Dimanche 12 février 2012

Science et religion aujourd’hui : perspectives islamiques (2/2)

Le monde musulman a rencontré la science moderne, au XIXème siècle, sous la forme d’un double défi, à la fois matériel et intellectuel. La défense de l’empire ottoman face à la poussée militaire des pays occidentaux, puis le succès de la colonisation, ont rendu nécessaire l’acquisition de la technologie occidentale, et donc de la science qui en est la fondation.

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Les différentes positions des musulmans contemporains face à la science se répartissent selon des courants qui suivent toujours, d’une façon ou d’une autre, cette ligne de l’unité de la connaissance. Qu’il me soit permis de retracer ici, très brièvement, l’histoire récente de ce rapport à la science.

Le monde musulman a rencontré la science moderne, au XIXème siècle, sous la forme d’un double défi, à la fois matériel et intellectuel. La défense de l’empire ottoman face à la poussée militaire des pays occidentaux, puis le succès de la colonisation, ont rendu nécessaire l’acquisition de la technologie occidentale, et donc de la science qui en est la fondation.

Cette pression de la science moderne sur l’islam, qui a débuté il y a plus de deux cents ans, demeure encore très forte. L’Occident apparaît, plus que jamais, comme le modèle de progrès qu’il faut rattraper, ou au moins suivre, en formant techniciens et ingénieurs, et en assurant le transfert massif des technologies indispensables au développement. Voilà pour le défi matériel.

Mais la rencontre entre l’islam et la science moderne a surtout suscité une réflexion d’ordre intellectuel, c’est-à-dire philosophique et doctrinal, en quelque sorte provoquée par un événement inaugural, la fameuse conférence « L’Islamisme et la Science » donnée par Ernest Renan (1823—1892) à la Sorbonne en 1883. Dans la perspective positiviste qui était la sienne, Renan y critiquait l’incapacité des musulmans à produire des découvertes scientifiques, et leur inaptitude à la pensée rationnelle.

Cette conférence fut ressentie comme une provocation par les intellectuels musulmans de l’époque qui étaient en contact avec l’intelligentsia occidentale. Ces intellectuels, dont Jamâl-al-Dîn Al-Afghânî (1838—1897) fut le précurseur, défendirent alors l’idée que l’islam n’avait pas connu de rupture entre religion et science, alors que le christianisme, surtout le catholicisme, avait vécu une longue période de conflit avec celle-ci.

Selon eux, la science moderne n’est rien d’autre que la « science islamique » autrefois développée par le monde musulman de l’époque classique (celui des califats umayyade et abbasside), et finalement transmise à l’Occident, dans l’Espagne du XIIIème siècle, grâce à des traductions qui permirent ensuite la Renaissance et les Lumières.

Pour ces intellectuels à l’origine du courant « moderniste » de l’islam, il n’y a rien de mauvais, en principe, dans la science. Seules les distorsions imposées à la science par la vision matérialiste et positiviste des philosophes et scientifiques anti-religieux de l’Occident demeurent inacceptables.

La science moderne n’a pu naître dans le monde musulman, pourtant très avancé à une certaine époque, à cause des « superstitions » ajoutées à la religion d’origine, qui ont incité au fatalisme quiétiste plus qu’à l’action. A l’issue de cette prise de conscience de l’engourdissement (jumûd) des sociétés musulmanes, les modernistes appellent à la renaissance (nahdah), par la réforme (içlâh) de la pensée islamique. Cette position, très répandue dans le monde musulman, pose un certain nombre de questions épineuses, que l’on peut résumer en disant qu’il s’agit de savoir si la réforme doit conduire à « moderniser l’islam » ou à « islamiser la modernité ».

