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Une rencontre, une introduction vivante à l’islam
jeudi 12 octobre 2006 - par Tariq Ramadan
L’idée initiale de ce *livre est donc de s’immerger au cœur de la vie du Prophète et d’en extraire d’abord les enseignements spirituels atemporels. En effet, de sa naissance à sa mort, sa vie est traversée d’événements, de situations et de propos qui nous renvoient à l’édification spirituelle la plus profonde. L’adhésion de la foi, le dialogue avec Dieu, l’observation de la Nature, le doute de soi, la paix intérieure, les signes et les épreuves, etc. sont autant de thèmes qui nous parlent et nous rappellent qu’au fond rien n’a changé. La biographie du Messager nous renvoie aux questions existentielles premières et éternelles : sa vie, en cela, est une initiation. Il existe néanmoins un second type de leçons à tirer des événements historiques qui ont jalonné l’existence du Prophète. Au septième siècle, au coeur d’un environnement social, politique et culturel déterminé, l’Envoyé de Dieu a agi, réagi et s’est exprimé vis-à-vis d’êtres humains et d’événements au nom de sa foi, à la lumière de sa morale. Etudier son action dans ce contexte historique et géographique particulier devrait nous permettre de mettre en lumière un certain nombre de principes quant à la relation aux êtres humains, à la fraternité, à l’amour, à l’adversité, à la collectivité, à la justice, aux lois ou à la guerre. Il s’est donc agi pour nous d’observer cette vie avec l’éclairage de notre époque en nous demandant comment elle nous parlait encore, quels en étaient les enseignements contemporains. Le lecteur, musulman ou non, est donc invité ici à pénétrer une vie en suivant les sinuosités d’une narration rigoureusement fidèle aux biographies classiques (quant aux faits et à la chronologie) mais qui ne cesse néanmoins d’y adjoindre des réflexions et des commentaires inspirés par les faits rapportés et ce autant sur les plans spirituel et philosophique que social, juridique, politique ou culturel. Le choix de la mise en avant de certains événements plutôt que d’autres est bien sûr déterminé par ce souci d’extraire des enseignements qui parlent à nos vies et à notre époque. Dans chacune des sections des chapitres (volontairement courts) qui constituent ce livre, on constatera de constants aller-retour entre la vie du Prophète, le Coran et les enseignements à la fois spirituels et contemporains que l’on peut extraire des différentes situations historiques. Il s’agit au fond davantage de chercher à connaître le Prophète lui-même que de s’informer sur sa personnalité ou sur les événements de sa vie. Il est ici question d’immersion, de complicité et, au fond, d’amour. Que l’on ait la foi ou non, il n’est point impossible d’essayer de s’imprégner de la quête et du parcours du Prophète et d’accéder au souffle – à l’esprit – qui donne sens à sa mission. Telle est bien l’ambition première de cet ouvrage : faire de la vie du Messager un miroir dans lequel les cœurs et les consciences faisant face aux défis de notre époque puissent s’observer, s’étudier et s’initier aux questions de l’être et du sens comme aux réflexions plus largement éthiques et sociales. Le texte est destiné au large public, musulman ou non. La rigueur académique, en matière de référence aux sources islamiques classiques, permet d’appréhender cette vie de l’intérieur selon les normes reconnues par les savants et les sciences islamiques alors que la narration, nourrie de réflexions et de méditations, est d’un accès volontairement aisé et cherche à traduire les enseignements spirituels et universels de l’islam. L’expérience historique du Messager est à l’évidence la voie privilégiée pour accéder aux principes éternels auxquels adhèrent plus d’un milliard de musulmans à travers le monde. Ce livre est donc aussi une introduction vivante à l’islam. Le Messager avait appris à ses compagnons à aimer Dieu et le Coran leur avait enseigné en retour : « Dis [toi, le Messager] ! Si vous aimez Dieu, suivez moi [ mon exemple] ; Dieu alors vous aimera »[1] Ils essayaient donc de suivre son exemple portés par un amour lui-même vivifié par l’intensité de leur amour en Dieu. Cet amour était tel que ‘Umar ibn al-Khattâb, apprenant la mort du Prophète, menaça de tuer celui qui oserait affirmer qu’il était mort : celui-ci était monté au ciel et allait sans doute revenir. Son compagnon Abû Bakr l’invita au silence et affirma : « O vous les gens, que ceux qui adoraient Muhammad sachent qu’il est mort ! Que ceux qui adoraient Dieu, sachent que Dieu est vivant et qu’Il ne meurt point. »[2] Puis il récita le verset suivant « Muhammad n’est qu’un Messager. Avant lui, d’autres Messagers ont passé. S’il mourait donc, ou s’il venait à être tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Dieu, et Dieu récompensera les reconnaissants. »[3] Ces paroles ont rappelé avec force la finitude de sa vie mais n’ont en rien diminué l’infini amour et le profond respect qu’ont continué à témoigner les musulmans pour le dernier Prophète à travers les âges. Cet amour s’exprime par le souvenir permanent de sa vie dans leur cœur et leur mémoire, par les prières renouvelées sur le Messager et, quotidiennement, par cette exigence humaine et morale de « suivre son exemple ». Hier comme aujourd’hui. La présente biographie tente de répondre aux exigences de cet amour et de cette connaissance. La vie du Prophète est une initiation à une spiritualité qui n’évite aucune question et qui nous apprend - au fil des événements, des épreuves, des souffrances et de la quête – que les vraies réponses existentielles sont plus souvent celles du cœur que celles de l’intelligence. Profondément, simplement : il ne pourra point comprendre celui qui ne sait aimer. ****** Liberté et Amour Le Prophète est venu aux Hommes avec un Message de foi, d’éthique et d’espérance. L’Unique y rappelle à l’humanité entière Sa présence, Ses exigences et le Jour ultime du Retour et de la Rencontre. Il est venu avec un Message et pourtant, tout au long de sa vie, il n’a eu de cesse d’écouter les femmes, les enfants, les hommes, les esclaves, les riches, les pauvres comme les exclus. Il écoutait, accueillait, réconfortait. Elu parmi les Hommes, il ne cachait ni ses fragilités ni ses doutes. Au demeurant, Dieu l’a fait douter très tôt de lui-même afin qu’il ne doutât point ensuite de son besoin de Lui et Il lui montra la réalité de ses imperfections afin qu’il se mette en quête de Sa parfaite Grâce et demeure indulgent à l’égard de ses semblables. Il ne fut point un modèle par ses seules qualités mais également par ses doutes, ses blessures et, parfois, ses erreurs d’appréciation que, comme nous l’avons vu, tantôt la Révélation tantôt des compagnons relevaient. Tout, néanmoins, absolument tout dans sa vie était un instrument de renouveau et de transformation : du moindre détail aux plus grands événements qui ont jalonné son existence, l’observateur, le fidèle, le croyant, tire des enseignements et s’approche de l’essence du message et de la lumière de la foi. Le Prophète priait, méditait, se transformait et transformait le monde. Guidé par Son Educateur, il résistait au pire de soi et offrait le meilleur de son être parce que tel était le sens du jihâd, tel était le sens de l’injonction appelant à « promouvoir le bien et à prévenir le mal. »[4] Sa vie était la personnification de cet enseignement. Au cours de ce voyage d’une vie, de cette initiation offerte à chacune des étapes d’une existence vouée à l’adoration de Dieu, le cœur entre forcément en communion avec un être, un élu, qui parcourait le chemin de sa libération et de la liberté. Non point seulement la liberté de penser ou d’agir, pour laquelle il s’était d’ailleurs battu avec dignité, mais la liberté de l’être qui s’est libéré de ses attachements aux émotions superficielles, aux passions destructrices ou aux dépendances aliénantes. Tous l’ont aimé, chéri et respecté car il avait l’exigence d’une spiritualité qui lui permettait de transcender son ego, de faire don de soi et, à son tour, d’aimer sans être lié. Un amour divin sans dépendance humaine. Il était soumis et libre. Soumis dans la Paix du Divin et libre des illusions de l’humain. Il avait dit un jour à l’un de ses compagnons le secret du véritable amour des Hommes : « Eloigne-toi de [N’envie point] ce que les hommes aiment et les hommes t’aimeront »[5] et Dieu lui avait inspiré l’autre chemin de l’Amour prolongeant cet amour : « Mon serviteur ne cesse de s’approcher de Moi par des dévotions librement décidées jusqu’à ce que Je l’aime ; et lorsque Je l’aime, Je suis l’ouïe par laquelle il entend, et la vue