Un photographe français, touché en pleine tête, est dans un état critique à Tunis

Alors qu’il couvrait les manifestations dans la capitale tunisienne, Lucas Mebrouk Dolega, un jeune reporter

lundi 17 janvier 2011

Alors qu’il couvrait les manifestations dans la capitale tunisienne, Lucas Mebrouk Dolega, un jeune reporter français de 32 ans, avait rendez-vous avec le peloton d’exécution du pouvoir, celui qui arbore l’uniforme de la police et tire une grenade lacrymogène à bout portant, à cinq mètres de distance, en visant soigneusement la tête.

Fauché net pour avoir tenté d’immortaliser la révolution de Jasmin par une balle qui n’avait rien de perdu, Lucas Mebrouk, qui a été grièvement blessé à l’oeil et à la tempe gauche ce qui a occasionné une embarrure au niveau de l’orbite gauche, puis un traumatisme crânien, est aujourd’hui dans un état jugé très critique.

Ses parents, actuellement à Tanger, remuent ciel et terre pour se rendre auprès de leur fils, et demandent qu’un vol spécial, avec une équipe médicale, soit affrété par le Quai d’Orsay urgemment.

A l’heure où tous les masques sont tombés au sommet de l’Etat tunisien, dévoilant un système mortifère, le drame vécu par Lucas Mebrouk Dolega, qui a plongé ses confrères dans la consternation, est une nouvelle illustration de la fureur assassine d’une dictature aux abois.

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