Mercredi 23 mai 2012
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Toujours plus soumises !

Les NPNS, « ambassadrices » d’Eric Besson

On pourrait n’y voir qu’une basse manœuvre politique, une manière pour l’actuelle présidente de Ni Putes Ni Soumises de se désigner comme remplaçante éventuelle de Fadela Amara dans un gouvernement remanié. Il y a malheureusement plus grave dans la convention signée entre l’association dite féministe et le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale pour promouvoir la « laïcité » et les « valeurs de la République ». 15 « ambassadrices » doivent en effet être dépêchées à grands frais (80000 euros) dans les « quartiers » pour faire avancer l’égalité hommes / femmes, notamment en convainquant les femmes portant le niqab de l’enlever.

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On pourrait n’y voir qu’une basse manœuvre politique, une manière pour l’actuelle présidente de Ni Putes Ni Soumises de se désigner comme remplaçante éventuelle de Fadela Amara dans un gouvernement remanié. Il y a malheureusement plus grave dans la convention signée entre l’association dite féministe et le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale pour promouvoir la « laïcité » et les « valeurs de la République ». 15 « ambassadrices » doivent en effet être dépêchées à grands frais (80000 euros) dans les « quartiers » pour faire avancer l’égalité hommes / femmes, notamment en convainquant les femmes portant le niqab de l’enlever. Loin de mettre le gouvernement au service d’une cause féministe qui n’aurait pas de couleur politique comme elle le clame, Sihem Habchi continue en réalité à livrer sur un plateau l’alibi féministe dont le racisme d’Etat est si friand.

Entre le style grande gueule pseudo popu de Fadela Amara, la posture belle-ingénue de Rama Yade et le registre séducteur mi odalisque, mi grande bourgeoise d’une Rachida Dati, Sihem Habchi est sans doute en train d’inventer une nouvelle figure de la femme racisée cooptée par l’homme blanc : la gentille fille simple, émotive, prête à laisser parler son coeur.

Comme ses aînées, elle sait jouer la beurette reconnaissante, mais prête à pousser un « coup de gueule » pour rappeler à la République que l’émancipation des filles des banlieues passe avant tout par la répression des « garçons arabes ». Elle manie très bien la langue de bois, celle des « valeurs qui nous rassemblent » et de la « lutte contre le communautarisme ». Chez Sihem Habchi, le joker de NPNS – évacuer toute discussion argumentée au nom d’un « terrain » que ses interlocuteurs/trices connaissent forcément moins bien qu’elle – n’est jamais loin. Elle connaît en outre la tactique éprouvée de ceux et celles qui sont passés du côté du pouvoir mais continuent à jouer la carte des outisders : se présenter comme une victime prête à tout subir – même les postes lucratifs et les subventions publiques ! – pour faire avancer la cause à laquelle elle s’est dévouée corps et âme. « Oui, je suis un peu tête brûlée », déclare-t-elle pour commenter son nouveau job chez Besson [1].

Surtout, personne avant elle n’avait su, avec une ferveur totalement dénuée de scrupules et un bluff hallucinant, jouer autant la femme soumise et fragile qui va chercher refuge dans les bras de la grande République virile. Bien avant d’être nommée « ambassadrice » de Besson (un mot qui en dit long sur la position subordonnée qu’accepte d’endosser l’association), Sihem Habchi avait offert, lors d’une audition devant la commission Raoult-Gerin consacrée au « problème de la burqa », une prestation étonnante. Pour tout dire, une performance, dans tous les sens du terme. Entre la séquence surprise (Sihem Habchi enlève sa veste, lors d’un striptease très, très peu féministe, pour dénoncer, épaules nues, la revendication de « pudeur » des femmes musulmanes) et la séquence émotion (Mademoiselle éclate en sanglots à l’évocation des « grands frères » que « la République » a laissé régner dans les « quartiers »).

Et pour que les places de chacun-e soient clairs, l’auditionnée affirme, éperdue de gratitude envers les députés résolus à sévir face aux femmes portant le niqab, que seule la France pourra résoudre le « problème ».

Une fois passées la sidération et une franche envie de rigoler devant tant de culot et un spectacle il faut le dire grand-guignolesque, la consternation l’emporte – mais aussi l’écœurement à voir le sourire de contentement d’un André Gérin conforté dans son rôle d’émancipateur des pauvres femmes aliénées.

