Eric "Younès" Geoffroy
Maître de conférence à l’université de Strasbourg
Quelques ouvrages de cet auteur :
- Jihâd et contemplation - Vie et enseignement d’un soufi au temps des croisades
- La Sagesse des maîtres soufis
- Initiation au soufisme
- L’instant soufi
- Le livre des prénoms arabes
Site internet : http://www.eric-geoffroy.net/
Articles de cet auteur
Ibn ’Atâ’ Allâh al-Iskandarî (1259 - 1309)
par Eric "Younès" Geoffroy
Troisième maître de l’ordre (tarîqa) des Shâdhilis, Ibn ’Atâ’ Allâh est l’un de ces nombreux maîtres du soufisme (mystique musulmane) qui ont uni en leur personne les aspects ésotérique et exotérique de l’islam. Natif d’Alexandrie, il est issu d’une famille de ’juristes’ musulmans (fuqahâ’), et reçoit donc une formation complète dans les diverses sciences islamiques...
(>> Lire l'article)« Retour du religieux », ou « retour du spirituel » ?
par Eric "Younès" Geoffroy
Les religions instituées, on le sait, sont actuellement déconsidérées - notamment en France. On reproche par exemple aux trois religions monothéistes de susciter la violence, l’intolérance et l’intégrisme. On parle en Europe de "société post-chrétienne", et la crise que traverse la culture islamique, en particulier dans les pays arabes, n’est pas moindre.
(>> Lire l'article)Redécouvrir l’humanisme spirituel, principe fondateur de l’islam
par Eric "Younès" Geoffroy
De nos jours, les tensions créées en pays musulman par la rencontre entre le ‘‘local’’ et le ‘‘global’’ sont très vives. Les musulmans sont ainsi amenés à déterminer ce qui, dans leurs cultures, doit être préservé. Le processus actuel, irréversible, de la mondialisation comporte donc pour les musulmans un défi paradoxalement très positif : ils sont désormais sommés de redécouvrir l’universalisme fondateur de l’islam, de dépasser les replis nationalistes, les clivages dogmatiques ou rituels (le ta‘assub madhhabî), et d’aller à l’essentiel du message islamique en se départissant des mœurs et des coutumes locales (arabes, berbères, africaines, turques, etc.), qu’il assimilent trop souvent à l’enseignement de l’islam, créant ainsi des amalgames pernicieux.
(>> Lire l'article)Le soufisme et la France (partie 2/2)
par Eric "Younès" Geoffroy
Le soufisme de France, encore jeune, bénéficie d’une faculté d’adaptation susceptible de créer des formes inédites , et d’une liberté doctrinale qui fait défaut dans certains pays musulmans : les travaux fondamentaux accomplis sur la métaphysique d’Ibn ’Arabî, en France notamment, n’auraient pu y voir le jour. L’Occident est aussi un terrain privilégié de rencontre entre les spiritualités, pas uniquement ’’monothéistes’’.
(>> Lire l'article)Le soufisme et la France (partie 1/1)
par Eric "Younès" Geoffroy
L’histoire s’écrit parfois davantage en filigranes qu’en traits pleins. C’est le cas lorsqu’il s’agit des rapports entre des voies spirituelles ou ésotériques issues de religions différentes. Si l’influence de la civilisation islamique sur l’Europe est avérée dans les domaines des sciences et de la philosophie, nous sommes par contre réduits à des « conjectures » en ce qui concerne la discipline du soufisme (tasawwuf).
(>> Lire l'article)Quelques repères pour l’histoire du soufisme
par Eric "Younès" Geoffroy
Le terme sûfî ne figure pas dans les sources scripturaires (Coran, Hadîth). La raison nous en est donnée par un maître du XIe siècle du vivant du Prophète et de ses Compagnons, « le soufisme était une réalité sans nom alors qu’il est maintenant un nom sans réalité », affirmait-il. C’est lorsque la lumière de la prophétie s’est éloignée que les saints musulmans, héritiers des prophètes, ont dû jouer un rôle de guide de plus en plus apparent dans la société.
(>> Lire l'article)Pour une approche pluridimensionnelle de l’ ’objectivité scientifique’ (Partie 2)
par Eric "Younès" Geoffroy
Dans l’intitulé même de la séance de cet après-midi (’L’intellectuel face au religieux’), on peut détecter un présupposé selon lequel l’intellectuel détiendrait à lui seul l’objectivité scientifique, dans le regard qu’il pose sur le religieux, lequel se trouve dès lors voué au subjectif et à l’irrationnel. Nous serions donc, nous autres enseignants et chercheurs travaillant sur les divers modes de présence du religieux - social, spirituel, politique, psychologique... - des observateurs neutres, étudiant des ’sujets’, c’est-à-dire des êtres ou des phénomènes soumis à la subjectivité, comme l’induit la langue française.
(>> Lire l'article)Pour une approche pluridimensionnelle de l’ ’objectivité scientifique’ (Partie 1)
par Eric "Younès" Geoffroy
Dans l’intitulé même de la séance de cet après-midi (’L’intellectuel face au religieux’), on peut détecter un présupposé selon lequel l’intellectuel détiendrait à lui seul l’objectivité scientifique, dans le regard qu’il pose sur le religieux, lequel se trouve dès lors voué au subjectif et à l’irrationnel. Nous serions donc, nous autres enseignants et chercheurs travaillant sur les divers modes de présence du religieux - social, spirituel, politique, psychologique... - des observateurs neutres, étudiant des ’sujets’, c’est-à-dire des êtres ou des phénomènes soumis à la subjectivité, comme l’induit la langue française.
(>> Lire l'article)Du dépassement de la raison dans le soufisme
par Eric "Younès" Geoffroy
La sphère de la sainteté s’étend au-delà du champ du mental, car elle est fondée sur le dévoilement spirituel (kashf) ’. Cette dernière phrase a été prononcée par le ’grand cadi’ égyptien Zakariyyâ al-Ansârî (m. 926/1520), qui fut lui aussi un soufi . Elle résume fort bien la position des spirituels de l’islam sur le ’rationnel’ ; en effet, le but du soufisme n’est-il autre que de parvenir à la sainteté (walâya) ? Le même savant affirme ailleurs que ’ la connaissance de Dieu passe par la ’gustation spirituelle’ (dhawq), qui efface les arguments de la raison et ceux venant de l’enseignement transmis (dalâ’il al-’aql wa shawâhid al-naql) .
(>> Lire l'article)« La Shâdhiliyya - une voie soufie dans le monde »
par Eric "Younès" Geoffroy
Shâdhilî enseigne le dépouillement intérieur et la concentration sur Dieu seul par la vertu du dhikr. Réprouvant toute attitude ostentatoire (dans l’habit, les états spirituels, les miracles...), il demande au disciple de se fondre dans la société. L’adhésion à la Loi et à la Sunna (l’exemple du Prophète) est pour lui une condition préalable au cheminement initiatique. Ces traits malâmatî expliquent les affinités qui unissent la Shâdhiliyya et la Naqshbandiyya, ainsi que leur ancrage dans le milieu des ulémas.
