Depuis le "Dignité-Al Karama", le vaillant porte-étendard des valeurs de justice et de pacifisme contre vents et marées, Jean-Claude Lefort, député honoraire, président de l’Association France Palestine Solidarité, mais également coordinateur du comité national de soutien à Salah Hamouri, exprime les sentiments qui l’animent à quelques encablures de l’Egypte.
"Laissez passer Le Dignité-Al Karama !". Cri de ralliement et cri du cœur, les "citoyens de conscience", comme les décrit Stéphane Hessel, montés à bord du bateau de plaisance français ou restés sur la terre ferme en France et ailleurs, appellent avec force à laisser voguer la nouvelle figure de proue de la Flottille de la Liberté II jusqu’à bon port : Gaza.
Le monde arabe est en ébullition depuis deux mois, les régimes sont tous peu ou prou menacés. François Burgat, membre du Centre national de la recherche scientifique (France), est l’un des meilleurs spécialistes mondiaux du monde arabe et de l’islamisme. Il a publié plusieurs livres sur ces sujets (le dernier : l’Islamisme à l’heure d’al-Qaïda, à La Découverte, en 2010). Selon lui, le soutien des islamistes à la revendication démocratique n’est pas si nouveau que cela (..)
Les manifestations qui ont provoqué la démission du président Hosni Moubarak et leurs ramifications politiques ont été largement rapportées par les médias. Mais les récits de solidarité entre chrétiens et musulmans n’ont pas bénéficié de la même diffusion, pourtant largement méritée.
Explosif. La justice égyptienne soupçonne un ancien ministre de l’Intérieur d’avoir secrètement organisé un attentat terroriste imputé à Al Qaida.
Exclusif. Oumma a interviewé l’homme à l’origine de la publication d’une vidéo choc. Celle-ci représente la police égyptienne exécutant froidement un opposant pacifique au régime de Hosni Moubarak. Ces images sont extraites d’une vidéo mise en ligne vendredi. Filmées depuis un balcon, elles révèlent l’exécution d’un homme par la police égyptienne lors des échauffourées qui se sont récemment déroulées à Alexandrie.
Il est tout autant indéniable que le vent de liberté insufflé de Tunisie redessinera la politique de la région dans son ensemble. Pour autant, est-ce vraiment l’avènement de réels changements politiques et la fin des régimes autocratiques régnant sans partage sur les pays de la région depuis plus de 50 ans ? Rien n’est moins sur et il est peut être prématuré de parler d’instauration de la démocratie au sud de la Méditerranée ?
En dépit des dénégations de Marc Cheb Sun, rédacteur en chef de Respect Mag, force est de constater que l’appel a été lancé peu de temps après les mises en garde et les injonctions de l’UMP, exprimées dans la bouche de l’un de ses députés (Bernard Carayon ), condamnant le silence des musulmans et leur relative apathie, suite aux attentats anti-coptes en Égypte.
La tension est à son comble en Egypte, où le président Hosni Moubarak a décrété vendredi soir le couvre-feu. Le président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée, membre du Parti national démocrate (PND) au pouvoir, a appelé le président Hosni Moubarak à « des réformes sans précédent » pour éviter une « révolution ». M. Mostapha Al-Fekki, dans des déclarations faites à la chaîne Al-Jazira, le 28 janvier, a ajouté : « L’option sécuritaire seule n’est pas suffisante et le président est le seul à même de faire cesser ces événements. » Des informations font état de fraternisation entre des policiers et des manifestants. Ces premières fissures annoncent-elle des craquements plus importants ? Que fera l’armée, le pilier du pouvoir ?
Alors que le régime autoritaire et corrompu de Moubarak est confronté à une forte contestation de la rue égyptienne, nous vous proposons de relire cet article de René Naba publié sur Oumma l’été dernier et qui avait prévu l’implosion sociale du plus grand et plus peuplé pays du monde arabe avec 80 millions d’habitants, dont plus de 34 % vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de deux dollars par jour.
