérie, qui dispose de moyens pour intervenir seule si nécessaire, subit actuellement de fortes pressions aussi bien internes qu’externes en vue d’intervenir au Mali.
Les révolutions arabes de 2011 ont induit une nouvelle dynamique dans les rapports transméditerranéens sans pour autant modifier la perception que se font les Français des basanés de France.
A l'occasion des drames de Toulouse et Montauban, nous vous proposons de lire ou relire cet article (paru sur Oumma en 2010) de Dominique Thomas, chercheur et consultant, spécialiste des mouvements islamistes et du monde arabe.
Le droit musulman, couramment confondu avec le terme générique de la charia, est souvent considéré comme immuable. Les oulémas expliquent que ses principales dispositions sont valables en tous pays, en tous lieux, en tous temps, en toutes circonstances, parce qu’elles relèvent des prescriptions divines et non de la volonté des hommes.
Mais ce va-t-en guerre du duo d’enfer, le Qatar et l’Arabie Saoudite, est loin d’être dicté par le seul souci de sauver le peuple syrien. Il n’est pas à écarter que l’agitation de ce binôme soit liée à un agenda américain, en tout cas occidental, qui vise une reconfiguration de la région qui ferait les affaires de ces pétromonarchies.
Le spectacle était tordant de rire et désolant à la dernière réunion de la ligue arabe consacré à la Syrie, le 30 aout 2011.Les gérontocrates des pétromonarchies du Golfe, dans un bel élan d’indignation, sommaient la Syrie de se réformer. Un spectacle du surréalisme politique.
En pleine tourmente de la révolte arabe du printemps 2011, l’homme insensible aux bouleversements de sa zone, demeurera six mois en Arabie en quête d’un mirobolant contrat de près de huit milliards de dollars pour la construction d’un chemin de fer entre La Mecque et Médine.
Ainsi, en Arabie Saoudite, les femmes n’ont pas le droit de conduire un véhicule, du fait que ce serait commettre un acte illicite (interdit par la charia), d’après une fatwa d’Abdel Aziz Bin Baz, le Grand Mufti du pays. Depuis deux décennies, les associations féminines contestent le bien-fondé de cette interdiction, observant que l’Arabie Saoudite est le seul pays musulman à défendre une telle position.
Les Occidentaux démolissent les dictateurs, à tour de bras, au nom de la démocratie. Enfin, pas tous, ceux qui les dérangent, pas les autres, les tyrans africains fournisseurs de Djembé et de mallettes; ni les pétromonarchies, générateurs de rétro-commissions.
La bataille de Syrie est engagée sur fond de tractations entre les États-Unis et les Frères Musulmans visant à propulser la mouvance islamiste sunnite au pouvoir dans la majorité des pays arabes, en guise de substitut à la révolution (...)
Le « grand jeu » afghan pour un « Grand Moyen orient » s’est révélé calamiteux pour ses initiateurs, éradiquant les principaux pivots de l’influence occidentale en terre d’Islam : le commandant Massoud Shah, le Lion du Panshir, en Afghanistan, les deux anciens premiers anciens ministres, Rafic Hariri et Benazir Bhutto (...)
Le châtiment appartient aux temps immémoriaux de la barbarie que l’on croyait à jamais révolus, la scène de mise à mort, insoutenable, se passe de nos jours, loin des regards occidentaux, pendant que les gouvernements alliés du wahhabisme d’Etat préfèrent fermer les yeux…
Pour avoir trop tardé à engager les réformes, bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, ménager les intérêts de son clan au détriment de ceux de son pays, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un « Grand Moyen Orient ».
Un collier en or aurait été offert par Lalla Salma, épouse du Roi du Maroc, à Tzipi Livni, le co-ordonnateur de la guerre de destruction israélienne de Gaza (2007-2008). Un cadeau offert en 2009 à l’occasion d’une visite de l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc, un an après la fin de la guerre israélienne contre l’enclave palestinienne. Cette information explosive a été démentie de piètre façon par le Maroc (...)
Le redéploiement turc intervient à l’arrière plan d’informations faisant état de contact entre les Frères Musulmans (FM) et l’administration américaine visant à la réhabilitation politique de l’organisation panislamique, désormais particulièrement active en Egypte, en Syrie, et dans une moindre mesure en Tunisie, dont la branche palestinienne n’est autre que le Hamas.
Rien d’étonnant à ce qu’il y ait des révolutions dans la sphère arabo-musulmane ! La Turquie, pendant cinquante ans, a été la sentinelle du « monde libre », de l’Otan face au bloc soviétique. Lorsqu’elle a demandé son admission au sein de l’Union européenne, on s’est souvenu qu’elle était musulmane, pas tout à fait démocratique, René Naba en passe et des meilleurs...
Le socialisme est le cadet de son souci, de même que l’humanisme. Ce qui lui importe, l’objet même de son engagement politique, c’est le lobbying pro-israélien, embrigader les Français de confession juive dans cette croisade. Longtemps l’homme a cherché à camoufler cette profession de foi (...)
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