Il faut pourtant absolument voir cette vidéo. Car elle en dit long sur ce à quoi est prête Sihem Habchi – pour le dire clairement : aux formes de servilité les plus antiféministes. Elle éclaire ainsi le tournant que marque cette convention passée avec le ministère de Besson, rappelons-le : « ministère de l’identité nationale ». Elle s’inscrit dans la continuité du « féminisme d’Etat », dont le gouvernement se sert pour justifier la répression dans les banlieues et les rafles et expulsions de sans-papiers. Un féminisme qui a su tracer la frontière entre deux zones géographiques :

d’une part les quartiers dit « sensibles » (fameux terme repris dans la convention signée par NPNS), minés par le sexisme et la violence faite aux femmes ;

d’autre part la République française où, pour reprendre l’expression de Sarkozy commentant l’agression de Scheherazade par un « individu pakistanais » en 2005, « les femmes sont libres ».

Depuis presque dix ans maintenant, l’opération idéologique fonctionne, et contribue à rendre invisibles les meurtres que les hommes bien de chez nous commettent contre les femmes bien de chez nous (près de 150 en 2009). Elle fait oublier aussi à quel point le démantèlement des droits sociaux auquel procède aujourd’hui le gouvernement s’adosse à une posture guerrière et viriliste. Mais aujourd’hui, NPNS a franchi un cran : après la nomination de Fadela Amara par Sarkozy, tout se passe comme si la République se constituait un bataillon de femmes racisées, prêtes à se faire, sur le terrain, les auxiliaires des services de police et du ministère de l’identité nationale.

On rétorquera que les futures ambassadrices seront là pour « éduquer » et « dialoguer », pour « convaincre » les femmes portant le niqab de l’enlever. Mais qu’est-ce donc que cette « éducation » quand la convention, dans la continuité du sinistre débat sur l’identité nationale, charge NPNS de faire la promotion des « valeurs de la République », supposées inclure l’égalité entre les hommes et les femmes ? Il y a peu de chance qu’elles parlent du sexisme qui sévit en toute impunité sur les trottoirs des centres-villes, à l’Assemblée nationale ou encore dans les médias. Loin de tout ça, on peut parier qu’elles iront docilement, conformément à la commande bessonienne, pointer du doigt « le communautarisme », « l’islamisme », et tous les « talibans des quartiers », pour reprendre l’expression d’André Gérin, qui servent de repoussoir pour tracer les contours d’une identité nationale nauséabonde.

Mais surtout, c’est bien l’arrivée de la police que les NPNS préparent en réalité, en jouant les « ambassadrices ». Ou plutôt devrait-on dire les missionnaires envoyées dans les banlieues que d’autres, par la force, se chargent de civiliser. Car enfin, que restera-t-il à faire pour transformer ces femmes en vraies « citoyennes » si elles ne l’enlèvent pas, leur burqa ? Tout bonnement leur envoyer la police pour leur coller une amende et les renvoyer à la maison. Et de fait, l’adhésion de Sihem Habchi à la répression des femmes au nom de leur émancipation (ou encore à leur exclusion pour lutter contre – dixit dit la convention – « les pratiques qui conduisent à leur exclusion » !) est très claire. Dans une comparaison plus qu’étrange mais assez éclairante sur les personnes qui sont, à ses yeux, les délinquantes à punir, elle déclare :

« Dans toutes les lois il y a des amendes. Quand vous grillez un feu rouge, vous avez une amende ».

Que les choses soient claires : dans cette affaire, c’est le racisme d’Etat, le racisme le plus odieux, le plus guerrier qui soit, celui de Nicolas Sarkozy et d’Eric Besson, qui doit être dénoncé en priorité. Mais parce qu’il prend les voies détournées de la rhétorique féministe, parce qu’il joue de la division des femmes et des féministes en achetant les unes pour mieux faire taire les autres, il importe de dénoncer Ni Putes Ni Soumises pour ce qu’elles sont : un appareil idéologique d’Etat. Et il devient urgent que toutes les féministes se rejoignent dans une claire dénonciation de cette sinistre collaboration.

LMSI

Sihem Habchi à la commission parlementaire sur la burqa
envoyé par tytyou45. - L'actualité du moment en vidéo.

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Commentaires

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Merci Sylvie, merci et merci encore.

Les femmes dépechées s’appeleront "Amel", "Siham", "Féruza"....

Mais comme dirai l’autre "même en burqa on en veut pas de ces boudins feministes". Elles font que répandre leur frustration !
Qu’elles aillent se faire soigner.

Bien cordialement,
Majid.

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Excellent texte

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Sylvie Tissot, je ne suis pas d’accord sur deux points :
Le premier, parce qu’il convient d’apprendre à compter : 80000 Euros, c’est grotesque et ridicule. N’importe quelle action publicitaire vaut plus...8000 Euros par mois pendant 10 mois...et pour combien de personnes ?

Cette contestation commence mal ! Ces Beurettes ne seront pas riches !!! en moins d’un an et sans congés payés...

