Utopia : des salles de cinéma font de la résistance pour Gaza

De la prise de conscience qui fait ouvrir les yeux au passage à l’acte qui transcende l’inertie du quoti

lundi 7 juin 2010

De la prise de conscience qui fait ouvrir les yeux au passage à l’acte qui transcende l’inertie du quotidien, chacun d’entre nous peut à tout moment choisir d’éclairer sa route du flambeau lumineux de la solidarité pour Gaza.

La haine israélienne qui martyrise inlassablement les palestiniens et tue, sous nos yeux, des humanitaires n’ayant que la paix pour seule arme, n’est pas une lointaine citadelle imprenable qui peut éternellement parachever son plan d’extermination en toute illégalité, mais avec la bénédiction de la communauté internationale, sans que des citoyens s’en émeuvent et entrent en résistance.

La grande chaîne de la fraternité pour Gaza a été ainsi rejointe, vendredi dernier, par le réseau de salles de cinéma d’art et d’essai Utopia, qui a décidé de ne pas diffuser le premier film de l’israélien Leonid Prudovsky, intitulé : « A 5 heures de Paris ».

En déprogrammant une comédie romantique, Utopia, qui compte des salles de cinéma à Avignon, Bordeaux, Montpellier et Toulouse, a choisi de boycotter une œuvre israélienne à mille lieux de considérations géopolitiques pour mieux jeter l’anathème sur la fureur meurtrière d’un Etat, à qui l’impunité à été octroyée comme un blanc-seing illimité, sans aucun garde-fou.

Anne-Marie Faucon, co-fondatrice de ce réseau français de cinémas indépendants, assume pleinement une démarche résolument militante : "Oui, c’est une décision politique" a-t-elle déclaré, en insistant : "Les peuples ne sont pas impuissants face aux gouvernements, ils peuvent réagir et c’est ce que nous faisons".

C’est le visage de Rachel Corrie, la jeune icône américaine du pacifisme, fauchée à l’aube de sa vie par un bulldozer de Tsahal à Gaza, qui apparaîtra sur tous les écrans d’Utopia, dans un documentaire émouvant dédié à sa mémoire.

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