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Dimanche 21 Mars 2010
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Tuer de droit
jeudi 15 janvier 2009 - par Dr Al ’Ajamî

Face à la guerre qui ne dit mot consent, face à la guerre qui ne dit que des mots condescend. Curieusement, un seul mot d’ordre ; trois résonances cependant :

Droits de l’homme.

Droit des hommes.

Hommes droits.

Droits de l’homme. On en appelle au respect des Droits de l’homme, à la justice internationale, on dénonce le crime contre l’humanité, étrange singulier. On mélange pêle-mêle les images, cohue d’une indicible réalité, génocide, shoah, carnage. Le sang ne sera jamais de l’eau, il ne purifie aucune terre. Le sang nourrit la terre sombre, germe de mort portant la vie en sa négation.

On manifeste au nom du Droit international, au nom de l’humanité, d’un principe universel. On oublie que ces mêmes "Droits" sont des armées pour les puissants et des mots pour les faibles. La justice n’a de sens que pour celui qui l’exerce à son profit. Pour l’opprimé elle ne signifie rien, mais a tant de valeur. Le droit n’est pas à la victime mais au coupable, le loup l’enseigna à l’agneau. Le bourreau est un tueur qui bénéficie de la légalité, il ne cesse donc de tuer. Le mal est proportionnel à la force et à l’impunité. Le fort n’a jamais défendu le faible, il l’exploite ou le massacre. Les opprimés ne connaissent la paix et la sécurité que lorsque les seigneurs du temps s’effondrent sous le poids de leur masse. Alors, les victimes deviennent à leur tour des oppresseurs, les tyrans naissent du sein des sacrifiés. Le sang versé enfante des monstres, chimères de vengeance et de violence.

Ces droits que nous invoquons sont ceux des hommes qui les bafouent ; des armes entre leurs mains, des lames à nos gorges. Demander à l’assassin de ne pas tuer, quelle insulte à la dignité. Exiger des complices qu’ils dénoncent est au combien puéril. Sommes nous des enfants que nous ayons besoin de faire la ronde, main dans la main, à quand une chanson pour la Palestine. Et déjà l’impudeur de la charité et de la compassion médiatisée. Attendons-nous la justice de la part de l’injuste, la vérité de la part du menteur, la raison de la part du fou. Rien de juste, de vrai ou de raisonnable en cela.

Quelle impuissance nous domine au point que nous implorions le secours du maître. Tel est l’esclave qui ne connaît de soutien qu’en celui qui l’exploite et l’écrase.

La communauté internationale aurait donc remplacé la Communauté.

Prenons garde, ce n’est pas nous qui médiatisons ces événements, insupportables euphémismes. Prenons garde à n’être point instrumentalisés par l’entremise des médias. Prenons garde à ne pas défendre une cause juste par des voies fausses. A réclamer l’application du bien à qui engendre en réalité le mal. A ne pouvoir penser en dehors de la dialectique impériale. A n’être qu’un rouage de la machine inexorable.

Droits des hommes. On en appelle à l’humanité. L’émotion est exploitable et exploitée. Elle a de particulier, subtile grâce, de soulever les masses puis de les abandonner, sans laisser de trace. L’émotion est l’essence des médias, pas de restriction, les stocks sont inépuisables. Plus les foules s’indignent, plus elles réagissent et plus ceux qui les instrumentalisent se réjouissent. Ils savent que cette énergie est investie à perte ; comme une dérivatif de l’action, l’émotionnellement correct. Nous pouvons toujours clamer le respect des droits fondamentaux, c’est un droit fondamental.

Ailleurs, on vendange au souk les paysans, à plein camion, et les déverse aux manifestations spontanées des capitales. Ceux qui font le décompte de notre émotion se réjouissent de la réussite des opérations : tant de haine canalisée, tant d’envie de tuer anéantie, tant d’espoirs maîtrisés, magie et force des slogans.