par laquelle il voit, et la main par laquelle il saisit, et le pied avec lequel il marche. »[6] L’Amour de Dieu offre le don de la proximité et du dépassement de soi. L’Amour de Dieu est un Amour sans dépendance, un Amour qui libère et qui élève. Alors, dans l’expérience de ce rapprochement, se manifeste en l’être la présence de l’Etre, du Divin. Il avait suivi un chemin et s’était arrêté en différents lieux : l’appel de la foi, l’exil, le retour puis enfin le départ vers la Demeure première, le dernier Refuge. Il y avait eu une initiation et ses différentes étapes que Dieu avait accompagnées de Son amour et fait accompagner de l’amour des Hommes. Le Prophète portait un message universel autant par cette expérience de l’amour qui traversa sa vie que par cette exigence d’une éthique qui transcendait les clivages, les appartenances et les identités recroquevillées. Il rappelait aux Hommes l’impératif d’une éthique universelle à laquelle ils devaient être loyaux d’abord au-delà de toutes appartenances partisanes. Telle était au fond la vraie liberté de l’être qui aime avec justice et qui ne se laisse pas emprisonner par ses passions raciales, nationalistes ou identitaires : son amour illuminant son sens éthique le rend bon ; son sens éthique orientant ses amours le rend libre. Profondément bon parmi les Hommes et extraordinairement libre à leur égard, telles étaient les deux qualités que tous les compagnons ont reconnues chez le dernier Prophète. Il était l’aimé de Dieu et un exemple parmi les Hommes. Il priait, il contemplait. Il aimait, il donnait. Il servait, il transformait. Le Prophète était cette lumière qui mène à La Lumière et dans la proximité de sa vie, le croyant revient à la Source de la Vie et trouve Sa lumière, Sa chaleur et Son amour. L’Envoyé a quitté les hommes et, pour l’éternité, il leur a enseigné de ne jamais L’oublier, Lui, le Suprême Refuge, le Témoin, le Très Rapproché. Attester qu’il n’est de dieu que Dieu c’est au fond se mettre en route vers la profonde et authentique liberté ; reconnaître Muhammad comme l’Envoyé c’est essentiellement apprendre à l’aimer en son absence et apprendre à L’aimer en Sa présence. Aimer, et apprendre à aimer. Dieu, le Prophète, la Création et l’Humanité. (*) Tariq Ramadan, « Muhammad, vie du prophète. Les enseignements spirituels et contemporains ». Editions du Châtelet. Cliquez ici pour vous procurer ce livre sur Amazon [1] Coran 3 : 31 [2] Ibn Hishâm, As-Sîra an-Nabawyya, Dâr al-Jîl, Beyrouth, sans date, volume 6, pp. 75-76 (en arabe) [3] Coran 3 : 144 [4] « Al-amr bil-ma`rûf wa an-nahy ‘an al-munkar » (voir par exemple Coran 22 : 41) [5] Hadîth rapporté par Ibn Mâjah [6] Hadîth rapporté par al-Bukhârî Mots clésTariq RamadanDernier livre paru, Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, éditions Archipel, janvier 2005 (Cliquez ici pour vous procurer ce livre) (site internet : www.tariqramadan.com) Derniers ouvrages :
Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article19 octobre 2006
Philippe a dit :
Salam Aleykoum Tariq !
Merci pour cet ouvrage qui vient à point nommé...
Ayant commencé à le lire, Je me dois de témoigner de mon admiration pour le talent avec lequel, vous imbriquez avec rigueur les données historiques, religieuses et spirituelles. Ces dernières nous interpellent très fortement aujourd’hui et inspirent très fortement toute interprétation contextualisante du Coran et des Hadiths. je citerai comme exemple des traductions/interprétations de la sourate IV, verset 59 et du Hadith qui s’y rapporte. Une version répandue étant "Obeissez à Dieu, obéissez à l’Envoyé et à ceux qui détiennent le Commandement." avec le commentaire suivent des commentaires qui me posent problème "dans un état islamique, les cas d’exeption à l’obligation d’obéir au souverain sont extrêmement rare" note de Mohamed Tahar, 1980... Il me semble que l’exemple d’Ethique et de Devoir et dévouement extrême montré par l’Envoyé (PSL)J dans son rôle de"chef" ne corresponde pas vraiment à une définition qui peut servir à légitimer tout régime politique ou "guide autoproclamé se réclamant de l’Islam. Tout ceci pour la définition précise d’un mot qui se dilue et est diluée par les pouvoirs successifs... Et de citer le hadith "e vous recommande de craindre Allah d’écouter votre chef et de lui obéir, fut il un esclave...
