La «déconcertante alliance» du Hezbollah et du général Michel Aoun, pour reprendre l’expression des analystes occidentaux, apparaît ainsi comme la résultante et la réplique de la «déconcertante attitude» des Occidentaux à l’égard des aspirations du monde arabe, particulièrement en ce qui concerne la Palestine et les Chrétiens d’orient.
Il y a plusieurs explications à la présence de ces drapeaux place de la Bastille. On peut estimer que c’est l’expression d’une revanche contre la présidence de Sarkozy et contre ses discours stigmatisant les gens d’origine arabe ou « d’apparence musulmane ».
Comme jadis le communisme, un spectre hante l’Occident : l’islamisme. Orphelin du péril rouge, le monde occidental s’est forgé avec empressement un nouvel ennemi. En panne de bouc-émissaire, il a offert un nouveau visage à la menace dont se repaît son imaginaire collectif.
Aux Etats-Unis, dans son émission "What Would You Do?", la chaîne ABC News a mis en scène un vendeur qui refuse de servir une cliente vêtue d'un voile afin de tester les réactions des autres clients.
Un effet d’image destiné à gommer dans l’opinion le congrès de juillet 2011, tenu à Paris par les Frères Musulmans, sous l’égide de Bernard-Henry Lévy, le plus en vue des intellectuels français pro-israéliens, désastreux pour la crédibilité de l’opposition syrienne.
L’accès convoité aux richesses minières (pétrole, gaz, uranium, or, phosphates...) dont regorgent le Niger, la Libye, l’Algérie, et le Mali d’après des prospections plus récentes, est au centre de la bataille invisible qui se déroule dans le désert.
Mutique en Palestine comme auparavant à propos des pétromonarchies arabes du Golfe, actif néanmoins contre l’Iran et la Syrie, signant par la même et son alignement atlantiste et son engagement sioniste.
Le droit musulman, couramment confondu avec le terme générique de la charia, est souvent considéré comme immuable. Les oulémas expliquent que ses principales dispositions sont valables en tous pays, en tous lieux, en tous temps, en toutes circonstances, parce qu’elles relèvent des prescriptions divines et non de la volonté des hommes.
Mais ce va-t-en guerre du duo d’enfer, le Qatar et l’Arabie Saoudite, est loin d’être dicté par le seul souci de sauver le peuple syrien. Il n’est pas à écarter que l’agitation de ce binôme soit liée à un agenda américain, en tout cas occidental, qui vise une reconfiguration de la région qui ferait les affaires de ces pétromonarchies.
Nul besoin d’être grand clerc pour saisir que les généreuses donations de Washington ne sont accordées qu’aux pays qui représentent un enjeu majeur de politique étrangère : Israël, l’Egypte, le Pakistan et l’Afghanistan, autant de destinataires prioritaires d’une manne financière très ciblée.
A l'occasion du quarante-septième anniversaire de la mort de Malcolm X (21 février 1965), nous vous proposons de lire ou relire l'entretien qu'avait accordé en 2005 à Oumma.com, Ilyasah Shabazz, troisième fille de Malcolm X qui se bat aujourd’hui pour faire perdurer la mémoire de son père.
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