Ce premier courant, sans doute majoritaire, considère donc, dans le sillage des réformistes des XIXème et XXème siècles, qu’il n’y a rien d’intrinsèquement mauvais dans la science. L’Occident, qui est actuellement le producteur des découvertes scientifiques, doit être blâmé seulement pour sa vision matérialiste et son indifférence à la morale. Ce que ce courant place sous le nom de science, ce sont essentiellement les sciences de la nature, et non les sciences humaines pénétrées des valeurs anti-religieuses de l’Occident.

La science est considérée comme pourvoyeuse de « faits » qui, en eux-mêmes, sont complètement neutres. Ce qui manque à l’Occident, c’est le sens de l’éthique que certains scientifiques occidentaux ont manifesté de façon personnelle, mais qui n’apparaît pas assez, ou pas du tout, dans les sociétés occidentales. Ainsi de grands scientifiques, comme le prix Nobel de Physique (1979) Abdus Salam (1926—1996), ont-ils pu se faire les avocats du développement de la science moderne dans le monde islamique. Ces défenseurs de la science rappellent les heures glorieuses de la grande époque de la science en islam, énumèrent la longue liste des savants musulmans « oubliés de l’histoire », et cherchent à construire un futur en promouvant le rôle émancipateur de l’éducation.

Ce courant connaît actuellement un essor considérable, tout en étant, parfois, récupéré à des fins apologétiques. En 1976, un chirurgien français, Maurice Bucaille (1920—) publia La Bible, le Coran et la Science où il étudiait les écritures saintes « à la lumière des connaissances modernes », et concluait à l’authenticité du Coran, en raison « de la présence d’énoncés scientifiques qui, examinés à notre époque, apparaissent comme un défi à l’explication humaine ». L’intention initiale n’était pas d’aborder les rapports entre science et religion en islam, mais de prendre part au débat des orientalistes, et des islamologues contemporains, sur le statut du Coran, en apportant des éléments en faveur de l’authenticité de celui-ci.

Cette idée des « preuves scientifiques » de la vérité du Coran fut propagée dans le monde musulman par les nombreuses traductions du livre de M. Bucaille, et amplifiée au point d’occuper une place dominante dans l’apologétique actuelle, où le thème traditionnel de « l’inimitabilité du Coran » (i’jâz al-qur’ân), une inimitabilité liée au miracle de la langue que Dieu a choisie pour transmettre Son Message aux hommes, est réinterprété comme une inimitabilité « scientifique » (i’jâz ‘ilmî), du texte sacré. Les « savants occidentaux » qui y sont mis en scène reconnaissent dans le Coran les dernières découvertes de la science moderne (cosmologie, embryologie, géophysique, météorologie, biologie), et affirment ainsi la vérité de l’islam. Etant donné l’importance de cette question, qui déchaîne les passions de ses partisans comme de ses détracteurs, qu’il me soit permis de m’y attarder un peu.

Il me semble qu’il faut distinguer deux niveaux dans cette démarche, que j’appellerai, pour simplifier, celui des « faits », les faits qui font ce que le monde est, et celui des « faits scientifiques », les faits qui sont décrits par la science moderne et inscrits dans son discours, après avoir été mesurés, et mis en équation dans des théories scientifiques.

Tout musulman garde en mémoire ce que Dieu dit : « Nous n’avons rien omis dans le Livre » (wa mâ farratnâ fî-l-kitâb min shay). Croire au miracle du Livre, c’est donc ne pas refuser a priori que Dieu puisse y montrer des signes destinés à prouver la véracité du message. Le monde et le Livre résultent l’un et l’autre de l’Ordre de Dieu (al-amr). Ils ont, en quelque sorte, le même Auteur. Il est donc effectivement « miraculeux » que le discours coranique sur le monde mentionne des « faits », et soit conforme à ce que le monde est, tout simplement, parce qu’il n’y a pas de « double vérité », comme al-Ghazâlî et Ibn Rushd l’avaient déjà compris.

