Nicolas Sarkozy bombe le torse. Il débarque en Libye, menace la Syrie dans l’espoir d’impressionner ses hôtes, flatter leur vanité et rafler quelques milliards. On lui prête même cette phrase : Dans un an l’Algérie, dans trois ans l’Iran. Sarkozy est un stratège en chambre qui confond le principe du désir et le principe de réalité
Nidhal Guessoum affirme qu’il sera impossible en France et en Europe de voir le croissant le lundi 29 août au soir
Les divisions profondes aussi bien régionales, tribales que politiques, y compris au sein de la rébellion, ne vont pas disparaître miraculeusement, une fois Tripoli prise et une fois Kadhafi neutralisé ! Les Occidentaux le savent et c’est pourquoi ils se préparent à une occupation déguisée du pays et si cela s’avère insuffisant, ce sera une occupation ouverte avec un proconsul occidental comme cela a été expérimenté en Irak.
Dans une série de trois articles publiés entre juin et mars 1999 dans Dawn, Ahmad Eqbal pose la problématique de ce qu’il appelle les racines du droit religieux. Il dénonce avec force toutes les mutilations de l’Islam ainsi que les attitudes tyranniques et fanatiques qui n’ont fait qu’engendrer « un ordre islamique réduit à un code pénal, dépouillé de son humanisme, de son esthétique, de ses quêtes intellectuelles et de sa dévotion spirituelle ».
D’un point de vue culturel et idéologique, l’échec des régimes arabes et musulmans post-coloniaux ne pouvait qu’apparaître comme celui d’une tentative d’occidentalisation ou d’importation d’un schéma de développement étranger au mépris des valeurs morales et culturelles qui assuraient le lien social et ne pouvait dans ces conditions que favoriser l’éclosion de réactions de type fondamentaliste.
Elu président de la Fédération Française de Football à la surprise générale le 18 Juin dernier, Noël Le Graët a pris tout le monde à contre-pied quelques jours avant ce fameux scrutin en affirmant que, selon lui, les bi-nationaux étaient « une fierté ». Prenant ainsi la défense de ceux qui devenaient injustement les boucs émissaires d’un pays visiblement pas au mieux de sa forme (...)
Le socialisme est le cadet de son souci, de même que l’humanisme. Ce qui lui importe, l’objet même de son engagement politique, c’est le lobbying pro-israélien, embrigader les Français de confession juive dans cette croisade. Longtemps l’homme a cherché à camoufler cette profession de foi (...)
Le samedi 4 juin dernier s’est déroulé à Marrakech le derby maghrébin qui a vu la victoire du Maroc sur l’Algérie par 4 buts à 0. Or ce qui devait être un moment de fête a été entaché par des magouilles de tickets. Récit d’habitudes tenaces que le vent des révoltes arabes n’a pas (encore ?) réussi à déraciner. Une enquête de la Rédaction d’Oumma.com.
Les Marocains avaient détourné le slogan du printemps arabe : « Al-cha‘b yourid isqat al-nidham ! » (« Le peuple veut la chute du régime ! »), qui s’est transformé l’espace d’une soirée en « Al-cha‘b yourid thalatha-zero » (« Le peuple veut un 3-0 ! »). Les joueurs de leur sélection nationale n’auront pas respecté cette requête populaire : ils en ont mis 4 aux Fennecs.
Pour avoir trop tardé à engager les réformes, pour avoir bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un « grand moyen orient »
La détérioration de vos relations avec les représentants légitimes des Musulmans des Ulis dépasse le cadre des conflits locaux qui opposent ici et là des associations musulmanes voulant faire valoir leur droit élémentaire à avoir des lieux de culte indépendants à des municipalités ne reconnaissant cette liberté que du bout des lèvres, mais au prix d’une lecture restrictive de la laïcité.
Depuis décembre 2010, et avant même que des révoltes n’éclatent en Tunisie et dans le reste du monde arabe, des jeunes de la région de M’hamid manifestent. Ils ont renvoyé leurs cartes d’identité aux autorités et entament actuellement une marche de protestation d’une cinquantaine de kilomètres dans le désert afin de dénoncer leur « marginalisation » et leur « exclusion ».
