WikiLeaks met à nu Sarkozy, le « Roi nu » et américain viscéral

Du peu flatteur « Roi nu » à « l’Américain » inconditionnel, si le portrait-robot de Nicolas Sarko

mercredi 1 décembre 2010

Du peu flatteur « Roi nu » à « l’Américain » inconditionnel, si le portrait-robot de Nicolas Sarkozy esquissé par la diplomatie américaine, et dévoilé par le site WikiLeaks, ne contient aucun scoop décoiffant, on peut toutefois se demander vers quel trait de caractère va la préférence du président de tous les français, reconnu pour son extrême élasticité en matière d’alignement sur l’axe Atlantique, mais à la tête d’un état jugé en pleine décrépitude.

Les américains peuvent dormir sur leurs deux oreilles : ils tiennent en Sarkozy leur plus sûr allié, dont les yeux n’ont jamais cessé de briller à l’évocation d’un eldorado légendaire, plutôt évanescent aujourd’hui, au point de reproduire l’illusion de papier glacé du mythe Kennedy lors de son intronisation.

Une fidélité sans faille, qui a réservé aux américains la primeur de son ambition présidentielle, dès le 1er août 2005, soit près de 15 mois avant l’annonce officielle de sa candidature, et qui aurait impliqué la France dans un suivisme belliqueux en Irak, dans le cadre d’une « force internationale », après avoir vivement réprouvé l’entêtement de Chirac et de Villepin à faire cavaliers seuls en refusant de se plier au diktat Bushien.

« Sarkozy, l’Américain » croule sous les qualificatifs, certains plus inquiétants que d’autres, mais non dénués de fondement… « Pragmatique, brillant, impatient, non diplomate, imprévisible, charmant, innovant », ou encore « frénétique et impulsif », doté d’un « mauvais caractère », la diplomatie américaine a bien cerné les contours d’une personnalité excessive et autoritaire, qui espère établir un « contact régulier intense » avec Barack Obama. Et si Sarkozy tentait de vivre son rêve américain éveillé…

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