Sénégal : l’union sacrée des religieux chrétiens et musulmans contre le Sida

Au Sénégal, terre de la tolérance religieuse, où l’islam largement répandu se réclame du soufisme, la

vendredi 2 juillet 2010

Au Sénégal, terre de la tolérance religieuse, où l’islam largement répandu se réclame du soufisme, la malédiction du Sida ne cesse d’évoluer, même si, jusqu’ici, elle s’est montrée moins implacable que dans d’autres endroits d’Afrique.

Désireux d’attaquer le mal à la racine, ce sont les religieux, chrétiens et musulmans, auxquels se sont associés des experts médicaux, qui montent au front, unis dans un pacte sacré, afin d’éclairer de leur éthique et de leurs valeurs communes la prévention et l’accompagnement d’un fléau planétaire.

Une croisade de salubrité publique, placée sous la présidence du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, alliant harmonieusement préceptes religieux et savoir médical, qui a donné naissance à un guide destiné à toute la population, fruit de la réflexion des églises et des mosquées, représentées par le Cardinal Théodore Adrien Sarr et l’Imam Ousmane Guèye, de l’Association nationale des imams et oulémas du Sénégal.

Le Sida ne passera pas par les deux grandes religions monothéistes du Sénégal, bien résolues à lui faire rempart, à travers un ouvrage indispensable, initiant aux « principes médicaux, coraniques et bibliques que tout croyant doit lire, savoir et appliquer », tout en orientant les interventions dans la prévention et l’accompagnement psychologique des malades.

Cette alliance entre chrétiens et musulmans, symboliquement pleine d’espoir et très prometteuse, vise à privilégier une meilleure compréhension de la maladie auprès des croyants, en incitant chaque individu, au nom de sa foi en Dieu, à s’engager dans l’effort national de lutte contre sa propagation, mais également contre la mise à l’index des victimes contaminées.

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