Nous voila réunis, satisfaction primaire du nombre, sécurisation instinctive, chaleur qui apaise nos corps et nos âmes. En tête, des politiques, des syndicalistes, des philosophes, des penseurs, derrière, la foule des anonymes, nous. En ces manifestations de la démocratie tous sont rassemblés, rassurés, unis, mais l’ordre de présentation persiste, représentations. Faudrait-il que nous arborions un keffieh comme d’autre leur blanche chemise sur tous les charniers du monde. Dites-moi, qu’ont ils changé ces philosophes, ces donneurs de leçons, si ce n’est leur propre compte. La représentativité n’est que la représentation de soi même, la mise en scène de son ego. Illusions que le printemps balaiera, ne resteront que quelques noms, quelques mots, des lambeaux de tissu noir et blanc accrochés aux branches de nos consciences.

Et demain, parce qu’il y aura toujours des lendemains, faute d’avoir dénoncé les vrais coupables, eux tous, nous tous. Faute d’avoir défendu de vrais idéaux il en sera comme il en était. Jusqu’à quand ? Jusqu’au prochain massacre, entre deux tueries ordinaires, jusqu’à la prochaine vague d’émotion.

Voyeurisme intolérable, pornographie de l’information hard live, regarder en boucle l’agonie. Comble de la superficialité se souhaiter la bonne année ainsi qu’à tous les palestiniens, écoeurement de la banalité. Nous ne sommes pas tous des Palestiniens, pas plus que nous n’étions des Juifs Allemands. Nous sommes des nantis, ayant des droits, celui de vivre et de manger, de travailler et de sacrifier quelques week-ends à une juste cause.

Quelle trouble solidarité ! Leur souffrance serait-elle une caution de notre confort ? Leur résistance donnerait-elle du sens au vide de notre bien-être matériel ? Vivrions-nous là par procuration un héroïsme disparu de nos factures ? Un vent de liberté, un souffle de jihâd rafraîchissant la sécheresse de nos meublés. De la vie insufflée par la mort, étrange paradoxe, impudeur, association mensongère. Je ne suis pas un Palestinien, je suis son frère, lui souffre, moi pas.

Je m’interroge : Qui l’emporte ? La force du complot ou la lâcheté de ceux qui tournent le dos ? Où commence le cynisme et où s’arrête-t-il ? A qui sert cette cristallisation ? A quoi sert cette exploitation de symboles accumulés ? Des interrogations entraînant un sombre dégoût, un âpre désarroi. Du bruit, de la fureur masquant notre trouble métaphysique. Des questions qui dérangent ? Il sera banni celui qui trouble la fête. Désigner les objets réels avant de les combattre. Désigner les vrais coupables et non ceux que la vindicte populaire montre du doigt. Désigner les vrais enjeux quelques soient les implications de nos intérêts et de nos égoïsmes.

Dans l’enthousiasme et l’indignation y a-t-il encore un temps pour la réflexion.

Hommes droits. Qui appelle à la rectitude ? On convoque les intellectuels pour défendre la paix. On ne dénonce pas une guerre, on la gagne ou on la perd.

Que sont les mots face aux armes si ce n’est des aveux d’impuissance. Que sont les mots lorsqu’ils défendent une cause juste avec des arguments faux. Les mots n’ont d’autres poids que celui du vent lorsqu’ils ne plaident avec justesse. Que tous les intellectuels, les buveurs de mots, les plumes noires à force d’encre, que tous s’unissent sur le discours actuels, que tous invoquent ce Droit plus que divin, cette justice révérée des hommes… tant de fracas et tant d’éclat n’auront aucun effet. Lorsque le mur s’effondra il n’y avait que des invités. Un mirage n’engendre jamais de réalité.

Comme Moïse du sein d’Israël sous le joug de Pharaon, un jour, grain de sable dans le désert, un Prophète est né qui seul s’est dressé. Qui, seul, a refusé les alliances. Qui, seul, a porté le discours de Dieu Seul. Qui, seul, a suivi une autre voie. Qui, seul, a voulu un autre monde. Si parfois dans son désarroi, en ce qui lui semblait une impossible mission, il s’abaissait à ne serait-ce que caresser l’idée d’un accommodement, alors Dieu le rappelait à l’ordre, sèchement. Il n’y a pas de faiblesse qui ne soit compromission Il n’y a pas de mission qui ne soit pour Dieu, en Dieu, par Dieu.

