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Dimanche 21 Mars 2010
Articles
Sortir de l’impasse
mercredi 6 février 2008 - par Fouad Bahri

*A la mémoire de Hassan Guerrab et Azzedine Houacine

2004, 2005, 2006, et à présent 2007 s’en sont allés. Le temps est donc venu de nous poser cette question : qu’est-il resté, au juste, de toutes ces années ? Pour ma part, je crois qu’il en restera au moins deux choses : une nouvelle loi et une nouvelle étape franchie.

A bien y réfléchir, les choses se sont en fait, terminées plus tôt. Très précisément le 15 mars 2004. Ce fameux jour où le parlement décidait quasi-unanimement, après deux ans de matraquage médiatique, de médiatisation à outrance, jusqu’à la nausée, sur le thème de l’islamisation galopante et menaçante de notre société, de faire voter une loi interdisant le port de signes religieux à l’école.

Deux années au cours desquelles, la France en émoi, avait cessé d’être le pays de Descartes, pour endosser le costume d’une dramaturgie digne de Racine. La communauté musulmane, elle-même sous pression, venait de vivre un temps fort de son histoire.

Une brève période, durant laquelle, les observateurs extérieurs qu’ils soient européens, africains, asiatiques ou américains, nous ont regardés, les yeuxécarquillées, pleins de stupeur et d’incompréhension face à ce déferlement et ce déchaînement de passions humaines, qui a du leur semblé bien étrange et incompréhensible, pour un morceau de tissu, une simple étoffe de pudeur.

La génération du 15 mars

Une période néanmoins majeure dans les traces profondes qu’elle a gravée dans la mémoire des cadres associatifs, des militants, des imams, des fidèles, et plus largement, des citoyens français. Face à une communauté nationale artificiellement unie autour du combat contre le « démon » islamique, la communauté musulmane fut en proie à un autre démon, celui de la division. Musulmans pratiquants, unanimement contre la loi, vécue comme une législation d’exception, une loi islamophobe, face à des musulmans sociologiques, indifférents et lassés que tant de bruit se fasse pour si peu de chose, lorsqu’ils n’ont pas été favorables à la loi.

L’UOIF, convaincue que la loi ne serait pas votée, mais soutenant discrètement une des quatre manifestations qui furent organisées, face à une constellation d’autres associations (CMF, PSM, EMF), avec un Tariq Ramadan à sa tête, opposées à la mention et à l’évocation spécifique de l’islamophobie, et favorable à l’établissement d’une plate-forme générale anti-loi, regroupant des structures politiques (Verts, extrême gauche) féministes et humanistes, qui s’appellera Une école pour tous, et qui, une fois la loi votée, disparaîtra aussi vite dans les oubliettes de l’histoire.

Bref, faut-il le rappeler, une période où jamais la cristallisation de la question religieuse, de la foi, des fondements de la laïcité et de l’islam ne fut si intense. Nombre d’associations, de collectifs et d’engagements associatifs ont vu le jour à cette période. Sous-estimer le poids et l’influence que ces évènements ont pu avoir sur la conscience collective de l’islam français, serait donc commettre une grave erreur, car de cette période, est née une nouvelle générations de citoyens musulmans, la génération du 15 mars.

Avec l’avènement de cette loi, une autre étape a été franchie. Celle de la maturité. C’est en quelque sorte, le passage de l’adolescence à l’âge adulte qui se sera produit, avec toute les pertes que cela signifie. La perte de l’innocence « piétiste » de nombreux musulmans qui pensaient pouvoir pratiquer leur religion de manière débridée, dé-contextualisée, sans limites. La perte du cortège d’illusions qui baignait encore certains responsables associatifs sur la possibilité de construire un islam européen solide, équilibré et progressiste, sur une base fragmentaire, partielle et isolé, autant d’illusions qui ont vraisemblablement vécues.

L’UOIF, qui avait misé sur une politique de rapprochement et de dialogue avec l’ex-ministre de l’intérieur et actuel président de la République, pour consolider son influence intérieure et la consacrer à l’extérieur, a échoué. La volonté de construire un partenariat extra-communautaire consensuel et citoyen sur la question laïque, stratégie adoptée par les associations musulmanes progressistes précédemment citées, n’a pas davantage réussie. La principale leçon que l’on peut tirer de ces évènements est claire : aucune réforme nationale des pratiques religieuses et culturelles musulmanes ne pourra s’établir tant que le processus de fragmentation et d’éclatement associatif qui s’est intensifiée ces quinze dernières années en France, se poursuivra.

L’enjeu est grand. Les défis à relever, nombreux.

Le tabou du radicalisme religieux

Le premier défi à relever pour les responsables communautaires, est l’émergence, l’effervescence et la consolidation d’un radicalisme intra-communautaire, qui se développe lentement et progressivement, radicalisme incarné comme tout le monde sait, par les courants traditionalistes et littéralistes, que sont les mouvements salafistes et tabligh. Ce défi devrait être la priorité absolue des cadres associatifs musulmans et de l’ensemble de la communauté, qui n’adhèrent pas à ces visions traditionalistes.

