Strasbourg crée le premier cimetière musulman public de France

A Strasbourg, la présence de l’islam prend ses racines au cœur d’une réalité bien tangible. Troisième

mercredi 7 octobre 2009

A Strasbourg, la présence de l’islam prend ses racines au cœur d’une réalité bien tangible. Troisième religion la plus pratiquée de la métropole d’Alsace, comptant 27 000 fidèles qui représentent environ 10% de la population locale, la création du premier cimetière confessionnel musulman de France sous gestion publique est le signe d’une vraie reconnaissance envers une communauté qui en exprimait depuis longtemps le souhait.

Ville pilote en la matière, la municipalité de Strasbourg, en la personne de son maire Roland Ries, s’apprête à ratifier officiellement cette initiative, à travers la signature d’une convention avec le président du Conseil national du culte musulman, Mohammed Moussaoui, et le président du Conseil régional du culte musulman d’Alsace, Driss Ayachour.

Se félicitant de cette avancée qui renforcera les liens de confiance avec la communauté musulmane strasbourgeoise, Saïd Aalla, le président de la Grande Mosquée de Strasbourg a indiqué que " Les jeunes aimeraient avoir leurs proches défunts à proximité pour se recueillir ", insistant sur la souffrance liée à l’inhumation au pays d’origine, tandis que Driss Ayachour a évoqué le facteur de stabilité propice à « la normalisation de l’islam dans la société française et à une bonne intégration ».

Jusqu’à ce jour, seuls deux cimetières musulmans existaient, ceux de Bobigny et de Marseille, mais relevant exclusivement d’initiatives privées. Le cimetière public de Strasbourg, dont l’aménagement est programmé l’an prochain, est une grande première qui inspirera peut-être d’autres édiles, soucieux à leur tour de consolider une relation de proximité, empreinte de compréhension et de respect mutuel, avec les administrés de confession musulmane.

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