Apparemment la mention "fut il un esclave" qui est cruciale, n’a pas interpellé le commentateur... et démontre le caractère simpliste et dangereux de son interprétation, qui me semble ignorer l’Ethique de l’Envoyé (PSL). C’est regrétable de voir ces interprétations encore si répandues en contradiction avec le Coran qui s’adresse à des hommes doués d’intelligence.
Philippe
16 octobre 2006
Rado a dit :
Une nième biographie du Prophète ? Certainement si le texte serait lu pour en ressortir le « quand », le « où » et le « comment » des actes du Prophète, mais je pense qu’ici le frère Tariq s’est efforcé (Baraka Allahou fih) à nous faire ressortir le « pourquoi » des épisodes de cette vie, la finalité du geste ou de la parole, l’essence de la Sunnah. Ici l’intérêt est donné à la signification, à la recherche de l’esprit qui aurait amené une telle vie à se façonner, non pas par l’extériorité de l’acte mais par la profondeur du sentiment et de la morale. Un bon cheminement dans la recherche spirituelle des fondements de l’islam afin de comprendre l’apparent, cet apparent que les autres ne comprennent, quand ils ne comprennent pas pourquoi devons-nous jeûner, car l’apparent est soif, faim et privation alors que le fond est liberté, conscience et élévation.
16 octobre 2006
Rado a dit :
Une nième biographie du Prophète ? Certainement si le texte serait lu pour en ressortir le « quand », le « où » et le « comment » des actes du Prophète, mais je pense qu’ici le frère Tariq s’est efforcé (Baraka Allahou fih) à nous faire ressortir le « pourquoi » des épisodes de cette vie, la finalité du geste ou de la parole, l’essence de la Sunnah. Ici l’intérêt est donné à la signification, à la recherche de l’esprit qui aurait amené une telle vie à se façonner, non pas par l’extériorité de l’acte mais par la profondeur du sentiment et de la morale. Un bon cheminement dans la recherche spirituelle des fondements de l’islam afin de comprendre l’apparent, cet apparent que les autres ne comprennent, quand ils ne comprennent pas pourquoi devons-nous jeûner, car l’apparent est soif, faim et privation alors que le fond est liberté, conscience et élévation.
15 octobre 2006
Abdelsalam a dit :
Salam, Sans que le sérieux et la qualité personnelle de T. Ramadan soient en cause, je me pose tout de même une question : pourquoi une nième biograhie sur le Prophète (saw) ? Un nouveau livre sur un même sujet doit apporter de nouvelles clés de compréhension, si ce n’est meilleures, du moins de qualité égale. Je ne vois pas par exemple ce qu’apporte cette nouvelle biographie par rapport à celle de M. Lings (Le prophète Muhammad, sa vie selon les sources les plus anciennes) par exemple, qui à mon sens est de grande qualité ? 14 octobre 2006
Hafez a dit :
Salam alaykoum pour le hadith rapporté d’Ibn Majah il figure égalment dans les "Quarante Hadith Nawawi" ( hadith 31) ce hadith est donc bien Sahih. Faisons confiance au frère Tariq pour les références qu’il cite, la polémique est inutile. 13 octobre 2006
Abdel Karim a dit :
salamoaleykom wr wb il nous fallait un ouvrage comme celui là, un ouvrage qui puisse faire comprendre le message de la vie de notre noble Prophète (pbsl) à des gens de culture occidentale... Je remercie le frère Tarik Ramadan et prie Dieu de le récompenser pour ses efforts... Maintenant à nous d’apporter notre contribution en diffusant le message. A défaut de passer au 20h de ppda, nous avons le téléphone arabe ( moyen de communication très haut débit), nous avons des contacts msn, nous avons des amis, des collègues, des voisins... J’ appelle tous les musulmans à diffuser ce livre et sa publicité.... 12 octobre 2006
Hassan a dit :
Salam Walikoum, C’est magnifique et merci pour tous ces efforts. 12 octobre 2006
La référence à ibn Mâjah est légitime et tout à fait scientifique à partir du moment où le hadîth est de ceux qui sont sihâh. C’est le cas ici et il faut donc s’en tenir à ce paramètre. Votre remarque émet un doute qui n’a pas lieu d’être ici.
