Vendredi 10 février 2012
28 juillet 2011

Le soufisme de France, encore jeune, bénéficie d’une faculté
d’adaptation susceptible de créer des formes inédites , et d’une
liberté doctrinale qui fait défaut dans certains pays musulmans : les
travaux fondamentaux accomplis sur la métaphysique d’Ibn ’Arabî, en
France notamment, n’auraient pu y voir le jour. L’Occident est aussi
un terrain privilégié de rencontre entre les spiritualités, pas
uniquement ’’monothéistes’’.

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20 juillet 2011

L’histoire s’écrit parfois davantage en filigranes qu’en traits
pleins. C’est le cas lorsqu’il s’agit des rapports entre des voies
spirituelles ou ésotériques issues de religions différentes. Si
l’influence de la civilisation islamique sur l’Europe est avérée dans
les domaines des sciences et de la philosophie, nous sommes par contre
réduits à des « conjectures » en ce qui concerne la discipline du
soufisme (tasawwuf).

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30 novembre 2010

L’universalisme de l’islam ou du soufisme, comme l’a bien compris le Dr. Kojiro Nakamura, repose sur le fondement de la Fitra, cette nature pure originelle de l’homme qui lui permet à tout moment de réintégrer l’Unicité. Il amène l’homme à transcender les réflexes identitaires locaux (Mokhtar Taleb-Bendiab), les modes d’allégeance de nature tribale, les appropriations idéologiques, bref, à se déconditionner. Cheikha Nur (Istanbul) formula à sa manière cette parole ancienne : « Le soufisme, c’est la liberté ! »

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6 septembre 2010

Qu’est venu faire l’islam sur terre ? Son message est-il avant tout de nature spirituelle et universelle, ou se réduit-il à de la jurisprudence souvent obsolète ou encore à des slogans idéologiques ? Revenons aux ‘‘fondamentaux’’ de l’islam ? Soit, et l’on verra combien nous avons régressé quant à l’humanisme spirituel et l’audace intellectuelle qui animaient les premières générations de musulmans, combien nous étouffons la Miséricorde / Rahma sur terre qui, pourtant, « embrasse toute chose » (Coran 7 : 156)

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10 août 2010

L’islam pourra à nouveau féconder l’Occident contemporain lorsque les musulmans auront redécouvert le pluralisme constitutif de leur religion. Au cours de ces derniers siècles, la culture islamique était globalement en position de repli. Plus l’hégémonie matérielle de l’Occident s’affirmait, plus cette culture devenait frileuse. Les musulmans, se sentant agressés, se fermèrent aux autres cultures et aux autres religions. Une conception figée et monolithique de la norme islamique prévalut alors, restreignant la dimension universaliste de l’islam.

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10 juillet 2010

e nos jours, les tensions créées en pays musulman par la rencontre entre le ‘‘local’’ et le ‘‘global’’ sont très vives. Les musulmans sont ainsi amenés à déterminer ce qui, dans leurs cultures, doit être préservé. Le processus actuel, irréversible, de la mondialisation comporte donc pour les musulmans un défi paradoxalement très positif : ils sont désormais sommés de redécouvrir l’universalisme fondateur de l’islam, de dépasser les replis nationalistes, les clivages dogmatiques ou rituels (...)

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24 novembre 2009

A une époque où l’homme doute de lui-même et de la pertinence de son existence sur cette planète, où s’imposent la massification, l’uniformisation et la mercantilisation de l’être humain, le soufisme nous rappelle que l’homme est la théophanie suprême de Dieu sur terre, l’image privilégiée du Réel (nuskhat al-Haqq), que le projet divin à son égard a un sens - même s’il nous échappe souvent - et enfin que, parmi les humains, la femme est l’expression la plus accomplie de la théophanie (pour Ibn ‘Arabî en particulier).

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Articles, Soufisme, Religion
16 novembre 2009

Dans la civilisation islamique, le soufisme a toujours eu pour rôle de rétablir l’équilibre rompu par le « juridisme », et de rétablir la hiérarchie des valeurs : partir du métaphysique pour descendre vers le physique. Les enjeux contemporains, cependant, nécessitent désormais des réponses qui dépassent largement celles données auparavant par le soufisme historique, lesquelles étaient limitées à la sphère musulmane du monde.

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Articles
3 juillet 2009

L’islam pourra à nouveau féconder l’Occident contemporain lorsque les musulmans auront redécouvert le pluralisme constitutif de leur religion. Au cours de ces derniers siècles, la culture islamique était globalement en position de repli. Plus l’hégémonie matérielle de l’Occident s’affirmait, plus cette culture devenait frileuse. Les musulmans, se sentant agressés, se fermèrent aux autres cultures et aux autres religions. Une conception figée et monolithique de la norme islamique prévalut alors, restreignant la dimension universaliste de l’islam.

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24 avril 2008

Troisième maître de l’ordre (tarîqa) des Shâdhilis, Ibn ’Atâ’ Allâh est l’un de ces nombreux maîtres du soufisme (mystique musulmane) qui ont uni en leur personne les aspects ésotérique et exotérique de l’islam. Natif d’Alexandrie, il est issu d’une famille de ’juristes’ musulmans (fuqahâ’), et reçoit donc une formation complète dans les diverses sciences islamiques...