Pour réveiller les consciences et mobiliser les énergies, à un an de l’élection présidentielle, retrouvez dorénavant René Naba, chaque semaine sur Oumma.com, dans une chronique éponyme qui appuie là où ça fait mal : « Le coup de poing sur la table de René Naba ! ». Cette première chronique, qui donne le ton, est dédiée au combat des peuples arabes pour leur indépendance et leur souveraineté, et rend hommage à une révolte historique, la première révolution démocratique du XXIème siècle, qui marque la faillite de la doxa officielle occidentale.
L’intervention militaire occidentale en Libye en pleine phase de reprise en main de la révolte arabe par les monarchies arabes, avec l’intervention de l’Arabie saoudite à Bahreïn, traduit le souci des dirigeants arabes et de leurs alliés occidentaux de donner un coup d’arrêt à la contestation populaire arabe en vigueur dans dix des vingt pays membres de la Ligue arabe, à l’effet de saper les fondements de l’ordre régional fondé sur le primat de l’axe israélo-américain.
Après un long suspense savamment cultivé par les médias, le président Bouteflika a enfin rompu le silence dans le cadre d’un discours à la nation dont l’opinion publique nationale attendait beaucoup. Malheureusement, les appels au changement pacifique émanant des personnalités nationales respectées comme Abdelhamid Mehri et Hocine Aït Ahmed n’ont pas été entendus.
Je lui rendais visite dès que possible à son bureau, où on devait se frayer un passage entre ses livres entassés qui débordaient de partout. Il n’était jamais seul, toujours avec des amis, des étudiants. Il répondait à leurs questions sur l’islam et les autres religions, l’histoire du monde musulman et sa civilisation. En un mot il était une encyclopédie, plutôt une bibliothèque ambulante riche et variée, pleine de sagesse avec un style accessible dans un français et un arabe limpides (...)
Cette image négative de l’Arabe a joué le rôle d’un Ministère de propagande pour armer le bras de l’Armée d’Afrique et l’Armée républicaine en Algérie.« La place Tahrir » renverse la donne. Elle fait place à l’héroïsme, l’honneur, la dignité, la résistance, l’insurrection, le sacrifice, l’invention et le vivre ensemble. L’Arabe fait irruption dans l’histoire. La grande histoire. Dans l’expédition d’Egypte, Bonaparte a réveillé les Pharaons, « la place Tahrir » a réveillé les Arabes.
La conférence « internationale » de Londres, qui était censée réparer les fissures apparues dans le camp occidental au lendemain des frappes aériennes contre la Libye, a manifestement enregistré son premier échec, dans la mesure où elle n’a pas atteint le consensus international souhaité par le secrétaire général de l’ONU, lequel a appelé la « communauté internationale » à parler d’une seule voix sur le dossier libyen.
Un des fils de Kadhafi s’est rendu en Israël pour demander l’appui des « spécialistes » en termes de répression des révoltes populaires, et faut-il taire qu’Israël semble avoir fourni les bonnes adresses où recruter des mercenaires ? Etrange collaboration quand même pour ceux que l’on dit être des ennemis jurés…
C’est dans un contexte particulièrement tendu en Afrique et dans le monde que s’ouvre ce week-end la 3ème journée de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2012 (organisée conjointement par le Gabon et la Guinée Équatoriale pour sa 28ème édition). Du Maroc à l’Egypte, de la Libye à la Côte d’Ivoire, en passant par la Tunisie et le Soudan, panorama de la situation internationale à la lumière du ballon rond.
Les deux encore ont le même appétit pour les starlettes. Saif Al Islam a vécu une idylle médiatisée avec l’actrice israélienne Orly Weinerman. Les conquêtes féminines de BHL se recrutent dans le showbiz. La paire de héros que peut s’offrir cette époque nourrie au simulacre s’affichent dans l’arrogance et le mépris de leur public qu’ils ne prennent plus soin d’abuser élégamment.
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