La situation est alarmante et il faut l’affirmer sans détour : sans un réveil massif des musulmans du monde, la mosquée d’Al Aqsa risque la perdition.
L’émotion considérable que soulève la question de la mosquée Al Aqsa dans le monde musulman peut être salutaire mais elle pourrait dangereusement déplacer le conflit. En effet, cet émoi légitime de la part de nombreux musulmans du monde pourrait entraîner comme effet pervers l’émergence croissante de la dimension religieuse du conflit aux dépens de sa dimension territoriale et politique. Or, ce glissement serait fortement préjudiciable pour deux raisons au moins : d’abord parce que l’origine du conflit est avant tout le fait d’une occupation et d’un processus colonial. Jérusalem-Est, tout comme les autres territoires palestiniens, est illégalement occupée et colonisée par Israël depuis 1967.
Au cœur de l’été, il faut croire que les Palestiniens ne sont pas seulement accablés par la chaleur. Car à Jérusalem, la tension monte et la menace grandit dangereusement. Les derniers évènements survenus dans la partie orientale de la ville sont suffisamment inquiétants pour tirer la sonnette d’alarme : la mosquée Al Aqsa, et avec elle l’esplanade des mosquées et toute la vieille ville de Jérusalem, sont en péril.
Fouler le sol d’Israël pour passer huit jours en Palestine à la découverte de la vielle ville de Jérusalem, et notamment du troisième lieu saint de l’islam, la mosquée Al Aqsa, s’avère un parcours du combattant jalonné d’obstacles plus discriminatoires, humiliants, et traumatisants
les uns que les autres, qui révèlent au grand jour une funeste réalité : Israël règne en autocratie de la Terreur, interdisant de manière implacable l’accès à la Palestine à des militants des droits de l’homme.
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