Puis, nous le savons mes frères, il n’y a pas d’idéal qui ne soit trahi. Par la guerre nous avons conquis, par la force nous avons humilié, par la loi des hommes nous avons asservi les hommes Qui n’a pas de mémoire n’a pas d’Histoire. Amnésie sélective dit-on ; aurions nous été les représentants de Dieu sur cette Terre, qu’aurait donc eu Dieu comme argument pour nous en retirer le gouvernement. Et l’Andalous, et les Balkans, les avons-nous conquis ou perdus ? Et l’Afghanistan…qui se souvient ? A présent, encore, réclamerions-nous le droit divin pour cette terre martyre ? N’est-ce point là l’argument de l’occupant ?

A "Oumma" le débat de la semaine portait sur le sens de la prédestination, il n’y a là, je crois, aucune coïncidence. Il fut d’une seule opinion répondu que l’homme est libre, il n’y a là, je pense, aucun hasard. Nul ne semblât mettre cette réflexion en rapport avec les événements de cette fin d’année ; comme une censure collective, une évacuation de Dieu hors champ. Ce qui se passe ici bas est une affaire d’hommes, de méchants et de bons.

Elle sera donc résolue par les hommes, au nom de principes humains, des droits de l’homme, de la justice humaine, de la lutte contre le crime de l’humanité…Dieu, pour nous les musulmans, semble occulté, sauf à l’invoquer, imprécations ou supplications. Face à l’horreur et à la puissance, face à l’impuissance de nos sentiments, le voici évacué de la scène, nécessairement. Ce dieu que nous ne concevons qu’en fonction de notre propre conception de ce qui est bien et mal est momentanément mis à l’écart, il reviendra quand tous ira mieux …ou pire.

En réalité. Dieu gouverne ses possessions dans le bien et pour le bien mais nous n’en n’avons que peu de science. A cette fin, il utilise le mal comme un repoussoir. Il repousse les hommes par les hommes et aucune injustice ne perdure tout comme aucune justice ne dure faute d’homme pour la soutenir.

Que demain une armée d’hommes et de femmes assoiffés de Dieu et de Sa vérité se lève et que tous marchent vers ce lieu, de toutes parts, et qu’il en soit alors le centre. Que des millions d’âmes nues se dressent et ainsi avancent, quelle armée s’y opposera, quelle terre les rejettera ? Puis, dites-moi mes frères, qui prendra alors le pouvoir ? Quel droit fera-t-il régner ? Quel sombre ordre imposerons-nous alors ? Faut-il encore rappeler quels despotes gouvernent les pays de musulmans et combien d’autres guettent l’occasion. Quel idéal défendent nos réalités ? Pousserions-nous la roue d’un tour, qu’inexorablement elle écraserait alors l’autre, lui en bas et nous en haut.

Il y a des vérités que nous ne voulons pas entendre : serions nous un peuple de victimes et eux de bourreaux. Dieu repousse les hommes par les hommes. Non pas le mal par le mal, mais le mal par moins de mal et moins de bien par plus de mal. Mais jamais il ne repousse le bien par le mal. Où sont donc les hommes de bien ? Où sont les porteurs de la vérité ? Où sont ceux qui ne veulent aucun pouvoir ? Où sont ceux qui refusent la vengeance ? Où sont ceux qui honorent le vaincu ? Où sont les hommes et les femmes de bonne volonté, ceux qui ne veulent rien de ce monde mais tout de l’autre ? Où sont les hommes droits ?

Si je refuse de marcher au pas d’une armée sans combats, de béatifier les simplismes en nos prières collectives ; aurai-je été de ceux qui fuit ou tremblent ?

Défendre une cause juste n’est pas toujours la défendre avec justesse. Défendre les droits de l’homme ne m’engage que dans la rue, défendre les Droits de Dieu m’engage dans ma vie. Le Droit de Dieu est autre, qu’ont donc les musulmans à invoquer d’autres dieux, d’autres droits. Le Droit de Dieu s’exerce contre celui qui le professe, il impose sans contrepartie. La vraie noblesse n’est pas richesse. La vraie grandeur n’est pas puissance. La vraie parole n’est pas mots mais action véridique.