Nous publions la suite de l’article sur les Eglises du Proche Orient, proposé initialement à nos lecteurs dans la première moitié de la décennie 2000. Le contexte de ce signe de fraternité a changé depuis dans ses détails et nous pouvons craindre que les évènements actuels et les réactions qu’ils suscitent chez les habituels excités et les éternels diviseurs rendent plus urgents encore le maintien du sang froid, de la connaissance mutuelle et du"respect têtu" dont parlait notre ami Mohammed Talbi.
Candeur ou cynisme ? Disons candide cynisme. L’ultimatum est clair, soit les « musulmans modérés » s’exécutent docilement pour paraître aux côtés de ce parlementaire et de ses semblables, soit ils auront manifesté, aux yeux de ce député, une solidarité, non avec les Coptes mais avec les islamistes radicaux et les terroristes massacreurs de chrétiens dont chacun sait que le monde musulman est empli.
Le président de l’Union mondiale des Oulémas, Cheikh Youssouf Al Qardawi vient de condamner très fermement l’attentat survenu dans la nuit du 31 décembre 2010 contre l’église copte d’Al Kidissine à Alexandrie. En dans des termes très clairs, Youssouf Al Qardawi a renouvelé les condamnations qui avaient émané d’autres autorités officielles de l’islam au Moyen-Orient, notamment du Cheikh d’Al Azhar Ahmad Al Tayeb ou du mufti du pays, Ali Goma’a.
Principaux éclaireurs d’avant-garde du monde arabe, La contribution des arabes chrétiens, particulièrement des Libanais, à la renaissance du Monde arabe est connue et reconnue que cela soit dans la formation de partis trans-arabes en lutte pour l’indépendance des pays arabes , que dans le combat pour la libération de la Palestine, ou dans la renaissance culturelle du monde arabe. La liste est longue de ces figures historiques de l’universitaire Edward Saïd, à Monseigneur Hilarion Capucci, Archevêque grec melkite catholique de Jérusalem, emprisonné pour son soutien à la cause palestinienne, à Georges Habbache, Chef du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (...)
En cette période où chacun part pour des vacances méritées, voici une réflexion très libre, un vagabondage de l’esprit, où se mèlent, au-delà des constations navrées et nostalgiques, les éclairages de l’éthymologie, les mises en perspectives de l’histoire, les échappées de la poésie, les métaphores de la mystique. Que cette méditation ne dissuade pourtant pas de s’en aller serein pour se changer les idées. Qu’elle porte simplement chacun à réanimer son regard d’homme sur les choses rencontrées pendant cette période de repos et à comprendre leur au-dela, malgré la capacité du système marchand à tout submerger d’insignifiance.
Voici quelques années maintenant que le Maroc, l’Egypte, et la Turquie forment une nouvelle catégorie de guides spirituels féminines. Connues sous le nom de murshidat, elles se font entendre d’une couche de la population qui ne fréquente, voire ne recherche pas, les imams masculins : ce sont les femmes et les enfants, surtout ceux des quartiers pauvres. Que visent les gouvernements par cette initiative ? Ils cherchent à démocratiser et à freiner l’extrémisme en parlant aux femmes, qui représentent en principe une voix modérée et modératrice dans la famille, et aux jeunes, dans l’espoir de les gagner le plus tôt possible à une version tolérante, tous publics, de l’islam.
Le laxisme traditionnel marocain à l’égard d’Israël, à contre courant de la position officielle arabe, est généralement expliqué par les rapports historiques qu’entretient la dynastie alaouite avec le judaïsme marocain. En complément au dossier « Jordanie et Maroc, les voltigeurs de pointe de la diplomatie occidentale » dans la sphère arabe René Naba publie, en additif, au titre d’annexe documentaire, des extraits d’une étude de M. Abraham Sarfaty sur la problématique du judaïsme marocain et son rapport au sionisme. Une étude parue dans la Revue Souffles numéro spécial 15, 3e trimestre 1969 et toujours d’actualité.
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