On se souvient des polémiques pas si lointaines autour de la place de l’islam dans la Renaissance européenne. Le livre de Jerry Brotton, Le Bazar Renaissance. Comment l’Orient et l’islam ont influencé l’Occident, (Les liens qui libèrent, Paris, 246 pages, 2011, 21 euros), apporte une contribution majeure à l’histoire de ce que fut la Renaissance.
Le mercredi 17 août dernier, nous nous entretenions par courriel avec un jeune cadre de la rébellion libyenne, à l’occasion des six mois du premier soulèvement (17 février) réprimé. Il nous assurait que ce n’était alors « plus qu’une question de jour, avant que la bataille atteigne Tripoli. » L’actualité récente lui donne raison, mais nous a tout de même surpris par sa rapidité. Il y évoque également la position française et la propagande du régime de Kadhafi. Nous publions l’entretien tel quel, malgré les récents développements, afin que les lecteurs d’Oumma en saisissent la genèse, jusqu’à ce dimanche 21 août, jour d’apothéose.
L’Arabie saoudite et les Etats-Unis s’acheminent vers la conclusion d’un contrat, le plus important contrat d’armement de l’Histoire, de l‘ordre de quatre vingt dix (90) milliards de dollars, impliquant la modernisation de la flotte aérienne et de la marine saoudiennes. Soixante milliards de dollars seront affectés à la vente à l’Arabie saoudite de 87 chasseurs bombardiers « F-15 », de 70 hélicoptères de combat « Apache » et de 72 hélicoptères « Black Hawk », 36 hélicoptères Little Bird AH-6, ainsi que des bombes, des missiles, y compris la bombe guidée par GPS JDAM produite par Boeing et le missile guidé par laser Hellfire.
Que la vie était belle aux temps bénis des colonies et leur avant goût du paradis : cinquante deux millions de personnes , colons en quête d’un gagne-pain, aventuriers en quête de fortune, militaires en quête de pacification, administrateurs en quête de considération, missionnaires en quête de conversion, tous en quête de promotion, se sont expatriés du « Vieux Monde », en un peu plus d’un siècle (1820-1945), à la découverte des nouveaux mondes, lointains précurseurs des travailleurs immigrés de l’époque moderne.
L’élection américaine est entrée dans sa dernière ligne droite, mais pas sa dernière phase. Une fois terminés les débats télévisés entre les deux candidats à la présidence, on a le sentiment que McCain s’est dépensé en futilités, en rancoeur paternaliste et raciste qui ne dit pas son nom. Sans doute déteste-t-il au plus au point la pensée d’être le premier républicain à être battu par un noir. A chacun sa dévolution politique.
Le coeur de la campagne présidentielle bat dans la problématique d’une économie en état de confusion, plus précisément incertaine de dominer encore le monde dans les décennies à venir. Au risque pour Obama et McCain de verser dans l’isolationisme, les points névralgiques de la planète et les responsabilités américaines de l’hyperpuissance sont néanmoins passés au second plan dans une nation qui traverse sa crise la plus profonde depuis la fin des années 1970.
Au moment où le livre blanc de la sécurité nationale présenté par Nicolas Sarkozy et l’ambition d’une prochaine réintégration de la France dans l’OTAN semblent confirmer l’alignement progressif de ce pays sur la diplomatie américaine et notamment sur ses perspectives guerrières, il n’est pas inutile de revenir sur les mutations récentes de la puissance américaine et ses conséquences sur le Moyen-Orient.
Face au bilan calamiteux américain en Irak aux effets corrosifs sans doute comparables à la défaite soviétique en Afghanistan (1980-1989), Moqtada Sadr, le plus emblématique opposant à l’occupation américaine, apparaît, au même titre que Cheikh Hassan Nasrallah, chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, comme le scalp idéal qui justifierait a posteriori l’équipée américaine en Irak et légitimerait toute la stratégie américaine au Moyen-Orient.
La France a franchi un seuil stratégique en obtenant le 15 janvier 2008 l’aménagement d’une base militaire à Abou-Dhabi, face à l’Iran, souscrivant ainsi officiellement au rôle de sous-traitante des Etats-Unis dans la défense occidentale du Golfe arabo-persique.