Dans le même temps, comme al-Ghazâlî et Ibn Rushd l’avaient aussi remarqué, Dieu nous demande d’aller contempler les merveilles de Sa Création pour y lire Ses signes. Cette démarche de compréhension du monde avec notre intelligence était celle de la philosophie, à l’époque de ces deux penseurs, mais c’est désormais celle de la science. Tout consiste donc à comprendre ce que Dieu veut nous révéler dans le texte sacré, et ce qu’Il veut nous dévoiler dans le monde.

Par la révélation, Dieu a délivré cette connaissance que l’homme ne pouvait acquérir par ses propres moyens, selon le verset : « Il a enseigné à l’homme ce que celui-ci ne savait pas » (‘allama-l-insâna mâ lam ya’lam). Car l’objectif de la révélation n’est-il pas, avant tout, de donner à l’homme les moyens d’adorer Dieu pour Le connaître, et d’être sauvé, si Dieu le veut, par cette adoration ? Mais Dieu, qui a insufflé en Adam de son Esprit (min rûhi), et lui a appris « tous les noms » (al-asmâ kullahâ), a aussi rendu l’homme capable de comprendre en partie le monde, assez pour y agir comme le vice-régent de Dieu (khalîfatu-Llâh fî-l-ard).

L’homme se doit donc d’explorer le monde avec son intelligence, pour répondre à l’ordre de Dieu. Cette exploration se fait par la science, aujourd’hui comme durant la grande période de l’islam, sous les califats. Or il faut être conscient que les développements scientifiques se construisent dans un contexte très particulier, de « va-et-vient » entre théorie et expérience. Les mots y acquièrent un sens technique spécial.

Aussi la recherche, non de « faits », mais de « faits scientifiques » quantifiables et mesurables comme la valeur numérique de la vitesse de la lumière, dans le texte coranique, résulte-t-elle d’un malentendu, tout simplement parce qu’en cherchant ces faits scientifiques dans le Livre plutôt que dans le monde, on se méprend sur l‘endroit où les chercher. Cette méprise est doublement problématique, pour la religion et pour la science.

Problématique pour la religion, car cette recherche, attirant notre attention sur les versets coraniques dans la seule perspective des phénomènes matériels, risque de nous faire perdre la perspective des vérités intellectuelles et spirituelles qui imprègnent chaque verset coranique ; problématique pour la science, car, en ne cherchant pas à comprendre tout le travail qui réside derrière les mots et les concepts scientifiques, et en se livrant parfois à des « acrobaties numériques » pour lire des quantités mesurables entre les lignes du texte sacré, on déserte la participation active à cette aventure contemporaine de la science, une aventure qui est pourtant indispensable au développement de nos pays et au bien de la ummah.

Revenons à la position du premier courant de pensée sur les relations entre science et religion. Pour lui, il n’y a qu’une seule façon de faire de la science. La « science islamique » de la glorieuse époque n’est autre que la science universelle, pratiquée par des scientifiques appartenant à la civilisation arabo-islamique. Mais cette position rencontre de fortes critiques. En effet, ses détracteurs disent qu’elle procède d’une vision « héroïque » de la science. C’est-à-dire une vision qui ne correspond pas à la façon dont la science se pratique réellement. Car celle-ci ne peut être dégagée du contexte social et culturel dans lequel elle s’élabore.

Fort de cette constatation, le deuxième courant de pensée refuse cette idée de science universelle, et met l’accent sur la nécessité d’examiner les présupposés épistémologiques et méthodologiques de la science moderne d’origine occidentale, qui ne sauraient être acceptés « en l’état » par le monde musulman. Ce courant se fonde sur les critiques émanant de la philosophie et de l’histoire des sciences. Karl Popper (1902—1994), Thomas Kuhn (1922—1996), et Paul Feyerabend (1924—1994), ont contribué, chacun à leur manière, à questionner la notion de vérité scientifique, la nature de la méthode expérimentale, et l’indépendance des productions de la science par rapport à l’environnement culturel et social où celles-ci apparaissent.