Le second car cette association a un sens. Le féminisme veut bien dire que la femme n’est ni une pute, maîtresse d’un homme, ni soumise à son bon plaisir. La femme, être humain à part entière revendique son autonomie, sa réflexion et son égalité avec le sexe fort.

Il paraît certes irréaliste de demander à des femmes de changer de tenue. Elles risquent fort de répondre : "T’occupe !" ou occupez-vous de vos affaires !

Le dialogue est certes souhaitable mais probablement sur d’autres sujets que vestimentaires...comme l’éducation de leurs enfants, filles et garçons...

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Merci Sylvie, merci et merci encore.

Les femmes dépechées s’appeleront "Amel", "Siham", "Féruza"....

Mais comme dirai l’autre "même en burqa on en veut pas de ces boudins feministes". Elles font que répandre leur frustration !
Qu’elles aillent se faire soigner.

Bien cordialement,
Majid.

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Ce texte est un discours militant, C’est le droit de l’auteur, mais c’est dommage car il ne peut convaincre que les convaincus, et ne semble d’ailleurs ne s’adresser qu’à eux.

Ceux qui ne le sont pas ne trouvent pas ici matière à étayer leur réflexion, car chaque argument fait appel à phraséologie et un vocabulaire caractéristiques d’un certain type d’engagement plutôt radical.

D’ailleurs la phrase rapportée par Majid : "même en burqa on en veut pas de ces boudins feministes"(qui en est l’auteur ? pas lui, j’espère ?), montre bien qui est sensibilisé par ce texte.

Un tel concentré de misogynie me fait froid dans le dos.

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@Question mark : Il est facile de mettre en avant des propos radicaux à partir du moment ou ils vont à l’encontre de votre vision du monde. Il ne s’agit pas là d’un débat constructif.

Aussi, pouvez-vous vous expliquer sur ce que vous trouvez de misogyne ?

La seule chose que nous prônons c’est la liberté de faire et de ne pas faire dans le respect de la Constitution française. La liberté de se vêtir comme bon semble à chacun(E).

Vouloir "éduquer" une partie de la population via ces pseudo-féministes attirées uniquement par l’ascension sociale n’est qu’une erreur parmi tant d’autres. Et nous disons(je me permets de m’exprimer au nom d’une large population), que nous nous sommes déjà pris en main depuis bien longtemps.

Avez-vous déjà eu la curiosité d’analyser quelles sont les origines des personnes qui violent les jeunes femmes et jeunes filles ? S’agit-il des Musulmans ? Je vous dis d’emblée que non ! Nous demandons à ces ambassadrices de se rendre utiles en menant des actions contre ces violeurs de jeunes femmes qui tuent des vies. A moins que vous me prouviez le contraire, le foulard n’as jamais tué personne ?

Vos semblant de défenses des femmes ne sont nullement justifiés. Pensez à vous levez contre l’égalité des salaires hommes-femmes, la parité hommes-femmes au sein des comités de direction...
Les femmes Musulmanes(voilées ou non) sont pour la très large majorité épanouies au sein de leur structure familiale.

Ces ambassadrices ne sont que la démonstration de la poursuite de la stigmatisation des musulman(E)s.
Ces ambassadrices ont un niveau intellectuel très limité, elles ne représentent pas plus que des marionnettes de la république.
Ces ambassadrices haïssent pour la plupart la religion Musulmane, bien qu’elles se font passer pour des Musulmanes.

Allez voir les dires de sihem habchi hors antenne. HEUREUSEMENT QUE LE RIDICULE NE TUE PAS ! Si c’était le cas, elle en serai ; malheureusement pour elle ; la première des victime.

Bien à vous,
Majid

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Merci Sylvie pour ce texte d’une grande clairvoyance et qui résume parfaitement le contexte actuel.
C’est triste de voir un grand public si dupe.

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@Question mark : Il est facile de mettre en avant des propos radicaux à partir du moment ou ils vont à l’encontre de votre vision du monde. Il ne s’agit pas là d’un débat constructif.

Aussi, pouvez-vous vous expliquer sur ce que vous trouvez de misogyne ?

La seule chose que nous prônons c’est la liberté de faire et de ne pas faire dans le respect de la Constitution française. La liberté de se vêtir comme bon semble à chacun(E).

Vouloir "éduquer" une partie de la population via ces pseudo-féministes attirées uniquement par l’ascension sociale n’est qu’une erreur parmi tant d’autres. Et nous disons(je me permets de m’exprimer au nom d’une large population), que nous nous sommes déjà pris en main depuis bien longtemps.

