Un documentaire de Canal + dans les coulisses frauduleuses du halal

Selon que l’on sera atteint par le syndrome de Zemmour ou pas, certains avanceront posément que la France,

lundi 11 octobre 2010

Selon que l’on sera atteint par le syndrome de Zemmour ou pas, certains avanceront posément que la France, en l’espace de dix ans, s’est mise au halal, quand d’autres crieront sans retenue à l’hallalisation de la France… On l’aura compris, ce marché extrêmement florissant qui vaut son pesant d’or, ou plutôt ses 5 milliards d’euros, attire tous les regards et n’en finit plus d’attiser toutes les convoitises.

C’est l’envers du décor qui a été mis en pleine lumière par un récent documentaire de Canal + dans le cadre du magazine « Spécial investigation », soulevant un coin du voile sur les dessous d’un business en plein boom pas si irréprochable que cela.

Le ver serait donc dans le fruit juteux. Des bonbons confectionnés avec de la gélatine de porc aux volailles abattues mécaniquement, en passant par l’absence de réglementation et le foisonnement de pseudo-organismes de certification halal, l’enquête journalistique dissipe tous les doutes : les abus sont légion, et la fraude, une pratique coutumière.

Analysés, les bonbons pourtant certifiés halal de la marque espagnole Fini contiennent en réalité de la gélatine de porc, tandis qu’une enquête menée dans une usine d’abattage de poulets Doux a révélé que les volailles, là encore certifiées halal, sont anesthésiées et abattues mécaniquement, contrairement aux règles religieuses musulmanes. Centre névralgique de l’agro-alimentaire, Rungis, où le volume de la viande halal a doublé en 10 ans, a vu à son tour fleurir des certificats de complaisance.

Les coulisses du succès ne sont pas toujours aussi vertueuses que l’on aimerait le croire, et force est de constater que le halal business, s’il a brillamment échappé à la crise économique endémique, a été rattrapé tout aussi spectaculairement par des procédés malhonnêtes.

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