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser certaines choses. L’auteur de ces lignes ne souhaite pas et ne milite pas pour la suppression définitive de toute forme de traditionalisme, quel qu’il soit. Il me semble que la communauté musulmane a besoin, en son sein, d’un courant et d’une sensibilité traditionaliste qui puisse faire contre-poids aux autres sensibilités réformistes, mystiques ou libérales, afin qu’un véritable et authentique équilibre, puisse exister. Voilà la seule manière de faire se neutraliser ensemble la propension et la tendance naturelle de toute idée, de tout mouvement, à tendre vers sa propre suprématie.

Mais si courant traditionaliste il doit y avoir, en particulier en Europe, il doit être réduit et régulé. Une condition indispensable pour qu’un équilibre communautaire soit viable.

Ce sujet, d’un caractère essentiel, reste pourtant, chez beaucoup encore, tabou. De nombreux musulmans, plutôt séduit et en affinité avec l’approche réformiste, se refuse ainsi, au nom de l’unité ou de la fraternité islamique, à dénoncer certaines dérives, pratiques ou rhétoriques, caractéristiques des mouvements littéralistes. Ils refusent ces dérives, mais refusent de les condamner clairement, au nom d’une certaine conception de la liberté de choix et de pratique.

Cette tolérance et cette réserve ont été préjudiciable pour les musulmans européens, selon la règle bien connue de ce vieux proverbe africain, « qui n’empêche pas le mal, le favorise ». Elles ont favorisé le développement du discours salafiste chez de nombreux fidèles, avec toutes ses conséquences catastrophiques en terme de vision de la société, de marginalisation socio-économique, de l’absence d’une approche éducative et pédagogique du dogme musulman (al ‘aquida) ou du refus de la contextualisation de la pratique religieuse.

Pour relever ce défi, une étape est préalablement nécessaire. Créer les conditions d’un débat intra-communautaire entre les courants progressistes et réformistes de l’islam hexagonal. Ce débat n’existe pas encore, pas suffisamment. Seul un consensus et une approche commune de ce problème, permettra sa résolution. Avec, sur la question du radicalisme, le mot d’ordre suivant : ni stigmatisation, ni démission.

Ce qu’il manque aujourd’hui, c’est une plate-forme qui réunirait les intellectuels, les prédicateurs, les imams et les cadres associatifs musulmane, une plate-forme qui pourrait s’intituler Al Wassat. Le but de cette plate-forme serait de permettre à l’ensemble des responsables communautaires de l’islam hexagonale de se créer un espace de rencontre, de dialogue, d’échanges et de propositions de travail sur l’ensemble des thématiques et des problématiques concernant la oumma (radicalisme religieux, islamophobie, relations inter-religieuses, offensive évangéliste…).

Les 5 piliers de la réforme

Il convient, par ailleurs, de définir préalablement le rôle et les attributions des principaux agents actifs de la réforme. Dans le monde de l’islam européen, cinq acteurs essentiels sont identifiés. Le penseur, l’intellectuel, l’imam, le cadre associatif et le fidèle/citoyen. Ces cinq acteurs sont les cinq piliers de la réforme islamique européenne, le cœur de son dispositif.

L’imam, dont de solides bases religieuses doivent être impérativement exigées, a un rôle central. Sa responsabilité ne se limite pas à la transmission du savoir religieux, à l’éducation morale et au rappel (dhikr), ce qui est déjà en soi une responsabilité considérable. Il se doit également de connaître son milieu, son environnement social et de s’informer des évolutions de la vie publique sous toutes ses formes, s’il espère pouvoir accomplir sa mission. Beaucoup d’imams sont déconnectées du réel et vivent dans une bulle spatio-temporelle, éloignée.

Cette situation a crée un décalage important entre la vision du monde véhiculée par l’imam et la vie réelle des fidèles. Ajoutée à un manque parfois patent de connaissances religieuses et de pédagogie, le tableau actuel de la gestion cultuelle, qui se dresse sous nos yeux, est assez lamentable. L’imam doit ré-apprendre à vivre dans son monde, à fréquenter et à discuter avec sa communauté, à se mêler dans la masse, à développer, enfin, une vision collective de ses problèmes et de leurs résolutions.

La mission du cadre associatif est toute autre. Il doit s’assurer que toutes les conditions (matérielles, politiques, financières) nécessaires à la réalisation des buts visées par son association culturelle ou cultuelle, soient réunies, pour que ces buts soient atteints. Dans le cas contraire, il doit s’efforcer d’y pourvoir par différents moyens. Les qualités qui lui sont demandées sont nombreuses. Intelligence, prévoyance, patience, opiniâtreté dans la difficulté et souplesse dans l’exécution. S’il préside l’association, une expérience associative est nécessaire.

La catégorie du penseur, dans laquelle on peut, au-delà de l’acceptation courante de ce terme, inclure le théologien, le juriste et toute autre activité théorique se fondant sur l’entendement, se distingue de l’intellectuel, sur plusieurs points. Nous pouvons définir le penseur comme une personne capable de fournir et d’offrir au monde une nouvelle vision théorique, une vision idéologique au sens littéral de ce mot (idée), grâce à de nouveaux concepts pertinents. Au minimum, la moindre des contributions qu’un penseur puisse apporter devrait être une lecture analytique de notre monde, qui soit originale et innovante.