Avez-vous déjà eu la curiosité d’analyser quelles sont les origines des personnes qui violent les jeunes femmes et jeunes filles ? S’agit-il des Musulmans ? Je vous dis d’emblée que non ! Nous demandons à ces ambassadrices de se rendre utiles en menant des actions contre ces violeurs de jeunes femmes qui tuent des vies. A moins que vous me prouviez le contraire, le foulard n’as jamais tué personne ?

Vos semblants de défense des femmes ne sont nullement justifiés. Pensez à vous lever contre l’égalité des salaires hommes-femmes, la parité hommes-femmes au sein des comités de direction...
Les femmes Musulmanes(voilées ou non) sont pour la très large majorité épanouies au sein de leur structure familiale.

Ces ambassadrices ne sont que la démonstration de la poursuite de la stigmatisation des musulman(E)s.
Ces ambassadrices ont un niveau intellectuel très limité, elles ne représentent pas plus que des marionnettes de la République.
Ces ambassadrices haïssent pour la plupart la religion Musulmane, bien qu’elles se font passer pour des Musulmanes.

Allez voir les dires de sihem habchi hors antennes. HEUREUSEMENT QUE LE RIDICULE NE TUE PAS ! Si c’était le cas, elle en serai ; malheureusement pour elle ; la première des victime.

Bien à vous,
Majid

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Le gouvernement (dès l’ère Villepin) a voulu faire de NPNS un cheval de Troie dans les banlieues, et ce pour finir en vérité avec des mulets de la République, prêts à toutes les abjections identitaires pour se faire une place au soleil. Il n’y a que les bourgeois (de droite comme de gauche) et les médias pour encore croire que NPNS porte en elle une quelconque légitimité et crédibilité. En tout cas merci de dresser le tableau de l’opportunisme et de l’incompétence à travers la patronne de NPNS.

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Majid, vous avait dit :""Même en burqa , on ne veut pas de ces boudins féministes", et vous vous étonnez que j’y ai vu un concentré de misogynie. Mais enfin, mesurez-vous la portée de ces propos ?

"ces boudins féministes". Ne me dites pas que vous n’y voyez pas toute la lourde connotation machiste de base que cela sous-entend.

"Même en burqa" : cela décrit-il le rôle de la burqa vue par les hommes ?

"On n’en veut pas" : c’est quoi, une femme ? Un objet de consommation ? Et s’il n’est pas "comme on veut", et bien on n’en veut pas ?

Je suis sûr que vous n’alliez pas aussi loin que la phrase ne le laisse entendre (enfin, je l’espère), mais les mots sont là et ils ont leur signification. Cette phrase vous a échappé sans doute comme par réflexe de rejet vis à vis de femmes dont l’action vous déplaît souverainement.

Votre message suivant explicitait votre rancœur. Votre argumentation ne m’a pas convaincu, mais au moins elle m’a fait réfléchir (alors que votre premier message m’avait glacé). Et c’est cela le plus important.

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Dans un article signé de l’équipe du magazine Fumigène et publié à l’été 2010 sur Rue89 (1) même Khaina, soeur de Sohane brûlée vive à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), disait une nouvelle fois son ras-le-bol des NPNS :

« C’est épuisant de parler de ça, de ressasser le passé, j’essaie de passer à autre chose, il y a des choses plus importantes que de parler de NPNS. J’ai déjà dit ce que je pensais de Fadela Amara et de NPNS par le passé.

Vous voulez que je vous dise qu’elle s’est servie de la mort de ma sœur à des fins politiques, je l’ai déjà dit. Il y a de la récupération politique de la part de Fadela AMARA, mais c’est plus mon problème, c’est une fille qui n’apportera rien aux cités, ou aux filles en général. »

(1) A Vitry, « marre des clichés à la Ni putes ni soumises » http://www.rue89.com/fumigene/2010/07/12/a-vitry-marre-des-cliches-a-la-...

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Attention, Oumma est en train de perdre de sa crédibilité avec des propos sexistes et misogynes, comme parler de "striptease" quand cette dame a enlevé sa veste ! Et faire l’impasse sur ce qu’elle dit à ce moment (qu’elle n’a rien de "honteux"), qui n’est pas anodin, au contraire, c’est très important et touche beaucoup de femmes auxquelles on a répété depuis leur plus jeune âge qu’elles devaient avoir honte de leur corps de femme. Dénoncer la compromission de NPNS avec le gouvernement de droite et sa police est une chose, mais là vous tombez dans le déni concernant la condition féminine.

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La soumission est le lot des femmes musulmanes de bien des pays illuminés par la vraie foi. Il est bon qu’indirectement Oumma.com attire l’attention sur la réalité, que l’on devine un peu à partir de la situation qui règne ici. Le progrès se mesure aux résultats, pas aux progrès de la "foi".