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7 mars 2008

Les religions instituées, on le sait, sont actuellement déconsidérées - notamment en France. On reproche par exemple aux trois religions monothéistes de susciter la violence, l’intolérance et l’intégrisme. On parle en Europe de "société post-chrétienne", et la crise que traverse la culture islamique, en particulier dans les pays arabes, n’est pas moindre.

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Articles, Europe, Ghazâlî, Religion
15 juin 2005

« Tout ce que les hommes connaissent de la Sharî‘a provient de la science de l’Envoyé de Dieu, en vertu du hadîth : “ Me fut enseignée la science des premiers et des derniers ” » : ‘Alî al-Khawwâs définit en ces termes l’orthodoxie foncière qui caractérise tout disciple du Prophète. La Sharî‘a doit être honorée et suivie parce qu’elle est l’expression de la volonté divine, explicitée par le modèle muhammadien.

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18 janvier 2005

Selon l’islam, le Coran est le point terminal de la Révélation pour cette humanité. Il se présente de fait comme la récapitulation et la synthèse des messages antérieurs, et maints récits bibliques y sont relatés de façon condensée et allusive. Le caractère sibyllin du « Livre », on va s’en rendre compte, apparaît nettement dans l’épisode du sacrifice d’Abraham.

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Articles, Dieu, Ismaël, Religion
22 mars 2004

Le rayonnement de l’oeuvre akbarienne sur Abû l-Hasan al-Shâdhilî (m. 656/1258) et ses successeurs est minimisée, sinon niée, par les auteurs modernes, tant arabes qu’occidentaux. Abû l-Wafâ al-Taftâzânî par exemple, dans son livre Ibn ’Atâ’ Allâh al-Sikandarî wa tasawwufu-hu, considère que « le soufisme des maîtres de l’école shâdhilie est totalement éloigné du courant akbarien et de sa doctrine concernant l’unicité de l’Être (wahdat al-wujûd) ». Aux dires d’al-Taftâzânî, cela provient du fait que « les cheikhs shâdhilis se réfèrent uniquement au Coran et à la Sunna », ce qui implique donc à ses yeux qu’Ibn ’Arabî contrevient aux sources scripturaires !

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18 juin 2003

La politique initiée par Saladin, suivie par les Mamelouks et plus tard par les Ottomans, favorise l’ancrage et le rayonnement du soufisme dans la culture islamique. Dans son oeuvre de promotion du sunnisme, Saladin s’appuie sur une mystique bien tempérée, orthodoxe, "officielle" car financée en partie par l’Etat, qui doit contrebalancer les influences spirituelles étrangères, ismaélienne, mazdéenne ou autres. Au siècle suivant, la dislocation de l’Empire abbasside sous les coups des Mongols ruine le sentiment de sécurité qu’éprouvaient jusqu’alors les musulmans, et entraîne l’effondrement des structures religieuses traditionnelles.

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11 juin 2003

Précisons tout d’abord le cadre spatio-temporel dans lequel nous allons évoluer. A la suite de Nûr al-Dîn de Damas, prince d’origine kurde, Saladin, kurde lui aussi, parvient à unifier les musulmans de Syrie pour lutter contre les Croisés. Champion de l’islam sunnite, il met fin en 1171 au califat chiite des Fatimides, établis en Egypte, et fonde la dynastie ayyoubide. En 1250, les troupes d’élite de l’armée ayyoubide renversent le sultan : ce sont les Mamelouks, à l’origine "esclaves" recrutés en pays turc et dans le Caucase.

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12 mars 2003

Parfois, le commun des pèlerins prend comme intermédiaire le desservant du lieu, appelé généralement hadim (en Irak, mutawalli). Il s’agit généralement d’un simple gardien, mais pour les fidèles il fait corps avec le sanctuaire ; ainsi la personne qui a contracté un voeu envers un saint fera un don au desservant du mausolée

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12 février 2003

Au Proche-Orient, l’héritage pré-islamique n’est pas seulement judéo-chrétien. Ainsi la célébration chiite de la mort d’al-Husayn évoque pour certains auteurs l’ancien mythe persan dont le héros était Siyavosh (1). D’autre part, les sectes issues de l’Islam qui ont trouvé refuge, après la domination sunnite, dans les régions montagneuses y développèrent un culte des saints dans lequel affleure un substrat religieux ancien

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Articles, Culture, Histoire, Spiritualité
13 janvier 2003

La Palestine connaît également un "Martyrium des Quarante" (Mashad al-Arba’in), situé au sommet du Mont Rumada près d’Hébron ; bien que ce lieu soit révéré, aucune tradition écrite n’y fait référence. Relevons un autre cas de montagne sacrée, suite à un épisode de l’histoire des prophètes : les Kurdes croient que l’Arche de Noé a échoué sur le massif montagneux du Gudi (ou Djudi), à la frontière entre l’Irak et la Turquie, près de la ville de Gazira, et une des revues musulmanes kurdes porte le nom de la montagne.

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29 décembre 2002

« Les ’ulama’ sont les héritiers des prophètes » : ce hadith illustre parfaitement notre propos, si l’on précise que, pour les soufis, les ulama’ visés par cette tradition ne sont pas de simples « savants », mais les « connaissants », les « gnostiques », c’est-à-dire les saints.

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