L’intellectuel, pour sa part, a une autre mission. Défendre des idées, les exprimer, les diffuser et les expliciter le mieux possible. L’intellectuel est une sorte de courroie de transmission entre le monde des idées et celui de l’opinion, pour reprendre la distinction platonicienne. Il a vocation à incarner une idée, un discours. Pas nécessairement à le produire. L’intellectuel peut développer une réflexion, commenter une option idéologique, religieuse ou philosophique. Son travail prend forme et évolue dans un cadre bien défini, une tradition religieuse ou un courant de pensée, qu’il ne transforme pas, qu’il ne remets pas en cause, mais qu’il perpétue.

Le dernier pilier de la réforme islamique européenne, est le croyant lui-même, avec son double statut de fidèle/citoyen. Sans son implication profonde et sa participation active dans la vie communautaire, la vie associative et les multiples débats, tous les autres piliers de la réforme religieuse perdent leurs sens. Le fidèle/citoyen est responsable et garant au même titre que les autres, de ce qui se passe dans la oumma, de ce qui s’y fait, s’y dit et s’y pense.

Il est souvent l’arbitre de ses divergences et doit être le témoin de ses dysfonctionnements. C’est à lui qu’incombe la lourde responsabilité d’interpeller ses responsables, de leur signifier ses réserves ou de leur témoigner son soutien. Trop peu de fidèles assument ces responsabilités, se contentant d’accomplir leurs prières rituelles sans prendre part aux actions, ni veiller aux bonnes décisions, de leurs associations. Le fidèle/citoyen, comme tout homme, a le droit à l’erreur, mais pas à l’indifférence.

Il est essentiel que chacun de ces acteurs joue pleinement son rôle, remplisse sa fonction et qu’une articulation solide soit établie entre eux. Pour l’heure, dans le monde de l’islam hexagonal, les insuffisances concernant ces cinq piliers, sont criantes. A l’heure d’aujourd’hui, très peu d’imams remplissent les conditions d’une bonne et harmonieuse gestion du culte.

Aucun véritable penseur musulman, contemporain, au sens où nous l’avons défini, n’a émergé dans la sphère culturelle de l’islam francophone.

Les cadres associatifs, de plus en plus âgés, se réduisent comme peau de chagrin, conséquence de la crise du militantisme associatif qui touche la communauté musulmane depuis 5 ou 10 ans. Une crise qui se traduit par un non-renouvellement et un essoufflement des cadres religieux.

Une nouvelle figure intellectuelle

Seule véritable catégorie type à s’être développé ou a tout le moins stabilisé, la notion d’intellectuel musulman est, semble t’il, la seule a avoir été épargné par cette faillite morale. Le développement d’Internet, avec la création de nombreux sites et de forums, a permis à plusieurs écrivains, sociologues et intellectuels musulmans, de prendre la parole et de pouvoir exprimer des idées. Cette révolution technologique apportée par Internet a largement profité à la production et à la diffusion de contributions intellectuelles sur les problématiques de l’islam européen. Elle a rendu possible les conditions d’un débat et l’émergence d’une opinion musulmane, certes diverse, mais néanmoins réelle.

Sur ce plan précis, le modèle de la figure intellectuelle musulmane européenne aura incontestablement, à ce jour, été incarné par Tariq Ramadan. Les causes du succès de son émergence, sur les scènes communautaires et publiques, sont nombreuses. Pour commencer, des qualités et des compétences intellectuelles incontestables, associées à un important travail et engagement personnel de l’homme. A cela, s’ajoute des origines familiales charismatiques (petit-fils de Hassan Al Banna, dont la portée symbolique est toujours perceptible).

Sans oublier l’encadrement matériel, organisationnel et associatif du Collectif des musulmans de France, qui a joué un rôle indispensable dans l’émergence nationale de Ramadan. Toutes ces conditions expliquent le succès et l’attrait exercé par l’intellectuel suisse sur son public composé de femmes, d’étudiants, de quadragénaires, des classes moyennes et plus généralement, de tous ceux qui n’adhèrent pas à la vulgate littéraliste.

Ramadan a su incarner un modèle d’intellectuel sachant concilier, sur le plan méthodologique, la foi et la raison. Une approche qui a permis la construction d’un discours réformiste basé sur la nécessité de contextualiser les problématiques qui sont celles de la communauté musulmane.

En ce sens, il a comblé un vide intellectuel abyssal sur le plan intra-communautaire autant que sur la scène médiatique et a, d’ores et déjà, joué un rôle historique de premier plan, dans la diffusion du réformisme religieux sur le vieux continent.

Malheureusement, en dix années, les choses n’ont pas beaucoup évolué. La difficulté de faire émerger un leader d’opinion au niveau national n’a pas permis de renouveler l’expérience.

Le résultat est une tendance certaine des musulmans à s’en remettre à une logique du tout Ramadan. Une logique néfaste qui a montré ses limites, la communauté musulmane ne pouvant se reposer sur un seul individu, quel qu’il soit.

Chez le réformateur suisse, cette écueil stratégique s’illustre par le conflit d’intérêt qui a pu se manifester entre la logique et la stratégie individuelle poursuivie par l’intellectuel, d’une part, face à une autre logique, collective et d’intérêt général, de la oumma. Conséquence : depuis quelques années, une forme d’institutionnalisation, inévitable, de l’intellectuel, avec ce que cela implique en matière de conformisme, s’est produite.

