Terry Jones, l’incendiaire du Coran, a la loi avec lui

Le bûcher de l’inquisition la plus archaïque et sectaire s’autoconsumera-t-il de son absurdité avant m

jeudi 9 septembre 2010

Terry Jones, l’incendiaire du Coran, a la loi avec lui

Le bûcher de l’inquisition la plus archaïque et sectaire s’autoconsumera-t-il de son absurdité avant même que l’irréparable ne l’embrase ?

La fébrilité monte à la veille de la date fatidique fixée par Terry Jones, le provocateur de la honte, que l’Amérique fustige de toutes parts, de la Maison Blanche à l’ONU, en passant par Sarah Palin, la grande prêtresse du mouvement religieux et ultraconservateur Tea Party, alors même que l’heure est à la solennité et au recueillement pour commémorer le 11-septembre.

Campant sur ses positions, en dépit de l’opprobre unanime qui le frappe, Vatican compris, Terry Jones se réfugie derrière une autre bible pour aller au bout de son projet : la constitution américaine, et notamment le Premier amendement qui lui garantit en effet le droit de se livrer à un autodafé du Coran, de la même manière qu’il a permis au Ku Klux Klan (KKK) de brûler des croix ou à des manifestants d’incendier le drapeau américain.

De l’idée au geste, même le plus choquant et sacrilège soit-il, il n’y a qu’un petit pas que la loi rend licite au nom de la sacro-sainte liberté d’expression, et de la non moins inaliénable liberté d’agir symboliquement, aussi longtemps qu’il n’y a pas matière à inciter à la violence.

Mais, en l’occurrence, le bûcher dressé par Terry Jones et ses appels réitérés à brûler le Coran constituent un échafaud bien réel contre l’islam, à mille lieues de l’acte symbolique. Une condamnation arbitraire à périr par les flammes, qui a été décrétée par un tribunal de l’ombre, pour le moins illégitime et séditieux.

Le seul obstacle juridique qui pourrait se mettre en travers de la route du sinistre prédicateur serait le permis d’organiser un bûcher, qu’il n’a pas obtenu des autorités locales de Floride. Un détail pour Terry Jones, que rien ne détournera de sa mission incendiaire, plus que jamais survolté par sa propre ferveur religieuse qui, comble de l’ironie, l’aura fait tomber dans les travers qu’il impute exclusivement à l’islam : le fanatisme et la violence...

Publicité

commentaires