Dans un climat fortement marqué par le relativisme et l’anti-réalisme de la déconstruction post-moderne, les critiques musulmans de la science occidentale refusent l’idée selon laquelle il n’y aurait qu’une seule façon de faire de la science. Ils cherchent à fonder les principes d’une « science islamique », en enracinant la connaissance scientifique et l’activité technologique dans les idées de la tradition islamique et les valeurs de la loi religieuse (sharî’a), avec des nuances qui résultent des différences d’interprétation.

C’est ainsi que Isma’il Raji Al-Faruqi (1921—1986) a élaboré un programme d’islamisation de la connaissance, relayé par la fondation, en 1981, de l’International Institute of Islamic Thought, à la suite des expériences et réflexions de Musulmans travaillant dans les universités et les instituts de recherche d’Amérique du Nord. Ce programme est basé sur la constatation d’un malaise dans la communauté musulmane (ummah), qui trouve son origine dans l’importation d’une vision du monde étrangère à la perspective islamique.

Pour l’IIIT, l’islamisation de la connaissance est globale : elle part de la parole de Dieu qui peut et doit s’appliquer à toutes les sphères de l’activité humaine, dès lors que Dieu a créé l’homme comme son « représentant » ou « vice-régent sur terre » (khalîfat Allâh fî-l-ard). Les travaux de l’IIIT conçoivent un projet pour le développement de la pratique scientifique au sein d’une vision religieuse du monde et de la société. L’entreprise de l’IIIT vise d’ailleurs davantage les sciences humaines que les sciences de la nature, considérées comme plus neutres du point de vue méthodologique.

D’autres intellectuels, comme Ziauddin Sardar (1951—) et les membres de l’école de pensée plus ou moins informelle dite ijmâlî (ainsi auto-désignée en référence à la vision « synthétique » qu’elle propose), sont aussi conscients de la menace que fait peser sur l’islam la vision du monde occidentale apportée par la science. Profondément influencés par l’analyse kuhnienne du développement scientifique, ils constatent que la science et la technologie venues d’Occident ne sont pas des activités neutres, mais participent d’un projet culturel, et deviennent un outil pour la propagation des intérêts idéologiques, politiques et économiques de l’Occident. Pour importer la science et la technologie modernes en islam, il faut reconstruire les fondations épistémologiques de la science, dans la perspective d’interconnexion entre les différents domaines de la vie humaine qui est propre à l’islam. Sardar lui-même compare la position des ijmalis à celle d’Al-Ghazâlî.

Le troisième courant de pensée islamique est marqué par une réflexion approfondie sur les fondements métaphysiques de la vision du monde proposée par la tradition islamique. Seyyed Hossein Nasr (1933—) y apparaît comme la figure la plus importante. Il défend le retour à la notion de Science Sacrée. Ce courant trouve sa source dans la critique du monde moderne proposée par le métaphysicien français René Guénon (1886—1951), puis par des auteurs dans le sillage de celui-ci, comme Frithjof Schuon (1907—1994) et Titus Burckhardt (1908—1984), tous musulmans d’origine occidentale. Guénon explique comment la civilisation occidentale moderne représente une anomalie, dans la mesure où elle est la seule civilisation de l’humanité à s’être développée sans se référer à la Transcendance.

Guénon rappelle l’enseignement universel des religions et traditions de l’humanité, qui sont autant d’adaptations de la Tradition primordiale, d’essence métaphysique. La destinée de l’être humain est la connaissance d’ordre intellectuel des vérités éternelles, et non l’exploration des aspects quantitatifs du cosmos. Dans cette perspective, Nasr dénonce, non le malaise de la communauté musulmane, mais celui des sociétés occidentales, obsédées par le développement d’une connaissance scientifique ancrée dans une approche quantitative de la réalité, et par la domination de la nature qui aboutit à la destruction pure et simple de celle-ci.