Ces évènements nous imposent de renouveler en profondeur le modèle et la diversité de la figure intellectuelle musulmane. Cette figure devrait se concevoir de plus en plus dans une perspective collective, avec une approche toute en concertation, des actions et du discours réformiste, à planifier. Sur ce plan, un authentique renouvellement du travail et de la production intellectuelle, devrait être réalisé. Les ressources en ce domaine sont importantes, le vivier intellectuel de la communauté musulmane francophone étant bien fournie . Ce vivier doit être mieux exploité qu’il ne l’est.

Les prémisses d’un renouveau

Tout nos dysfonctionnements (absence d’auto-critique, fragmentation, division et stagnation) reflète la profonde absence d’une conscience commune, chez la base autant que chez les responsables communautaires. La notion de responsabilité doit redevenir pour tous, pour reprendre une expression kantienne, un impératif catégorique. Il nous faut sortir des nombreuses impasses créées par les querelles idéologiques, les multiples conflits de pouvoir et la course pour le leadership, au sein de la communauté musulmane de France.

Nous ne pouvons plus renouveler ces erreurs. S’il existe bien des idées pathogènes, comme l’enseigne Bennabi, il existe alors des comportements pathogènes, qui en sont l’expression directe. De tels comportements finiront par nous contaminer profondément, si nous ne choisissons pas de nous engager résolument et une fois pour toutes, dans la voie curative du changement, la voie de la réforme, la seule voie possible pour que puisse émerger bientôt les prémisses d’une civilisation musulmane européenne, modèle et phare d’un Islam mondial résolument tourné vers le centre.

Plus que jamais, l’humanité nous regarde. Il serait temps de lui sourire…

Mots clés

Fouad Bahri

Journaliste et écrivain

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Vos réactions et commentaires sur cet article

8 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :

8 fevier,

vous etes, jusqu’a preuve du contraire, un de ces individus comme A. Meddeb qui preferent le laicisme a la democratie...

8 février 2008
UN intervenant a parlé de frousse et d’ignorance d’une population rétrograde à propos de la loi visant le port des signes religieux dans les établissements scolaires,je dois rappeler que la Tunisie avait 50 ans d’avance sur la France sur ce point.
7 février 2008
oumma.com-uk-fan a dit :

A 7 fevrier :

La France respecte la liberte de conscience mais a une longue tradition d’intolerance religieuse.

Puis-je vous donner un conseil ? Faites comme moi, travaillez a votre compte ainsi vous pourrez disposer de votre temps comme vous le voulez.

7 février 2008

J’ai fait les écoles françaises publiques et privées.

j’ai acquis la connaissance et suivit l’enseignement sans tabou.

J’ai partager avec beaucoup, me suis ouvert aux uns et mêmes aux autres sans faux semblant ce qui m’a valut un respect que je pense non feint

j’ai occupé des postes divers, fourni les efforts et les sacrifices nécessaires pour faire avancer les objectifs commerciaux, je suis un professionnel reconnu et apprécié.

Mais au final, je ne comprends toujours pas en 32 ans en France, pourquoi je ne peut-être ce que je suis. Je ne comprends pas comment au sein de la communauté des Hommes libres, ma foi peut être une atteinte à autrui. Je ne comprends pas non plus pourquoi l’ont veut ignorer que je suis.

Je peux passer 20 minutes toutes les deux heures à la pause café mais je ne peux m’isoler pour faire ma prière.

Je peux avoir des revendications salariales et même parfois abuser et faire appel à la solidarité ouvrière mais je ne peux demander que l’on me repecte tout autant que mon porte-monnaie.

Je ne comprends pas pourquoi je ne peux etre ce que je suis simplement.

Pourquoi mes frères musulmans jugent-ils leurs frères qui face à cette situation ont choisit de privilégier une contrainte plutôt qu’une autre et au moins être en accord avec Shahada ?

Pourquoi certains face à cette difficulté veulent-ils m’expliquer que je dois être un autre et aspirer à autre chose, je ne suis pas un fou, un malade ou un enfant. Pourquoi faire de la politique si c’est pour pour nier les difficultés plutôt que de leur apportés des solutions.

Je ne veux que vivre en paix avec moi-même.

Essalem alaykoum

7 février 2008
Urluberlu a dit :

"L’Islam de France", cette expression, chere à notre president Sarkozy est de plus en plus à la mode.... Il n’y a qu’un Islam et pas un Islam par pays, certes il y a des pratiquants qui se trouvent dans differents pays et qui s’appuient sur la souplesse de notre religion pour l’adapter aux spécificités de chacun mais l’Islam est UN ! Alors arretez avec cette expression permettant de detacher les musulmans français de leurs freres d’ailleurs...

Concernant l’article, certes il faut denoncer les derives mais l’auteur oublie de remercier les tabligh pour le REMARQUABLE travail de dahwa qu’ils ont fait en France, ils ont participé au reveil des musulmans de France. Il faut aussi remercier les salafs pour l’authenticité qu’ils sauvegardent. Arretons donc de generaliser pour plaire aux institutions, tout les salafs ne sont pas les même et après tout que veut dire salaf (salaf salih), les pieux predecesseurs... Ne voulons nous pas etre comme nos pieux predecesseurs ??? On croirait presque que Salaf veut dire mechant barbue ou retrograde poilu !!!!