Du périple moyen-oriental auquel s’est livré le locataire de la Maison Blanche, il y a peu de chance que l’Histoire retienne grand’chose. « Une visite pour rien ? » s’interrogeait-on gravement dans la presse française à la veille de la tournée présidentielle. On connaît désormais la réponse : un néant profond, insondable même, à la mesure de l’ignorance crasse du président américain concernant cette région du monde à l’exception de ses hydrocarbures.
Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS, cultive un talent très appréciable : celui de décrire en peu de mots une situation complexe. Dans « Le croissant et le chaos » (1), ce spécialiste de l’islam politique raconte la déconfiture totale du néoconservatisme américain depuis 2001. Le drame, c’est que ces néoconservateurs n’ont jamais cessé de peser sur les choix stratégiques de George Bush, provoquant la mort de milliers de personnes innocentes, en Afghanistan, en Irak, au Pakistan, et dans l’ensemble du monde musulman.
Auteurs du livre « L’Amérique de Barack Obama » aux éditions Démopolis, François Durpaire et Olivier Richomme répondent aux question d’Oumma.com. Un livre incontournable pour mieux comprendre le parcours et la personnalité de Barack Obama candidat à l’investiture démocrate pour les élections présidentielles américaines de 2008.
Cet ouvrage « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » écrit par deux éminents universitaires américains : John J. Mearsheimer, et Stephen M. Walt a eu un grand retentissement aux Etats-Unis. A la veille de sa parution officielle en France aux éditions La Découverte, oumma.com publie quelques extraits de ce livre incontournable.
En février 2006, Robert Baer nous accordait une interview à l’occasion de la sortie à Paris du film « Syriana », inspiré de son livre « La chute de la CIA ». Aujourd’hui, il répond à nos questions pour la sortie en français de « Et la maison s’envolera ». Certes, il s’agit d’un “thriller“, mais l’ancien espion américain traite toujours du même sujet : les ambiguïtés américaines dans la lutte contre le terrorisme. Le livre raconte l’histoire d’une étrange photo, découverte dans les archives de la CIA. Oussama Ben Laden pose au milieu, entouré de quatre autres personnes, parmi elles, un Occidental dont la tête a été soigneusement découpée.
Téhéran qui manipule le chiisme irakien via les dignitaires religieux basés à Qom est le premier bénéficiaire de l’exécution de Saddam, non seulement parce qu’elle réalise un vieux rêve chauvin mais aussi et surtout parce qu’elle en escompte une aggravation de la division confessionnelle dont elle attend une recomposition géopolitique régionale sous domination iranienne allant du Bahrein au Liban en passant par l’Irak et l’est de l’Arabie séoudite.
Dans le monde arabe, quelles sont, au miroir de la perception des
États-Unis d’Amérique, les attentes des acteurs, gouvernants ou
opposants, « sociétés civiles » ou « acteurs religieux » à l’égard de
l’Union européenne ? Quelles améliorations l’UE pourrait-elle apporter
aux méthodes, aux cadres de pensée et aux instruments de son action
dans cette région du monde pour accroître leur efficacité ?
Ostensible dédain de l’administration Bush, haussement d’épaules des experts patentés et commentaires sarcastiques des médias occidentaux : la lettre adressée par le président iranien à son homologue américain a-t-elle seulement été lue ? Mêlant l’ironie à la réprobation, le quotidien Le Monde y voit « une interminable leçon de morale », dont le contenu scandaleux justifie amplement à ses yeux le refus américain de toute négociation avec l’Iran.
Première femme à être nommée juge en Iran, prix Nobel de la Paix en 2003, Shirin Ebadi, 58 ans, vient de publier en français « Iranienne et libre. Mon combat pour la justice » (*). Cette militante, qui se consacre à la défense des femmes et des enfants, nous a accordé une interview lors de son passage à Paris.
Tout, dans l’enchaînement des événements, illustre l’incompétence criminelle des « responsables » du pays pourtant le plus riche du monde. A la Nouvelle-Orléans, on manque même d’hélicoptères pour aller larguer des sacs de sable sur les digues rompues, alors qu’en Irak, des centaines de ces machines sont utilisées jour et nuit pour tenter de mater la résistance.
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