Un Hadîth par jour (hadîth 30)

‘Ubâda ibn as-Sâmit a transmis  : «  Alors que le Messager de Dieu (SAWS) sortait pour nous inform

jeudi 17 septembre 2009

‘Ubâda ibn as-Sâmit a transmis  :

«  Alors que le Messager de Dieu (SAWS) sortait pour nous informer au sujet de la Nuit du Destin, deux musulmans se disputaient. Il dit alors  :

«  Je m’apprêtais à vous informer au sujet de la Nuit du Destin mais un tel et un tel se querellaient, ceci m’a alors été enlevé. Il se peut que cela soit malgré tout un bien pour vous, recherchez-la donc dans la septième, la neuvième ou la cinquième.  »

Hadîth rapporté par Al Bukhârî et An-Nisâî’.

Commentaire

L’événement est connu  : Le Prophète (SAWS) aurait été choqué par une dispute entre musulmans au point d’en oublier la date de la «  Nuit du Destin  ». Depuis des siècles les spéculations vont bon train dans l’espoir de connaître avec certitude la date exacte de cette nuit bénie. Au fil du temps, s’est mise en place une préférence pour la 27ème nuit. Nous consacrerons trois hadîths à ce débat.

Concernant ce hadîth on observera que  : 1- Cela ne devait pas être la première ni la dernière dispute des musulmans. Il n’y avait pas là de quoi être heurté au point d’en perdre la mémoire. 2- Le Prophète (SAWS) a vécu des événements et des séditions au sein de la communauté bien plus graves et sa patience était à toute épreuve. 3- Si la connaissance de la date lui avait été retirée, il n’y aurait pas eu de raison qu’il puisse indiquer dans la foulée trois nuits, les 25, 27 ou 29.

«  Je m’apprêtais à vous informer au sujet de la Nuit du Destin  » ne signifie donc pas qu’il allait en donner la date. On peut supposer qu’il s’agissait d’autres d’informations, par exemple relatives aux vertus de cette nuit. Il indique ensuite logiquement trois dates où, cette année là, elle devait avoir lieu.

La remarque «  Il se peut que cela soit malgré tout un bien pour vous  » s’explique ainsi  : Une dispute dans la mosquée du Messager de Dieu (SAWS) en plein Ramadân prouve que la communauté a besoin de s’améliorer et de s’amender, et qu’il ne lui serait d’aucun intérêt spirituel de connaître à l’avance le jour où Dieu lui pardonnerait ses fautes. Car, si tel était le cas, l’on pourrait s’attendre à un relâchement de comportement durant le reste du mois de Ramadân, voire de l’année.

La Miséricorde de Dieu est infinie, mais elle n’est pas négociable.

Extrait de "Quarante Hadîths authentiques de Ramadân" du Dr Al Ajamî

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