Une plainte d’une association musulmane de Meaux contre Liès Hebbadj

Starisé en moins de temps qu’il n’a fallu à Brice Hortefeux pour le dénicher, Liès Hebbadj, le mari su

lundi 3 mai 2010

Starisé en moins de temps qu’il n’a fallu à Brice Hortefeux pour le dénicher, Liès Hebbadj, le mari suspecté de polygamie le plus célèbre de France, fait face aujourd’hui à une plainte en diffamation de l’Association des musulmans de Meaux.

Si l’art de gouverner c’est prévoir, la fameuse formule d’Emile de Girardin du 19ème siècle ne pouvait anticiper la précipitation politique irrécupérable qui prévaudrait dans l’exercice du pouvoir deux siècles plus tard…

Dans une surenchère d’effets d’annonce, politique et médiatique, dont on se demande qui dicte l’agenda à l’autre, la nouvelle foucade du gouvernement s’est une fois de plus retournée contre lui, ridiculisé par le pied de nez fracassant de Liès Hebbadj, pavoisant avec "ses maîtresses", lequel ne pouvait rêver plus belle tribune.

Offensée par une orthopraxie musulmane bien peu orthodoxe, Rachida Benamed, la représentante de l’Association des musulmans de Meaux et de sa région, a décidé de s’inscrire en faux contre la conception marginale de l’islam prônée par Liès Hebbadj, en le poursuivant en justice pour diffamation.

«  Cet homme salit la religion musulmane », déplore une femme engagée, qui condamne, comme l’immense majorité des fidèles, une conception provocatrice d’un islam intégriste, cette dernière adhérant par ailleurs au grand projet de son député-maire, qui n’est autre que l’un des plus implacables artisans de la loi anti-voile intégral, partout et urgemment : Jean-François Copé.

Personne n’en disconviendra, Liès Hebbadj est très loin d’incarner l’icône idéalisée par les musulmans de France, tant dans son comportement que dans ses mœurs.

C’est hélas, tel un monstre de foire, la seule représentation musulmane que Sarkozy exhibe sans modération au bon peuple, aussi longtemps qu’elle lui sera utile pour entretenir un mythe préjudiciable à tous, lui permettant de récupérer des brebis égarées du côté du FN, à l’approche de 2012.

Alors, la judiciarisation de Liès Hebbadj par une association musulmane, quand bien même vise-t-elle des propos inacceptables, ne constitue-t-elle pas un nouveau piège béant tendu par un pouvoir qui s’est pris les pieds dans une affaire haute en couleur, claironnant prématurément, par la voix de Brice Hortefeux, une très hasardeuse déchéance de la nationalité française ?

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