Sondage : Marine Le Pen en pôle position au 1er tour de la présidentielle

2012 verra une réédition du 21 avril 2002 ? Pensez donc, plus jamais ça ! La patrie des droits de l’Hom

samedi 5 mars 2011

2012 verra une réédition du 21 avril 2002 ? Pensez donc, plus jamais ça ! La patrie des droits de l’Homme est définitivement immunisée contre la Lepénisation de la société, qui, elle, n’est pas « rampante », loin s’en faut… Elle est juste fracassante et apocalyptique !

Ce qui semblait être inconcevable en 2002, ou relever d’une pure vue de l’esprit, a bien failli tourner au scénario catastrophe lorsqu’au deuxième tour de la présidentielle, suite à l’élimination de Lionel Jospin, un affrontement inédit et frissons garantis a opposé Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen.

La France avait alors frémi devant la vision cauchemardesque du FN triomphant, elle avait su taire ses clivages pour faire l’union sacrée contre l’engeance du néo-fascisme à la française, et alors que l’extrême-droite allait depuis à vau-l’eau, exsangue et ne faisant plus recette dans les urnes, voilà que l’ère Sarkozy, après l’avoir remise en selle, pourrait lui offrir son grand soir… Chimère que tout cela ?

Sondage après sondage, la percée de la dame de fer du FN, Marine Le Pen, n’a cessé de se confirmer, surfant sur la vague très porteuse d’un populisme européen revivifié, au point de prendre aujourd’hui la pôle position « au premier tour de la présidentielle, devant Nicolas Sarkozy et le candidat du PS au coude à coude », selon un sondage Harris Interactive pour le Parisien à paraître dimanche.

Perspective inimaginable que celle de Marine Le Pen donnée qualifiée pour la première fois pour le second tour, damant le pion au président en exercice, et aux deux partis poids lourds de l’Hexagone ? Pas si sûr...

Quand l’obsession du péril vert, l’instrumentalisation des peurs et la vindicte utile constituent la pierre angulaire du mandat présidentiel, quand le président qui se croit roi n’a cessé d’agiter les vieux démons pour masquer son piètre bilan, quand Nicolas Sarkozy fait du Le Pen sans état d’âme, eh bien c’est la fille de ce dernier qu’il a propulsée sur le devant de la scène et mise sur sa route, au risque de se brûler les ailes, mais pire encore au risque de faire courir la France à sa perte.

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