Il y a tant de vérité dans le désespoir, il y a tant d’espoir dans la vérité. Un jour des ténèbres surgit la lumière.

Or, Dieu ne change la situation d’un peuple que lorsqu’il a modifié lui-même ce qui le caractérisait. L’on voudrait que les ténèbres soient lumières, aucun vœu ne brise l’ordre des choses. Si la facilité suit la difficulté c’est que dans l’ordre des choses le mal précède le bien. Je vis et je vois, je témoigne de mon cœur et de ce que j’examine. Je ne veux pas blesser, juste éveiller. Je ne veux ni condamner ni blanchir, il y a tant d’ombres et de lumières mêlées. Je veux dire en toute sérénité que la vérité nous échappe si nous ne prenons pas le temps de la réflexion, le temps d’intelligence qui fait d’une action un acte.

Dr Al ’Ajamî.

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Dr Al ’Ajamî

Auteur de « Que dit vraiment le Coran » et de "Quarante Hadiths authentiques de Ramadan" parus aux éditions Zenith, 2009. http://editionszenith.fr

Du même auteur, à lire sur oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

18 janvier 2009
damen a dit :
Nous sommes tous chacun à son niveau, une comprehension de la politisation des conflit et des evenements.Mais le problème c est quoi faire comment agir et comment contrer le système insaturé sous différentes forme pour faire répondre la terreur.Une génération politisée,une génération qui ne dmande que le changement,une génération saturée, je pense que l offre est debordante et que la demande est existante, et puisse que la loi du marché est présente,donc il faut investir pour recolter.Demain il sera trop târd.
17 janvier 2009
Ines a dit :
Je salue le Dr Al Ajami qui propose une fois de plus une autre vision des choses. Peut-il intervenir ici pour clarifier certaines de ses idées ?
16 janvier 2009
RESISTANCE a dit :
Bonjour, Je suis scandalisé face aux multiples réactions éhontées des soi-disant spécialistes-organisateurs de manifestations et pour justifier leur absence de ces mouvements citoyens...ils évoquent des non-sens et des contre-vérités absurdes (manifestations de soutien au peuple palestinien = communautarisme, barbus, intégrisme)...et ce sont toujours les mêmes spéacialistes (sos racisme de sopo, ni putes ni soumises, nos camarades du PS..) qui vont bientôt nous dire que manifester pour soutenir les habitants de Gaza et le peuple palestinien...est ANTISEMITE.
16 janvier 2009
assia a dit :

Salam Salamandre

Je vous propose de revoir le très bon article de Youssef Girard (peut-être l’avez-vous déja lu ? ) :"les prêtre de pharaons" ,que je conseil d’ailleurs à tous les lecteurs de Oumma.com de lire et de relire.

16 janvier 2009
Abed a dit :
Salam Je partage l’avis du Dr Al Ajami. Regardez juste la publicié qui passe sur ce site en haut de la page :"pour chaque menu acheté,1 euro est reversé pour la palestine". Ca veut dire quoi ?!! Pour aider nos frères qui se font massacrer, faut qu’on se remplissse la pense ! astaghfiroullah, que Dieu nous guide ! Aprés on ose critiquer des gens qui produisent des écrits différents du courant actuel, des gens qui ne sont pas sous l’emprise de l’émotion collective.
15 janvier 2009
Salamandre a dit :
J’avoue ne pas avoir parfaitement compris où vous vouliez en venir... Vous critiquez toutes les mobilisations qui ont eu lieu depuis des années en faveur de la Palestine, mais vous ne proposez pas d’autres moyens d’agir ! Se tourner vers Dieu ? Et vous croyez que je demande quoi à chaque prière ?! Et puis tout de même j’avoue que c’est assez vexant de s’entendre dire qu’on va manifester parce qu’on a honte d’être "des nantis"... ;-) Quelqu’un pourrait-t-il éclairer ma lanterne pour les propos de M. Al ’Ajamî que je n’ai pas entièrement compris ? Une Salamandre perplexe...
15 janvier 2009
assia a dit :

A jeanmoulin

Effectivement ,la vision binaire de l’oppressé-oppresseur qui le deviendrait à son tour en est un.

