Un voile intégral verbalisé, une promotion assurée !

Pour le policier nantais, fin limier du voile intégral, qui fut le premier à le pister au volant et à le ve

dimanche 4 juillet 2010

Un voile intégral verbalisé, une promotion assurée !

Pour le policier nantais, fin limier du voile intégral, qui fut le premier à le pister au volant et à le verbaliser en avril dernier, le grade de brigadier-chef, c’est dans la poche !

Une promotion rondement diligentée, récompensant l’agent des forces de l’ordre qui a bien servi les intérêts de l’Etat, au moment même où celui-ci était malmené par le Conseil d’Etat, empêcheur de légiférer en rond, rejetant le projet de loi d’interdiction générale, un passage en force signé Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, et repris à son compte par le pouvoir en place.

Défrayant la petite chronique des gazettes et affolant la Toile, le PV sanctionnant la conductrice nantaise voilée de la tête aux pieds a ouvert bien opportunément la boîte de Pandore d’une affaire vaudevillesque, mettant en scène un mari polygame, et fier de l’être, doublé d’un escroc. Une affiche affriolante, en haut de laquelle Brice Hortefeux se voyait déjà, en insigne gendarme de la déchéance de la nationalité française. Un rôle titre qui, pour l’heure, lui a échappé, lui faisant perdre les quelques galons de crédibilité qui lui restaient.

Cela étant, le policier, précurseur d’une loi encore dans les tiroirs – jusqu’à mardi prochain – a tout gagné dans l’histoire, se voyant propulser, le 30 juin, à un grade supérieur sous les bons auspices de la commission paritaire nationale, alors que l’on apprend par le magazine Le Point que son avancement n’était pas à l’ordre du jour avant ce fait divers haut en couleur…

Il est en effet de coutume que ce soit la commission paritaire régionale qui attribue les avancements, mais en l’espèce, une entorse à la règle a été facilement consentie, et c’est le secrétaire général du syndicat Unité Police SGP-FO, majoritaire chez les gardiens, qui a plaidé pour une promotion au parfum de piston.

Un bon gros coup de pouce, avec l’assentiment du ministère de l’Intérieur, qui a nécessité de créer un poste, mais il faut dire que la République n’est plus à un emploi de complaisance près, surtout quand il gratifie l’engagement dans une croisade de tous les enjeux.

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