Pour terminer cette superbe citatation de l’auteur : "Mais si courant traditionaliste il doit y avoir, en particulier en Europe, il doit être réduit et régulé." Réduit et regulé ??? hahahah comment ça ? On attribuerait des licences de salafs avec un systeme de permis à points ???!!!

Je ne juge pas l’auteur mais je ne partage pas son point de vue sur plusieurs points....

7 février 2008

Didier il ne s’agit pas d’une loi dans un état de droit mais d’une loi à caractère à destination de personnes ciblés à qui l’on interdit de s’habiller comme elle le souhaite. D’ailleurs comment peut-on qualifier le lynchage médiatique de débat simple expression de l’évident abus de pouvoir. Les musulmans ont subi sous prétexte de valueurs la frousse et l’ignorance d’une population rétrograde dont les préoccupations véritables se sont exprimés à mille reprise "nous" par rapport à "eux".

Dans un pays où la discrimination est le fer de lance de l’échiquier économique et sociale on ne peut se permettre de parler de loi ni de débat mais bien d’abus de pouvoir. Les multiples mascarades que tu oublies facilement afin d’enjoliver par un discours piteux que tu peux te permettre car couvert par l’abus de pouvoir, témoignent de l’aberration de cette loi concervatrice. L’alibi laïciste comme l’on qualifié les observateurs européens est et demeure une injustice et une hérésie enfermant les musulmans dans la vision sclérosée de la France en crise identitaire.

L’auteur s’interesse beaucoup à la forme, même si je partage l’idée que les plus rigoureux d’entre nous (les appelations catégoristes sont un non sens en Islam) apportent beaucoup à la communauté car au-delà de l’image dans laquelle on les enferme pour se dédouaner, ils s’agit pour la plupart d’individus de valeur même si parfois extrémiste avec eux-même. On peut regretter que la soit disant communauté les stigmatise en permanence alors qu’ils expriment à eux seuls les dilemnes et les carences que nous refusons de prendre en main. Faire du bla bla politique c’est bien quand on a rien à dire et que l’on joue les colons voulant administrer des indigènes mais si les musulmans eux-mêmes ne comprennent pas que les musulmans désirent simplement pratiquer leur foi comme ils l’entendent alors ne cherchez plus les causes de l’impasse.

6 février 2008
Rahma a dit :

Bonsoir,

Merci "Abdallah" pour cette invitation à ouvrir une nouvelle fois le Coran. Alors évidement le Coran aura toujours raison, dans l’absolu ! Mais ce qui m’intéresse, dans notre relativité, c’est la lecture que chacun peu en faire ! Et il y a autant de lecture que d’expérience de la vie. Et n’allez pas me dire que je veuille relativiser le message coranique, non ! Juste un besoin de réflexion partagé, d’émulation intellectuelle et pourquoi pas d’ijtihad ! Bonne lecture à chacun !

Cordialement

Rahma

6 février 2008
bilel a dit :
C’est lamentable cette vision du bouc émissaire. Je ne crois pas que l’islam doit quoique ce soit aux organisations citées, ses dérives actuelles sont de leurs faits, je crois sincèrement que des gens comme TARIQ RAMADAN l’ont justement sauvé d’un désastre sans nom, c’est bien grâce à eux que le véritable débat s’est instauré, que les bonnes questions sont posés, et que les prémisses intellectuelles, morales et civiques occupent de plus en plus les esprits les plus ouverts de notre communauté, ceux qui sont dans l’action et la connaissance. Je comprends la colère et la rage des gens comme FOUAD qui depuis si longtemps militent au sein de la communauté sans aucun bénéfices, s’en prendre à l’archaïsme des organisations musulmanes de France, c’est continuer à tourner inutilement en rond, s’en prendre au militantisme, aux actions et à la stratégie réformiste, qui comme dans le cas TARIQ RAMADAN, a donné et donné des résultats plus que probants, c’est aussi et de bonne guerre, mais totalement inutile, essayer de prendre le train en marche. Tout dans cet article tient de l’affect et du dérisoire, RAMADAN, contrairement à d’autres, a au moins le mérite d’aller au charbon et de bouger les préjugés et les ordonnances des opportunistes et des chapelles.
6 février 2008
Didier a dit :

Un intervenant s’est élevé contre l’expression utilisée par l’auteur "une simple étoffe de pudeur" pour fustiger une fois de plus contre la loi pour les signes religieux à l’école.

Sans relancer la sempiternelle polémique, il est vrai que c’est un peu spécieux d’utiliser cette expression pour désigner ce qui a été l’origine d’un débat aussi passionné. S’il s’agit d’un accessoire de simple pudeur, on ne peut pas oublier que cette notion de pudeur vestimentaire (voire de pudeur tout court) a considérablement varié dans l’histoire et selon les zones géographiques, selon les pays, voire au sein d’un même pays. Le niveau de pudeur vestimentaire est un phénomène quasi social et dépend donc des sociétés. Il n’y aurait vraiment pas eu de quoi alimenter un tel débat, et encore moins d’être à l’origine d’une loi dans un état de droit !

