Une abstention record des Arabes Israéliens aux législatives du 10 février en perspective

Les séquelles post-traumatiques des « événements de Gaza » affectent tout particulièrement la communau

vendredi 6 février 2009

Les séquelles post-traumatiques des « événements de Gaza » affectent tout particulièrement la communauté palestinienne d’Israël qui, à la veille des élections législatives, manifeste un désintérêt pour l’échéance en cours teinté d’un profond ressentiment identitaire.

Représentant 20% des suffrages, soit un pourcentage de voix substantiel pesant dans la balance électorale, ce vivier, que cherche à mobiliser les partis arabes, pourrait opter pour une abstention massive afin de sanctionner l’institution du pays et de désavouer collectivement la stratégie belliqueuse de l’Etat.

Seules formations à appeler à l’abstention, Les Fils du pays (Abna Al Balad), un groupuscule d’inspiration marxiste, et le Mouvement islamique du Nord, se voient opposer l’inquiétude grandissante des partis arabes en lice, aves les fers de lance que sont les nationalistes de Balad, les islamistes modérés de Raam-Ta’al et les communistes du Hadash (dont la liste est mixte, arabe et juive), lesquels avaient totalisé, en 2006, 10 sièges sur les 120 de la Knesset.

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