Dimanche 12 février 2012

Solidarité avec Amina, condamnée à mort par lapidation

La Cour suprême du Niger a ratifié la condamnation à mort par lapidation d’Amina, elle a seulement repoussé l’application de la peine d’un mois pour raison d’allaitement de son fils. Après elle sera enterrée jusqu’au cou et tuée à coup de pierres, à moins que l’importance de la condamnation ne fasse réfléchir les autorités nigériennes.

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AMINA LAWAL,
musulmane de 30 ans, a été condamnée à la lapidation à mort le vendredi 22
mars 2002 par un tribunal de la Charia à Bakori, dans l’Etat de Katsina, au Nigéria
du nord. Amina aurait avoué avoir eu un enfant alors qu’elle était divorcée.
La grossesse hors du mariage constitue une preuve suffisante pour qu’une femme
soit déclarée coupable d’adultère en vertu du nouveau code pénal pour les
musulmans, basé sur la Charia et institué dans l’Etat de Katsina. L’homme
qu’elle désignait comme étant le père de sa petite fille aurait nié avoir eu
des rapports avec elle et sa déposition a suffi pour que l’on abandonne les
accusations contre lui. Amina n’avait pas d’avocat au cours de son premier procès,
où la sentence a été prononcée. Mais elle a maintenant interjeté appel de
sa condamnation avec l’aide d’un avocat recruté par une association nigériane
de femmes. Le Tribunal supérieur de la Charia de Funtua, Etat de Katsina,
annoncera le 15 mai la date de l’audience de l’appel d’Amina de sa condamnation
à mort par lapidation.

Le cas d’Amina Lawal au 7
juin 2002

Le 14 janvier 2002, Amina Lawal,
30 ans, dernière enfant d’une fratrie de 13, divorcée avec déjà 4 enfants,
est arrêtée pour adultère.

Le 15 janvier une première
audience a lieu en présence de Yahaya Muhammad qui vivait avec elle depuis 11
mois, l’a reconnu et a déclaré avoir voulu l’épouser. Il a nié avoir eu des
relations adultérines avec elle et après avoir juré sur le Coran selon la loi
islamique, il a été relaxé. Amina a été accusée de fausse accusation
contre lui.

Deux autres audiences ont eu
lieu le 13 et le 20 février.

Le 22 mars, la cour de la
Charia de Bakori dans l’Etat de Katsina la condamne à mort par lapidation pour
avoir eu une petite fille, Wasila, le 8 janvier hors mariage.

Amina n’a pas eu d’avocat
durant les audiences ni au moment du jugement.

Une organisation de femmes nigérianes
pour les droits humains s’est occupée d’elle et lui a trouvé un avocat.
Celui-ci a fait appel et a discuté les conditions de sa caution auprès de la
cour supérieure de la Charia de Funtua dans l’Etat de Katsina. L’appel a été
reçu et elle devait comparaître le 27 mai puis l’audience a été repoussée
au 3 juin. Les juges voulaient remettre la comparution à l’année 2003, mais
l’avocat a demandé qu’elle soit reportée au 8 juillet 2002 en faisant valoir
qu’un ajournement aussi long ne servait à rien et ne ferait qu’ajouter à
l’incertitude créée par tout le processus en cours. L’avocat a discuté avec
les juges afin qu’Amina soit libre de retourner dans son village pour s’occuper
de son bébé de 6 mois (elle devait auparavant se présenter devant la cour
tous les 15 jours.) Les juges l’ont accepté, son oncle voulant bien se porter
caution pour elle.

- nouvelles
du 19 août 2002

La Cour d’appel islamique de
Funtua a confirmé ce lundi 19 août la condamnation à mort par lapidation.

Elle a 30 jours pour faire
appel de cette décision

- mise à
jour du 1er octobre 2002

Le tribunal islamique de Funtua,
qui a condamné une seconde fois en appel Amina Lawal à la lapidation le 19 août,
rentre de congés. Nous attendons donc une date pour un nouveau procès en appel
et devons nous mobiliser pour la sauver. Elle est toujours en grand danger.

Un groupe d’Amnesty en Grande
Bretagne a recuelli 1.3 millions de signatures contre ce châtiment
innacceptable et scandaleux et les a transmis à l’Ambassade du Nigeria à
Londres en présence de la télévision.

*****

La Cour suprême du Niger a ratifié la condamnation à mort par lapidation d’Amina, elle a seulement repoussé l’application de la peine d’un mois pour raison d’allaitement de son fils. Après elle sera enterrée jusqu’au cou et tuée à coup de pierres, à moins que l’importance de la condamnation ne fasse réfléchir les autorités nigériennes. Au moyen d’une campagne de signatures pareille à celle-ci, on sauva la vie à une autre femme dans la même situation. Il n’y a pas de temp à perdre. Ne doutez pas et agissez s’il vous plait. Safiya allait se faire lapider parce qu’elle avait eu un enfant après avoir divorcé.

Amina Lawal risque donc
toujours la peine de mort par lapidation et nous vous demandons d’aider à la
sauver en écrivant ou en envoyant des fax ou des mails aux autorités nigérianes
 :

Ne pensez pas que cela ne serve à rien, cela a déjà sauvé la vie d’une femme

-His Excellency Olusegun
Obasanjo,

President of the Republic,

The Presidency, Federal Secretariat, PhaseII, Shehu Shagari Way, Abuja - Nigeria

 

Fax : 234 9 523 21 36 - Mail : president.obasanjo@nigeriagov.org

-Kanu Godwin Agabi,

Minister of Justice,

New federal secretariat complex

Shehu Shagari Way,

Abuja

Fax : 234 9 523 52 08 -

Alhaji Sule Lamido,

Minister of Foreign Affairs,

Maputo street, Zone3,

Wuse district,

Abuja

Fax : 234 9 523 52 08

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