Par contre, si cette "simple étoffe" a une connotation ou une signification religieuse, ce que je crois, on retrouve effectivement tous les éléments pour passionner un débat et provoquer des réactions bien arrêtées de chaque bord. D’où la genèse et le long processus de la fameuse loi.

C’est le problème avec les religions. Comme chacune d’entre elles est persuadée d’être la seule à détenir la vérité, elles passent leur temps à se définir par ce qui les différencie que par ce qui les unit. C’est une manie chez les hommes.

6 février 2008
ideale a dit :
Maringot écrit : "La sortie de votre impasse se fera dans une optique républicaine et non communautaire comme ce papier le laisse entendre. La République est l’avenir de tous les citoyens y compris ceux de religion musulmane. La République France est laique et c’est dans ce cadre et seulement dans celui-ci que vous devez envisagez votre avenir et non dans un autre cadre qui ne sera qu’illusoire." A bon Martingot, les "juifs de France" y sont parvenus, pourquoi pas les musulmans ?
6 février 2008
fleur de canne a dit :
Non Mr Bahri ne se prend pas pour le centre du monde mais parlait, je pense, de la religion du juste milieu. Je trouve son analyse très interressante et souvent pertinente et les réactions à cet article confirment que notre union n’est pas pour demain, et Allah est le plus savant.
6 février 2008
Yasser a dit :
Tariq Ramadan a également une part de responsabilité dans cette impasse. Tariq Ramadan a eu beaucoup de moyens associatifs à sa disposition, il a eu des tribunes médiatiques, et pourtant il n’ a rien conçu de solide, ni entamer aucune dynamique de construction sur le plan associatif. Cette impasse est aussi la sienne, il faut qu’il assume. Mais Tariq Ramadan se garde bien d’évoquer ce fiasco, et préfère endosser le rôle de "penseur" de l’islam européen.
6 février 2008
Ahmad a dit :

D’après l’auteur de l’article, l’islam de France serait dans l’impasse. Il lui faudrait, entre autres, pour s’en sortir :

 des associations représentatives pour défendre les intérêts de la communauté musulmane auprès des autorités ; et

 des « chefs spirituels », ou maîtres à penser, ou leaders pour guider la communauté dans la bonne voie.

Tout cela, a priori, n’a pas l’air bien sorcier.

Pourquoi les musulmans de France ne parviennent-ils pas à constituer des associations représentatives de leurs intérêts ? A mon avis, c’est parce qu’ils sont divisés en plusieurs groupes aux intérêts divergents, qui sont manipulés à des fins strictement politiques par des chefs qui défendent souvent les intérêts et la sphère d’influence d’éléments étrangers.

La manipulation est d’autant plus facile qu’elle repose sur deux facteurs-clé :

On crée une confusion entre le domaine religieux et le domaine politique, ce que tous les chefs musulmans ont su habilement faire depuis dix siècles au moins, pour protéger leurs propres intérêts et consolider leur pouvoir. Il est plus facile de mobiliser les gens pour défendre une cause religieuse que pour défendre des intérêts bassement matériels.

D’autre part, les intérêts étrangers qui téléguident ces grandes manœuvres disposent de ressources financières considérables, qu’ils dépensent pour promouvoir leur influence.

Ces deux facteurs décuplent la difficulté qu’ont les musulmans de France de se constituer des associations représentatives. Mais, si on séparait la religion de la politique, les choses deviendraient beaucoup plus simples à résoudre.

Pour défendre les intérêts des musulmans auprès des autorités, et au sein de la communauté au sens large, il faut des gestionnaires chevronnés, non pas des théologiens ou des imams. Or, les gestionnaires musulmans qualifiés ne manquent certainement pas, si on ouvre la porte aux générations formées aux techniques de gestion dans les bonnes écoles françaises.

La question des « chefs spirituels » se pose en de tous autres termes. Pourquoi les musulmans de France auraient-ils besoin de maîtres à penser contemporains ? L’auteur de l’article semble dire que Tariq Ramadan a représenté, à un certain moment, un tel leader, mais qu’il est devenu un peu « dépassé » maintenant.

Mais, qu’attendent les musulmans de France d’un « chef spirituel » ? En quoi Tariq Ramadan ne conviendrait-il plus pour représenter un tel chef ? Là encore, on est en pleine confusion entre la religion et la politique.

L’islam existe depuis 14 siècles, et a eu tout au long de son histoire des milliers de penseurs de haut niveau, qui ont cherché à comprendre, à formaliser, à expliquer tous les points qui pouvaient se poser à leurs contemporains.

Il serait bien étonnant qu’il subsiste, de nos jours, des points significations de la « ‘aquida » (foi) ou des « mu’amalats » (transactions de la vie quotidienne), qui n’aient pas encore été traitées en long et en large par ces différents auteurs.

Le « chef spirituel » dont la communauté a besoin n’est donc pas quelqu’un qui va innover en quoi que ce soit, en ce qui concerne la compréhension du dogme. C’est plutôt un « leader » de la communauté, en d’autres termes un chef « politique » qui est requis. Cela pose le problème en des termes bien différents.