La position de Nasr et des autres défenseurs de ce courant traditionnel, que certains ont choisi d’appeler « pérennialiste » (par référence à la Sophia perennis dont ils sont les transmetteurs), s’ancre non seulement dans une critique de l’épistémologie occidentale, mais dans une remise en question profonde de la conception occidentale d’une réalité réduite à la seule matière. Les pérennialistes proposent une doctrine de la connaissance comme une succession d’épiphanies, où la vérité et la beauté apparaissent comme des aspects complémentaires de la même réalité ultime. Ils appellent de leurs vœux le rétablissement d’une vision spirituelle du monde, et la réhabilitation de la « science islamique » traditionnelle qui préservait l’harmonie de l’être dans la création. En revanche, les critiques de cette position radicale l’accusent d’un certain élitisme, et mettent en avant la difficulté à réaliser son programme dans les circonstances actuelles.

Les différents courants de la pensée musulmane contemporaine témoignent d’une activité de réflexion intense sur les rapports entre science et religion. Le monde universitaire musulman agit ici comme un melting pot où de nombreuses idées d’origine islamique ou occidentale sont ré-élaborées dans la recherche d’une synthèse. Les éléments fondamentaux restent ceux de la pensée islamique : l’affirmation répétée de l’unicité de Dieu qui unit à la fois la création et l’humanité, la nature ouverte du processus même d’acquisition de la connaissance du monde, qui est par essence illimité puisqu’il a pour origine et pour terme la connaissance de Dieu, l’étroite interconnexion de la connaissance et de l’éthique, enfin la responsabilité de l’homme sur terre en tant que vice-régent, qui doit user du monde sans en abuser et se comporter comme le bon jardinier dans le jardin. Par ailleurs, la métaphysique qui sous-tend l’épistémologie et l’éthique est profondément marquée par la dialectique du visible et de l’invisible.

Les phénomènes y sont les signes de l’action divine dans le cosmos. Dieu est d’ailleurs présent dans le monde, dont il ne cesse de « renouveler la création » à chaque instant (tajdîd al-khalq). L’articulation de cette affirmation avec la causalité, dans le déterminisme et l’indéterminisme de la science moderne, reste encore à élaborer.

La réflexion critique sur l’élaboration même de la science, comme activité marquée par une culture, est maintenant bien inscrite dans le débat. En revanche, il faut constater que les derniers développements de la science contemporaine, notamment ceux qui concernent l’incomplétude en mathématique, l’incertitude en physique quantique, l’imprévisibilité en théorie du chaos, ainsi que les interrogations de la biologie sur l’évolution, et des neurosciences sur la conscience, n’ont sans doute pas été assez médités. Ces développements peuvent en effet fournir d’intéressantes pistes pour briser la vision réductionniste et scientiste du monde, et constituent une sorte de pierre d’attente pour une métaphysique et une épistémologie qui puissent donner du sens à la science telle qu’elle se fait dans les laboratoires et instituts de recherche.

Il s’agit finalement de fournir un contenu au terme de « science islamique ». La question est la fois du domaine de l’éthique (personnelle et collective), de l’épistémologie, et de la vision du monde (on dirait en allemand la Weltanschauung) de nature métaphysique qu’elle présuppose. Chaque courant de pensée doit faire face, lors du passage de la théorie à la pratique, à des problèmes spécifiques qui résultent de sa position particulière, mais aussi des difficultés économiques et sociales du monde musulman.

En tout cas, il est indispensable de susciter rapidement, chez les universitaires et les étudiants du monde musulman, un intérêt pour cette question qui puisse dépasser le simple recours à la vulgarisation scientifique. Les musulmans doivent retrouver le goût de tous les ordres du savoir, conformément à l’ordre de Dieu. L’avenir de la contribution de la civilisation islamique au développement de la connaissance universelle dépend en partie de la réponse qui sera donnée à cet appel. Wa-Llâhu a’lam.

