Un exemplaire du Coran brûlé : la justice passe sans condamner

Bûcher de l’inquisition qui a heureusement fini en pétard mouillé, l’autodafé du Coran que le pasteur

mardi 11 janvier 2011

Bûcher de l’inquisition qui a heureusement fini en pétard mouillé, l’autodafé du Coran que le pasteur américain Terry Jones, le triste sire de l’ultraconservatisme américain, menaçait de mettre à exécution à la date anniversaire du 11-septembre, n’aura produit que des étincelles de la honte, qui ont toutefois rejailli jusqu’en France, dans l’esprit d’un trentenaire illuminé par la haine.

Sous le pseudo à peine sorti de l’enfance « Calimero », où se dissimule peut-être une métaphore sur le bien et le mal, le bloggeur, islamophobe patenté, a en l’occurrence choisi la pire des offenses pour médiatiser sa croisade personnelle contre l’islam : il s’est filmé en train de brûler un exemplaire du Coran, avant, summum de l’abjection, d’uriner dessus.

Cité à comparaître au titre de la loi sur la liberté de la presse qui punit la provocation à la discrimination et à la haine religieuse ou raciale, et encourant à ce titre un an de prison et 45.000 euros d’amende, l’obscène incendiaire a finalement bénéficié de la clémence de la justice, sa procédure étant annulée lundi par le tribunal correctionnel de Strasbourg.

Pour vaine, absurde, isolée, et pathologique que soit cette nouvelle provocation, son passage à l’acte n’en demeure pas moins hautement répréhensible, d’autant plus que sa diffusion sur le Net lui aura donné une répercussion inespérée.

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