Un autre tout aussi flagrant :" Face à la guerre...trois résonances cependant : Droits de l’homme Droit des hommes Hommes droits."

"Le droit de Dieu est autre ,qu’ont donc les musulmans à invoquer d’autres dieux ,d’autres droits"

Je tiens à dire que ceci venant de MR Al Ajami ,un musulman "progressiste" et donc non "radical",m’étonne et me surprend.Toutes ces masses qui en appelaient aux droits de l’homme auraient-elles dû en appeler à DIEU en hurlant "Allah Akbar" et d’autres slogans religieux ,le fait que ces manifestations soient citoyennes et donnent au drame des massacres contre les palestiniens une dimension humaine plutôt que réduite à sa dimension religieuse ou communautaire(ce qui conforterait la thèse du choc des civilisations)serait donc chose inacceptable ?

Ou encore cette incohérence lorsqu’il évoque d’aller directement sur place,au lieu de manifester (ce qui en soi est courageux)et de poser ensuite des questions en ce qui concerne le pouvoir qui y serait instaurer :

"Que demain une armée d’hommes et de femmes assoiffés de Dieu et sa vérité se lève...Puis dîtes-moi mes frères qui prendra le pouvoir,quel droit fera-il régner ?..."

Autant dire tout de suite qu’on à plus envie de se mobiliser lorsque tout à l’air vain et baisser les bras reste l’ultime recours.

je vous laisse apprécier(il y en a d’autres d’ailleurs de ces fameux messages)

15 janvier 2009
karima a dit :
le dr al ajami a mis le point sur quelque chose d essentiel mes frères et sœurs .il veut nous dire que sans le tawid pas de solutions arrêtons de demander pitié a no bourreau notre dieu c est allah
15 janvier 2009
vincent a dit :
l Irak et l Afghanistan nous l avons déjà tous oublier, habitude mortuaire rappelez vous hier nous étions dans la rue pour crier a l injustice contre l invasion américaine en Irak et Afghanistan et aujourd’hui ? sommes nous devenue amnesic ! mes frères le DR AL AJAMI a raison cessons notre hypocrisie et levons nous tel une seul âmes et allons vert ce lieux tous ensemble ;; ;
15 janvier 2009
jeanmoulin a dit :

A assia,

merci de déveloper "messages subliminaux" !

Serait-ce au regard de la vision binaire de l’"oppressé-oppreseur" qui le deviendraiait inévitablement d’après ...l’auteur ? Je crois partagé votre avis effectivement !

15 janvier 2009
nordine a dit :
merci DR ; je comprend mieux les choses maintenant
15 janvier 2009
clara a dit :
enfin un texte qui mais dans le mille
15 janvier 2009
assia a dit :

Beaucoup trop de phrases ambigues que les specialistes appelleraient "messages subliminaux" et auxquelles personne ne trouve à redire ,pratiquement que des approbations ,ça sent la censure à plein nez.

p.s:si je suis censurée ,je considérerais cela comme une confirmation.

15 janvier 2009
grya26 a dit :

Dr. Al’Ajami, je dois vous avouer que vos propos ouvrent en moi des horizons nouveaux, quand je croyais que mon simple bon sens suffisait à me forger une opinion ; je constate que cela n’est pas si simple ; que cela ne fait pas le compte.