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Commentaires

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Les musulmans doivent ceci. Ils doivent cela. Les musulmans doivent toujours quelque chose à quelqu’un.
Les occidentaux sont ceci. Les occidentaux sont cela.
Les occidentaux sont toujours quelque chose pour quelqu’un.

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Je me suis trompée.
Je ne suis pas prisonnière de mon environnement culturel et religieux.
C’est du regards des autres que j’ai peur et de leur éventuelle méchanceté.
Mon environnement socio-culturel heureusement qu’il existe.
Il me permet d’avoir des repères et de chercher des réponses à mon malaise.
Seulement ce que je considère comme mon environnement socio-culturel n’est peut-être pas perçu par d’autres de la même manière que ma vision.
J’ai peur des autres. J’ai peur de vivre tout simplement.
Je suis dans une impasse dont je n’arrive pas à me dégager.
Je coule et si ça continu je vais pas me louper.

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je donne mon avis c’est du pour et contre la science dans votre resumé,le monde moderne ne fait que faciliter notre mode de vie une voiture a la place d’un ane,une telé a la place de sa fenetre,une gaziniere a la place d’un feu de bois.un homme moderne a la place d’un musulman c’est cela que veut dire sans cesse les occidentaux,une femme peut devenir un homme un homme peut etre transformé en femme et alors c’est cela le moderne ?,je suis d’accord pour conserver des aliments dans un frigo en place d’une cave a 10 metre sous terre,mais a transformé un homme en femme et vice versa et mettre en avant que la sciences depasse l’homme c’est du n’importe quoi d’etre en avance que des soit disant musulmans,j’ai mon voisin qui ne sait ni lire et ecrire et pourtant il n’est pas musulman.

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Il est étonnant que l’on puisse encore se poser la question aujourd’hui alors que le saint Coran est une invitation permanente à étudier tout ce qui peut aider à connaitre la splendeur du monde de la création (cf sourate 16 ),les grands savants de l’Islam des premiers siècles considéraient leur mission comme un sacerdoce au service de la connaissance, il est bien évident que sans la science la religion risque de verser tres vite dans la superstition , par contre la science sans l’éthique de la religion risque d’aboutir à des aberrations tragiques (savants fous )le fait que l’on puisse encore se poser des questions sur la relation religion-science a de quoi inquiéter .

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@ Leili . Vous avez "peur des autres ", mais de quels autres ? De ceux qui sont différents de vous ou parce que vous différez d’eux ? La peur est contagieuse et donc réciproque ...
Si je puis me permettre un conseil amical, ce serait de rechercher des horizons nouveaux, d’autres points de repères, et de ne pas hésiter à vous ouvrir à la différence des autres, toujours enrichissante. A condition quand même de ne pas chercher à convaincre qu’on a raison ...
Cordialement,
Michel THYS à Waterloo.

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Bien que non musulman je suis profondément convaincu que le débat doit être engagé largement sur cette question de la science et l’Islam.Pour de multiples raisons qui me semblent évidentes, ou qui devraient l’être aux yeux de tout un chacun.
Tout d’abord, il s’agit pour les musulmans de dégager un consensus sur ce qui peut être considéré comme licite ou moral au regard des prescriptions divines.Ensuite il s’agit de faire prendre conscience à l’ensemble de la communauté de la nécessité de se doter d’un outil à la hauteur des exigences qui garantiront l’émancipation technologique indispensable à tout peuple qui se respecte, ceci dans le but de ne rien devoir à une science occidentale tant décriée pour son caractère ostile aux valeurs de l’Islam.
Enfin il s’agit selon moi, malgré tout de satisfaire aux besoins matériels des gens qui ne peuvent pas continuer à vivre dans le féodalismee alors que les peuples occidentaux en sont à la conquete de l’espace. Ce qui ne signifie absolument pas sombrer dans la compromission ou de renier une quelconque éthique.
Il en va de la pérennité et de la crédibilité de l’Islam qui pour le moment est mise en grand danger par les tenants de l’obscurentisme. Ceux-ci craignant plus sans doute pour leur situation privilègiée que pour ce qui relève de leur religion elle même.

