Pour avoir trop tardé à engager les réformes, bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, ménager les intérêts de son clan au détriment de ceux de son pays, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un « Grand Moyen Orient ».
Il met le PSG dans sa poche, rachète le surplus invendus des doses de vaccins de la France pour soulager sa trésorerie, Rencontre en catimini l’israélien Benyamin Nethanyahu à l’Elysée dans une partie de cache cache casher. Il Fait venir par avion des djihadistes d’Afghanistan pour combattre en Libye, ceux contre lesquels les occidentaux ont mené une guerre mondiale contre le terrorisme, en fait contre les arabes et les musulmans, non contre le norvégien d’Oslo.
Pour avoir trop tardé à engager les réformes, pour avoir bridé les tendances réformistes qui lui étaient prêtées, Bachar Al Assad récolte une tempête populaire à l’effet de réduire à néant sa magistrale maîtrise de la manœuvre diplomatique face à l’offensive israélo-américaine visant à remodeler un « grand moyen orient »
Le quotidien britannique Guardian de Londres, en date du 28 novembre 2010, fait état explicitement d’une note du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, enjoignant aux ambassades israéliennes dans dix pays européens de trouver d’ici fin janvier environ 1000 personnes qui agiront en « amis d’Israël ». Ces personnes devront être « recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens ». Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques.
La neutralisation de cet important lot d’agents pro israéliens, dont un officier supérieur en charge de la lutte antiterroriste au sein du renseignement militaire libanais, le général Fayez Karam, fait gravissime, proche collaborateur du général Michel Aoun, principal allié chrétien du Hezbollah, témoigne du degré d’infiltration d’Israël dans l’appareil libanais. Il révèle, par contre coup, la porosité de la société libanaise et sa vulnérabilité. Une société pourtant l’une des plus rebelles du monde arabe, mais, paradoxalement, la plus affligée par le phénomène de désorientation informative, la plus affectée par la théorie de la dissension sociale.
Lors d’un débat de l’émission hebdomadaire de la chaine d’information satellitaire Al Jazira, Al Ittijah al Mou’akiss (le sens opposé), Wafa Sultan, psychiatre syrienne résidente en Californie (qui s’était déclarée « plus américaine que les Américains » en novembre 2007), multiplie, le 4 mars dernier, les invectives à l’égard de l’islam qualifiant cette religion de « tyrannie depuis ses débuts » et opinant que l’affaire des caricatures danoises « a réussie à ouvrir une fenêtre par laquelle va briller le soleil sur cet obscurantisme ».
Les + commentés