Merci à vous
Salam
11 octobre 2006
Bennani Karim Tajeddine a dit :
Malgré que le Prophète, Prières et Saluts de Dieu sur lui, soit mort, sa lumière demeurera à tout jamais vivante. Quoique l’on puisse dire sur son compte et malgré l’environnement dur dans lequel il se trouvait, il n’avait jamais baissé les bras et avait inlassablement poursuivi le but de construire une communauté de rassemblement. Les disciplines sociologiques, psychologiques, méthodologiques et j’en passe peuvent prouver que le changement de soi, en même temps que celui du réseau social environnant est un processus lent, difficile et complexe. Il se produit rarement dans le temps. De ce point de vue, les tribus arabes vivaient encore des divisions coutumières, remontant au passé et devenues légendaires pout tout le monde. Cependant, malgré le célèbre adage populaire : « Les Arabes ont pris la décision de n’en prendre aucune ! », le miracle extraordinaire du Prophète, que nul n’a jamais réussi à accomplir après lui, consiste en le rassemblement de différents groupes antagonistes, à travers un seul groupe homogène, acceptant la fraternité et la diversité, transcendant les particularismes tribales en recourant simplement aux valeurs universelles. Le Coran confirme d’ailleurs qu’il s’agit vraiment d’un miracle sociologique mémorable : « Accrochez-vous tous ensemble à la corde de Dieu et ne vous désunissez point ! Rappelez-vous la grâce que Dieu vous a accordée lorsque, d’ennemis que vous étiez, Il rétablit la bonne entente entre vos cœurs et vous voilà, par Sa grâce, devenus frères. Vous étiez sur les bords d’un gouffre de l’Enfer et Il vous en a sauvés. C’est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses versets, peut-être prendrez-vous le droit chemin. » Coran (3,103) S’il y a une conclusion à en tirer est que le Prophète, Prières et Saluts de Dieu sur lui, demeure l’exemple suprême de celui qui est parvenu à se transformer sincèrement pour pouvoir transformer à son tour les autres, par l’exemple ! En d’autres termes, aucune communauté ne peut changer positivement que si ses membres décident résolument de changer en positif ce qu’il y a de négatif du fond de leurs âmes, conformément à la Parole divine : « Dieu ne change l’état d’un peuple que s’ils changent ce qu’il y a en eux-mêmes » Coran (13,11) 11 octobre 2006
Je tiens à signaler au frère Ramadan que la sirate (biographie) doit se reposer sur des recits authentifiés. En effet, le fait de citer "rapporté par ibn Majah" ne signifit par grande chose sur le plan scientifique car Ibn Majah lui comme ne s’est pas contenté des recits authentiques à l’opposé de Boukhari dans son "Sahih". De ce fait, je lance un appel a tous les fères et soeurs qui veulent approfondire la vie du prophète de s’assurer que chaque passage est authentifiée avant de l’adopter. En tout cas, merci à notre cher frère Tariq de tout l’effort qu’il fait pour l’islam et les musulmans. votre frère Hocine 11 octobre 2006
Neofit a dit :
Bonjour, Un tel livre est le bienvenue, il permet de réequilibrer, dans le bon sens, le débat biaisé sur l’Islam et son Messager. Je note, tout de même que le Prophète "interieur" dont nous parle Mr Ramadan renvoi a celui que les soufis ont toujours privilégié au Prophète historique. L’Esprit Mohammadien ne meurt pas et ce qui, dans ce sens, peut expliquer la réaction de Omar à l’annonce du rappel à Dieu du Prophète physique. Je ne doute pas que Mr Ramadan est conscient de notre dette envers ceux qui ont su atteindre le coeur de l’Islam. Ces maîtres soufis (Djunaid, Al Jilani, Al Ghazali, Rumi, Ibn-Arabi, Al-Darkaoui, al-Tidjani, Abd el-Kader, etc.) ont sû, par l’ecriture mais aussi par leurs actions, nous faire aimer le Prophète qui fut avant Adam et qui est à jamais. 11 octobre 2006
Kamel a dit :
Merci monsieur Ramadan pour votre livre sur notre prophete bien aimé Muhammad(saws).Trés souvent,nous(musulmans de france)manquons de sources francophones sur notre religions et notre prophete en particulier(on n’a pas tous eut la chance d’apprendre l’arabe !) ;les gens comme vous nous font profiter de cette connaissance si importante dans notre vie de tous les jours.Le peux que je connaisse sur notre prophete m’impréssionne :l’immensité de sa pèrsonnalité et de sa noblesse,sa beauté éxtèrieur et intèrieur,sa douceur,sa crainte et sa confiance en Allah ,l’Amour qu’il répendait autour de lui mais aussi sa justesse comme guide de la oumma.Beaucoup de savants pleures quand ils parlent de lui et disent qu’il est le regrètté. Bon ramadan à tous.Kamel(montfermeil)
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