Abdallah Zekri, un responsable UMP déchire sa carte de membre en signe de protestation (vidéo)

Il semble loin le temps où la fierté d’appartenance à l’UMP s’affichait avec ostentation, et où le t

vendredi 11 mars 2011

Il semble loin le temps où la fierté d’appartenance à l’UMP s’affichait avec ostentation, et où le triomphalisme décomplexé du Sarkozysme brandissait sa carte de membre tel un visa vers la réussite ! Une contrée mirifique, dont seul le premier cercle des nantis a foulé le sol.

Jean-François Copé, qui est l’âme du parti présidentiel avant d’en être un jour prochain son nouveau guide suprême, enfonçait le clou hier en conférence de presse : « Le débat sur l’islam aura lieu le 5 avril ». Le débat sur l’islam !? Le secrétaire général Umpiste n’aurait-il donc pas été mis dans la confidence, à moins qu’il n’ait cure des nouvelles consignes gouvernementales ? La mascarade politicienne, qui se cache derrière son petit doigt, traitera de "la laïcité et du vivre ensemble"…

De stratagèmes grossiers en provocations jusqu’au-boutistes, l’UMP pousse le bouchon toujours plus loin, à tel point que son sigle et sa carte deviennent des signes extérieurs un peu trop visibles, et de plus en plus pénalisants. Des logos qui ne figurent plus sur les affiches de candidats aux cantonales, une carte de membre déchirée en public par un militant du Gard, la désapprobation se donne à voir juste avant de se faire entendre.

Dans un geste symbolique fort, Abdallah Zekri, l’homme aux multiples casquettes, à la fois responsable d’une section UMP du Gard, président de la fédération régionale du sud-ouest de la Grande mosquée de Paris, chargé de mission au Conseil français du culte musulman (CFCM) et aumônier musulman des hôpitaux, a réduit en miettes sa carte d’adhérent afin de protester contre le débat de trop qui fait déborder l’urne électoraliste, tout en appelant « tous les musulmans Umpistes » à faire de même, et à se mobiliser devant le siège de l’UMP à la date fatidique du 5 avril.

Sur ses gardes, Abderahmane Dahmane, conseiller technique de Nicolas Sarkozy présent sur les lieux, s’est refusé à lui emboîter le pas, tandis que le recteur de la Grande mosquée Dalil Boubakeur a demandé, de son côté, l’annulation de ce vrai faux débat, dont une chose est acquise : son imposture intellectuelle ne fait, elle, plus débat depuis longtemps...

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