Une semaine après l’attentat perpétré par le PKK au siège du journal Zaman France situé dans la banlieue parisienne la classe politique est toujours silencieuse. Le mercredi 15 février 2012, vers 14h40, un groupuscule d’une quinzaine de personnes cagoulées s’est introduit par la force dans notre immeuble pour tout saccager et menacer le personnel.
Chapeau bas à l'Iran, carton rouge à la Turquie. L'Iran et la Turquie, deux grands pays musulmans du Moyen Orient, prenaient en tenaille le Monde arabe, par leur alliance avec Israël à l'indépendance des pays arabes, à la fin de la 2eme guerre Mondiale. L'Iran d'abord, puis la Turquie ont eu leur sursaut. L'Iran est depuis lors stigmatisé comme représentant l' "Islam des ténèbres". La Turquie, membre de l'Otan, célébré comme l'Islam des lumières", consituant avec Israël, dont il est l'allié stratégique "les deux grandes démocraties du Moyen Orient.
L'Iran, malgré un embargo de trente ans, est devenue la première puissance balistique du Moyen Orient, après Israël, ravitaillé à jet continu par les Etats-Unis, de surcroît puissance quasi atomique;
la Turquie installe sur son sol un bouclier blistique qu'elle dirige contre la Syrie et la Russie mais on lui claque quand même la potte au nez de l'Union Européenne
L'Islam des Lumières, selon les Occidentaux, est l'Islam domestiqué à l'axe israélo-américain.
Chapeau bas à l'Iran, carton rouge à la Turquie
Suite aux propos du Premier ministre turc Recep Erdogan qui avait accusé Paris d’avoir commis un « génocide » pendant la guerre d’Algérie entre 1945 et 1962, le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a tenu à lui répondre en rappelant que la Turquie (...)
Ah, mes amis : quelle histoire ! Malgré les bisbilles habituelles, on pensait que les relations algéro-françaises étaient plutôt tranquilles ces derniers temps. Mais voilà que nos cousins turcs viennent de mettre leur grain de pistache dans cette longue histoire faite de polémiques et de reproches mutuels.
« La communauté turque, elle s’intègre pas ! Ils parlent entre eux, ils se marient entre eux, ils vivent entre eux ! » : ces propos singuliers n’émanent pas du café du Commerce mais du sommet de l’Etat. Flashback.
La satisfaction légitime de la chute d’un dictateur ne saurait occulter le gâchis stratégique provoqué par l’effondrement d’un pays à la jonction du Machreq et du Maghreb et son placement sous la coupe de l’OTAN, le plus implacable adversaire des aspirations nationales du Monde arabe.
« Des analystes estiment que la nouvelle stratégie de l’administration américaine reposerait justement sur l’utilisation des FM dans l’ensemble du monde arabe pour combattre l’Iran et ses alliés. Ces analystes ajoutent que maintenant qu’ils se sont débarrassés d’Oussama Ben Laden, les Américains peuvent de nouveau miser sur le courant islamiste pour juguler l’influence iranienne au Moyen-Orient. Ils auraient confié la mission de rendre les FM « fréquentables » au parti au pouvoir en Turquie qui représente un islam moderne jugé tout à fait acceptable par l’administration américaine. »
Deux articles parus respectivement dans « l’Expansion » de ce mois-ci et dans « le Monde » daté du 8 juin, que l’on pourrait croire écrits d’une même plume, ont fait leur choux gras du mouvement Gülen, avec des titres accrocheurs. Pour Guillaume Perrier, dans « le Monde » : « Turquie : la confrérie de l’ombre. La communauté religieuse de Fetullah Gülen a infiltré la police, la justice et l’AKP, le parti au pouvoir en Turquie. De quoi peser sur les élections du 12 juin. »
Les Occidentaux exultent. Sous la pression des pétromonarchies réactionnaires du Golfe, la ligue des Etats arabes vient de demander officiellement au Conseil de sécurité de l’ONU l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Certes, la ligue arabe se dit officiellement hostile à une intervention militaire directe en Libye, mais des informations démenties par le ministre saoudien des Affaires étrangères font état d’une demande américaine adressée à l’Arabie saoudite, en vue d’armer l’opposition de Benghazi.
Pendant la Première guerre du Golfe, Saddam Hussein ayant fait tiré des missiles SCUD sur Israël, Yitzhak Shamir, Premier ministre, attendait son heure pour se venger. En juillet 1992, il chargea le Mossad et l’Unité secrète 262 de tuer le Président irakien. Nom de l’opération : Bramble Bush (Ronce) Elle fut implémentée par Ehud Barak, alors chef d’Etat major, ancien officier de la 262, planificateur de nombreux assassinats, dont celui du leader palestinien Abou Jihad à Tunis, en avril 1988.
Figure emblématique du MoDem, dont elle est la première vice-présidente, Marielle de Sarnez est une eurodéputée de conviction, qui ne ménage pas ses efforts pour plaider la cause de la paix au Proche-Orient, en exhortant la communauté internationale à mettre un terme sur-le-champ au blocus inhumain infligé aux gazaouis. En mission jeudi et vendredi dernier dans une région qui lui est chère, Marielle de Sarnez a accordé un entretien à notre rédaction.
Même si la manœuvre américaine visant à imposer une nouvelle vague de sanctions contre l’Iran risque de passer avec l’aval des autres membres permanents du Conseil de sécurité, la déclaration commune irano-turco-brésilienne au sujet de la proposition d’échanger l’uranium enrichi iranien en territoire turc constitue un tournant non négligeable dans les relations internationales.
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