Un compagnon d’Emmaüs expulsé manu-militari vers l’Algérie

La rhétorique politicienne est une chose, la réalité du terrain en est une autre…

vendredi 27 février 2009

La rhétorique politicienne est une chose, la réalité du terrain en est une autre…

Ainsi peuvent en attester les compagnons d’Emmaüs de Marseille, qui ont assisté, médusés, à l’arrestation la semaine dernière d’Hamid Belkhir, un algérien de 35 ans, sans-papiers, qui avait rejoint la communauté phocéenne depuis 2005, et qui a été expulsé mardi vers Oran sans autre forme de procès…

A des années lumières d’un discours présidentiel aux accents humanistes : « J’attache une importance toute particulière à l’accueil des personnes à la rue. Cet accueil doit être inconditionnel. Quand quelqu’un est à la rue, il est dans une situation d’urgence et de détresse, on ne va pas lui demander ses papiers » déclarait il y a peu encore Nicolas Sarkozy, l’interpellation de M. Belkhir, suivie d’une perquisition dans les locaux de l’association et d’une garde à vue de son responsable, n’a pas été sans susciter l’indignation des compagnons, Emmaüs France dénonçant la « criminalisation des centres d’accueil ».

En signe de leur plus vive réprobation, plusieurs associations et syndicats de la région (Fondation l’Abbé Pierre, Cimade Paca, Sud Santé Sociaux et CFDT Bouches-du-Rhône, etc.) ont appelé à signer un "manifeste pour le droit à l’accueil inconditionnel".

Moralité : le pays des Droits de l’Homme n’est pas celui des sans-papiers…

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