Un commerçant musulman victime de tags racistes, anti-halal

D’un continent à l’autre, l’islamophobie est de loin le sentiment qui s’exporte le plus facilement de

dimanche 12 septembre 2010

D’un continent à l’autre, l’islamophobie est de loin le sentiment qui s’exporte le plus facilement de nos jours. Qu’ils brandissent des pancartes assassines à New-York, ou qu’ils délabrent des mosquées dans l’épaisseur de la nuit en France, les mêmes activistes scandent ou badigeonnent les mêmes slogans extrémistes.

Samedi, à Strasbourg, c’est au tour d’un commerçant musulman, à la tête d’une société de distribution de viande halal, d’avoir été la cible de tags racistes, ainsi que l’a rapporté Abdelaziz Choukri, délégué général de la Grande Mosquée de Strasbourg.

Placardées sur sa camionnette réfrigérée qui stationnait devant chez lui, les inscriptions "Vive le Porc", "Nik le Halal", ou encore "Nike les Arabes", accompagnées de leurs fioritures habituelles - les inévitables croix gammées et autres croix celtiques – en disent suffisamment long sur la nature d’une attaque en règle qui vient allonger la longue liste des exactions islamophobes, à ce jour, impunies.

Faut-il y voir la main, ou l’influence, du mouvement régionaliste d’extrême droite Alsace d’Abord, qui a décidé, la semaine dernière, de poursuivre Quick en justice pour "discrimination", suite à l’ouverture de son restaurant Spécial Halal dans le quartier Hautepierre, à Strasbourg ?

A l’heure de toutes les conjectures, le commerçant, encore sous le choc, a porté plainte pour ces dégradations contre des fanatiques du gribouillage haineux, dangereux pollueurs de l’unité nationale.

La capitale alsacienne qui, rappelons-le, fut le théâtre de deux expéditions islamophobes nocturnes en début d’année, visant la voiture d’un responsable musulman, puis la maison du maire socialiste de Strasbourg Roland Ries.

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