Des soldats israéliens témoignent des crimes de guerre

Des soldats israéliens envoyés sur la ligne de front de l’offensive meurtrière dans la bande de Gaza, liv

jeudi 19 mars 2009

Des soldats israéliens envoyés sur la ligne de front de l’offensive meurtrière dans la bande de Gaza, livrent des témoignages explosifs attestant que des militaires israéliens ont assassinés des civils palestiniens sans défense.

Diplômés de l’académie militaire d’Yitzhak Rabin, ces jeunes soldats ont publié leurs récits inédits, cassant le mythe d’une démocratie intègre et victime des agressions du Hamas, dans la lettre d’information éditée par cette même institution.

Ces confessions courageuses, pour le moins subversives, qui interviennent au moment où se met en place un gouvernement aux mains d’ultra sionistes, font entendre des voix dissonantes relatant des scènes dramatiques, où une mère palestinienne fut abattue avec ses deux enfants par un sniper israélien parce qu’elle s’était trompée de chemin en sortant de chez elle, ou encore le cas d’une vieille femme palestinienne tuée alors qu’elle marchait à 100 mètres de sa maison.

Exactions en tout genre, actes de vandalisme et destructions d’habitations, les témoignages de l’horreur absolue se succèdent actuellement sur les ondes et dans les colonnes des médias israéliens.

Le directeur du collège, Dany Zamir, a réagi à la radio publique, en précisant avoir transmis ces témoignages à l’état-major pour qu’une enquête soit diligentée : " ces témoignages très durs sur des tirs injustifiés contre des civils, et sur des destructions de biens dénotent une atmosphère dans laquelle on se croit permis d’utiliser la force sans restriction contre les Palestiniens".

Un commentateur de la radio publique, Moshé Hanegbi, spécialisé dans les questions juridiques, a estimé de son côté que ces témoignages sont "d’autant plus inquiétants qu’ils ne viennent pas de Palestiniens, mais de soldats qui n’ont aucun intérêt à ternir la réputation de leurs camarades". Pour lui, "il ne faut pas que l’armée enquête sur elle-même car une telle enquête ne serait pas crédible alors qu’Israël est accusé de crime de guerre à l’étranger et que des officiers pourraient été poursuivis dans le monde".

Seule voix officielle à avoir pour l’heure réagi à travers un démenti, dont la langue de bois est l’expression éclatante de la duplicité de l’Etat Hébreu : un porte-parole de l’armée a indiqué qu’il n’était pas au courant des faits rapportés…

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