Evidemment, quand il s’agit pour les musulmans de France de se choisir un chef politique, il y a pléthore de candidats, dont la majorité n’offrent pas le moindre intérêt, à titre personnel, mais sont appuyés par des intérêts étrangers qui souhaitent les voir accéder à de telles fonctions, pour mieux servir les intérêts étrangers en question.

Pourtant, dans le tas, il doit bien y avoir des gens de mérite, faciles à déceler, sur la base de leur parcours professionnel et dans leur vie privée, au cours des dernières années. Comme dans tout choix de ce genre, le hasard intervient, un peu, mais il y a certainement possibilité de guider la communauté vers un choix satisfaisant, comme dans toute élection politique.

6 février 2008
Martingot a dit :
La sortie de votre impasse se fera dans une optique républicaine et non communautaire comme ce papier le laisse entendre. La République est l’avenir de tous les citoyens y compris ceux de religion musulmane. La République France est laique et c’est dans ce cadre et seulement dans celui-ci que vous devez envisagez votre avenir et non dans un autre cadre qui ne sera qu’illusoire.
6 février 2008
Fatiha a dit :

salam a’likoum/bonjour,

Avant de s’attaquer au tabligh et salafis, il vaudrait déjà que tous les interlocuteurs (cfcm, uoif, fnmf,et...) auprès du gouvernement démissionnent, ils auraient du le faire après le vote de la loi sur le foulard (seul véritable signe religieux visé). Mais au lieu de cela, ils ont continué à se faire ridiculiser au yeux des musulmans et à se laisser humilier encore une fois par le gouvernement (procès de charlie hebdo).

Là est le 1er problème à régler.

6 février 2008
amazone a dit :
Karim signale que l’islam de France est dans l’impasse et qu’il faudrait un miracle pour se sortir de cette imapsse. Je crois pour ma part que "l’islam de France" en est à ses premiers balbutiements. En effet, l"islam de France" est un concept assez récent et que les associations sont nouvellement nées aussi je crois qu’il nous faut encore du temps, qu’il nous faut encore faire des erreurs, nous trompez et aussi nous faire avoir. Cependant je ne déséspère pas que nous arrivions à nous fédérer autour d’un "islam de France", l’essentiel est que sur les points les plus importants et sur la conception de l’islam nous soyons d’accord, ne restent que certains points litigieux sur lesquels il serait profitable que nous méditions. Je ne partage pas le point de vue de Hamza qui pense qu’il n’est pas utile de se fédérer en oumma. Je crois qu’il est essentiel que nous nous fédérions en oumma, afin de peser dans les décisions nous concernant. C’est là que réside justement le succés d’un "islam de France" et plus largement d’Europe.
6 février 2008
Abdallah a dit :
Salam, Je conseille à Rahma d’ouvrir un Coran et de le lire avec un minimum d’attention. Cela lui fera certainement un grand bien et lui permettra entr’autre de parler de certaines choses en connaissance de cause. Tous mes respects
6 février 2008
Rahma a dit :
Et si al-Umma al-Muhammadia, la Communauté Muhammadienne, telle qu’elle a été conçue par le Sceau de la prophétie, correspondait à la communauté humaine dans son ensemble. La sahifa du Prophète, ne prévoyait-elle pas d’inclure dans cette communauté les "Gens du Livre" auxquels ont été ajouté les polythéiste arabes ? N’est-il pas urgent d’élargir notre compréhension du sens a donner à la Umma ? Ce n’est qu’en la pensant dans sa portée universelle que tous, Musulmans ou non, nous arriverons a nous unir autour des mêmes principes ! La fameuse arche de Noé (Nuh) n’était-elle pas aussi une allégorie de notre planète Terre menacée ? Si, comme je le crois, c’est le cas, alors il y a urgence à nous concentrer sur l’essentiel.
6 février 2008

La dialectique du mépris triomphe dans cette article, "une simple étoffe de pudeur", cette expression qui semble de bons sens pour le musulman partisan du voile est une insulte pour toutes les femmes qui ne portent pas le voile. Elle dit simplement que celles qui ne le portent pas sont impudiques voire de moeurs légeres !

Comment peut-on mener campagne sur ce thème en sous-entendant que les femmes qui ont la tête denudée sont des femmes légeres et impudiques ?

C’est cela qui constituera sans doute les limites de l’islam en Europe, il ne déborde guère au-delà de la communauté d’origine, donc l’augmentation des musulmans d’Europe vient essentiellement des immigrants musulmans eux-mêmes.