Il y a moi et il y a l’autre, celui qui défend des intérèts qui empièttent forcément sur mes certitudes et qui oublie mon existence pour parvenir simplement à ses fins ou plus simplement encore pour ne plus avoir faim. Etrangement Dr. votre discours me fait penser à l’anarchie, au chacun pour soi et Dieu pour tous. Bien sur, pas question pour moi de mettre en doute votre altruisme ni votre dévouement à la defense du droit à la justice pour tous. Pourtant j’ai du mal à suivre votre raisonnement qui tend à me renvoyer vers Dieu quant il s’agit de règler les problèmes entre les hommes. Depuis toujour, les hommes au nom de Dieu, de leur Dieu se sont entre tués ; ils ont pillé, conquis des nouveaux territoirs, violé les femmes de leurs voisins, volé leurs biens. C’est encore au nom de Dieu qu’ils ont inventé l’inquisition, qu’ils justifient les pires massacres. Alors de grace, allons droit au but, sans tergiverser ; c’est bien des Hommes que viennent les problèmes et seuls les hommes les règleront. Ils doivent en assumer l’entière responsabilité et là je suis d’accord avec vous pour dire que la roue qu’ils poussent un jour les écrase à leur tour. Ceci dit,il n’en reste pas moins que réduire la mobilisation de ceux qui descendent dans la rue pour protester contre les crimes commis à une simple démarche de confort de consciense, me semble injuste et insultant. Je dirai même que je vois dans cette condamnation des manifestations populaires comme relevant de la pure manipulation de masse, un postulat méprisant et méprisable. Mon engagement personnel dans ce combat inégal s’il en est entre Israel et le peuple palestinien, qui n’est somme toute qu’un acte de conquette d’un peuple sur un autre, remonte à la guerre des six jours. A cette époque déja je me suis engagé dans l’armée en Algérie pour combatre ce que je considérais comme une énorme injustice. Aujourd’hui c’est encore plus grave, car la défense du peuple palestinien ne semble pas rameuter les foules des dirigeants arabes, qui par leur silence se rendent complices d’un acte de barbarie qui porte un grand préjudice à l’Islam qui se voit désigné comme la religion qui engendre la terreur et l’intolérance. Qui plus est remet en cause les valeurs humanistes qu’il défend.

15 janvier 2009
LIWI a dit :
Le résumé de cette diatribe est simple : il suffit de distinguer les faits et le droit. En fait, des hommes meurent sous des bombes parce que des états se querellent et n’imaginent que la guerre pour résoudre leurs problèmes. Dieu dit bien dans le Coran que l’oppression est pire que la mort. Tous les hommes ont le droit de vivre et la qualité de leurs relations est à rectifier. Les états qui les font mourir ne sont pas innocents. Qui les jugera en toute justice ?
15 janvier 2009
mehdi a dit :
quelle sagesse ,la profondeur du texte et et la réalité du texte me plaise
15 janvier 2009
claude a dit :
faut envoyer ce texte a sarkozy
15 janvier 2009
safia a dit :
texte exceptionnel de lucidité et de sagesse
15 janvier 2009
Waglioni a dit :

« Ailleurs, on vendange au souk les paysans, à plein camion, et les déverse aux manifestations spontanées des capitales. »

Pour cette très belle phrase, il vous sera beaucoup pardonné. Et pourtant, pardonné, vous développez ici beaucoup de motifs de ne pas l’être. Il y a un temps pour la méditation extatique, et ce temps ne se mesure pas aux horloges ; mais il y a aussi un temps pour la mobilisation. Même s’il signe notre impuissance du moment, le sentiment de solidarité est aussi un défi lancé contre les oppressions. Alors bien sûr on peut critiquer tel ou tel slogan. Mais c’est tout-à-fait secondaire. Les empires modernes ne fonctionnent que par la séduction qu’ils sont capable d’exercer. S’ils dévoilent un peu trop leur corruption, ils cessent d’être aussi séduisants. Et l’Israël, cette entité mercenaire d’empire, est sans aucun doute l’expression la plus achevée de cette corruption. Clamer haut et suffisamment fort notre horreur et notre dégoût, est très dommageable pour cet état, et je doute que l’Empire ou l’Occident lui sache gré de la descente aux enfers à laquelle il les a conviés de l’accompagner.

15 janvier 2009
Jacques a dit :
Où veut-il en venir dans ces spéculations ?
15 janvier 2009
Sofyan a dit :
Un article comme on n’en voit que trop rarement. Bravo à Oumma.com de l’avoir publié.

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