6 février 2008
Fahima a dit :
Cet article est trop général et trop moue. Il n ’ y a pas de propositions concrètes et se contente d’un constat sans pistes de réfléxions structurées. L’auteur cherche à ménager le choux et la chèvre. A l’arrivée, il n’ y a pas grand chose de précis.
6 février 2008
SAHS a dit :
Salam Fouad Bahri nous a habitué à ses analyses pertinentes sur des siuations très souvent épineuses et pour le moins qu’on puissent dire des situations où le flou est le maître mot. Encore une foi il n’a pas manqué à sa réputation. Merci Fouad Bahri ! Le seul bémol dans l’histoire c’est qu’il ramène de l’eau au moulin à certains responsables de l’UOIF et qu’il leur donne une légitimité qu’ils ne méritent plus depuis belle lurette. Les erreurs stratégiques qu’ils ont commises, le mal qu’ils ont fait à la communauté musulmane de France ainsi qu’à plusieurs autres responsables de cette communauté... tout cela fait qu’ils méritent d’être mis au placard. Si on continue à soutenir directement ou indirectement des structures qui fonctionnent comme l’actuelle UOIF... C’es l’islam de la subordination conjugué à l’islam du marché qu’on fera perpetuer... C’est l’avenir de l’islam de nos enfants et de nos petits enfants qui est en jeu Si on laisse faire l’UOIF c’est un islam comme celui du bled qui s’installera (relation maître à esclave avec les autorités politiques en place) Et plus rien ne justifiera alors l’immigration des musulmans en France, puisqu’elle ne leur apporte pas plus de liberté... Leur séjour en France -terre non musulmane- sera carrément Haram... Salam
6 février 2008
candidepastrop a dit :

C’est finalement l’histoire d’un échec prévisible qu’un enfant de maternel aurait prédit.

Comment vouloir demander qu’une partie des jeunes éléves portent un "simple morceau de tissu", les distinguant de leurs autres camarades dans une école de la République ? sans comprendre que l’on touche là à un des fondements de la République ?

Apparemment certains musulmans semblent le croire et sont etonnés de l’échec systématique de leurs démarches.

Quand on se lance sur le terrain de la politique, on étudie d’abord l’environnement et les forces en présence, mais cela est broutille pour certains !

Alors, la leçon à tirer de cette échec ? on recommence ce qui a si bien échoué !

6 février 2008
Hocine a dit :
En tant qu’ancien militant de CMF, j’approuve cet article , notamment au niveau de sa dénonciation de la stratégie du » tout Tariq Ramadan ». Cette stratégie a été suivie par le collectif des musulmans de France, et elle a donné des résultats très médiocres. Le collectif des musulmans de France paye aujourd’hui très cher cette tactique qui consister à s’abriter derrière Tariq Ramadan sans tenir un discours autonome ( voire critique constructive ) vis – à-vis de lui. J’avais alerté plusieurs fois les frères de CMF, mais sans aucune réaction de leur par que j’ai fini par quitter.
6 février 2008
Abdallah a dit :

Salam Aleykom Grand merci à Fouad Bahri. Tu a été comme tu nous y as toujours habitué à la hauteur. Tu as parlé des dangers du radicalisme religieux, de la lecture littérales des textes religieux... Tu as raison Mais tu n’as pas parlé des intentions hégémoniques de certaines fédérations d’associations de musulmans. Tu n’as pas parlé de la politique de l’islam de subordination que pratiquent ces mêmes fédérations. Tu a fait un rapprochemnt entre le point de vue de Tariq Ramadan et celui l’UOIF dans l’affaire du foulard. Je ne pense pas que tu as raison sur ce point ... Car Tariq se démarque nettement des dirigents actuels de l’UOIF dans la plupart des dossiers touchant l’actualité des musulmans en Europe. Tu n’as pas parlé non plus de l’islam de marché qui se développe à outrance par-ci et par-là... Tout cela constituent des dangers qui menace l’avenir de l’islam en France et en Europe

Merci en tout cas pour ce brillant article

6 février 2008

« une civilisation musulmane européenne, modèle et phare d’un Islam mondial résolument tourné vers le centre ».

Monsieur Bahri ce prend pour le centre du monde ? Croit-il sérieusement que les musulmans du monde entier regardent les musulmans vivants en Europe.

6 février 2008
Hamid a dit :
Cet article manque de réalisme en cherchant à dresser une vision idéale "organisationelle " pour les musulmans de France sans tenir compte d’une réalité muusulmane en France très complexe qui empêche justement d’aboutir au projet que l’article espère atteindre.
6 février 2008
Hamza a dit :
Très bel article et très vaste programme. Cependant, ne pourrait-on pas simplement commencer par faire en sorte que le citoyen musulman vise prioritairement à donner le meilleur de lui-même dans le pays où il a "choisi" de vivre ? Cette façon systématique de voir tout à l’aune d’une hypothétique et indéfinissable oumma est, à mon sens, une des raisons majeures de nos difficultés et de nos déboires. A trop simplifier, on s’est englué dans le caricatural et ouvert ainsi une voie royale aux obscurantistes de tous poils.
6 février 2008
Karim a dit :
L’Islam de France est dans une impasse , c’est une lapalissade que de le dire. Mais cet etat de fait va persister encore longtemps. Je en vois par quel miracle, on pourrait sortir de cette impasse, à moins de croire au Père Noël. Un miracle est toujours possible, voilà la solution pour sortir de l’impasse
6 février 2008
Hicham a dit :
L’UOIF a certes échoué, mais il faut également ajouter le CMF qui est proche de Tariq Ramadan et qui a essuyé des revers cinglants depuis plusieurs années. CMF ne représente pas grande chose, quelques militants à peine disséminé dans toute la France. CMF ne sait plus comment réagir.
6 février 2008
LABROUSE a dit :
L’UOIF s’est planté, tout le monde le sait. Comme le CFCM ; l’échec est totale, chronique d’un fiasco annoncé !!!!!
 
Oumma Television

 

Institut Français de la finance Islamique

 



 

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