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l’Islam donne une moralité et un cadre sain pour les différentes sciences.

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L’auteur dit "Guénon explique comment la civilisation occidentale moderne représente une anomalie, dans la mesure où elle est la seule civilisation de l’humanité à s’être développée sans se référer à la Transcendance." C’est peut être cette "anomalie" qui a permis à l’Occident de mettre les autres civilisations à genoux.

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à Mohammed Mathémagicien :non seulement il dit que c’est une anomalie mais pire encore : "une monstruosité".

René Guénon ne nie pas les résutats de la science moderne, il lui reproche de n’être qu’utilitariste, donc sans vision, sans projet, ... une science qui expériment sans rien expliquer et se construit sur des hypothèses.

... .

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J’aurais tendance à penser qu’il faut s’entendre sur le mot "sciences". Dans un passé récent on parlait de "savants" où aujourd’hui on parle de "scientifiques". Dans son acception commune et actuelle, la science est plus technique que philosophique.

Dans cette acception du mot "sciences", les schémas, pré-établis par les religions, soit par une lecture formaliste des écrits, soit par volonté de maîtriser ce développement intellectuel, soit les deux, se retrouvent parfois en contradiction, voire en conflit avec le développement de la connaissance scientifique.

On a alors plusieurs attitudes possibles :

L’anathème qui consiste a condamner les théories non compatibles (Voir entre de multiples exemples, Galilée, les courants créationnistes, le refus de certains cours de sciences de la nature dans nos &écoles, etc.)

La récupération qui consiste à vouloir impérativement démontrer que tout était déjà annoncé ou décrit de façon certes codée mais maintenant compréhensibles dans les textes sacrés.

Le noyautage qui consiste à créer ou encadrer ses propres centres de sciences et qui permettent de donner une dimension globale à tous les progrès.

Tout cela me paraît un peu pathétique et typiquement humain. Comme toutes les structures humaines établies, les religions en tant que structures (et non en tant que philosophie ou croyance, j’insiste) ont une peur instinctive de l’avenir et du progrès.

On peut penser que les "sciences" sont le fruit de la longue quête irrépressible de connaissances qui caractérise l’homme. Maintenant à chacun d’attribuer ce besoin à ce à quoi il croît, car il est vrai que cette capacité extraordinaire de prise de conscience et de volonté de comprendre est parfaitement compatible avec une conception divine de l’univers.

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@mohamed mathemagicien : la civilisation occidentale n’a mis personne a genoux, pas plus que les autres civilisations qui sont venu avant.
la seule qui peut se targué d’avoir eu la plus grande influence est la civilisation romaine qui avait pratiquement droit de vie et de mort sur des populations entières, elle est ou maintenant ???
toute les civilisations naissent, arrive a un point culminant puis s’effondre, et l’occident n’échappera pas a cette règle infaillible.
je t’avoue que je suis mal a l’aise que tu utilise le nom de Mohamed dans ton pseudo, je ne pense pas que c’est correct.

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@ Mathémagicien

Tu dois avoir beaucoup d’humour puisque d’une pichenette et à la manière d’un magicien, du “descends” un penseur de l’envergure de René guénon. Sache qu’une civilisation qui se respecte ne met pas les autres à genoux à moins qu’elle n’arrive plus à cacher sa barbarie à la manière de Pyrrhus dont les victoires successives contre les Romains sonnaient en même temps le glas d’une défaite irrévocable et imminente.

Le kidnapping de la science par des gens sans scrupules ni morale, interéssés uniquement par l’appât du gain, conduit la société vers l’anarchie. Le développement technique et scientifique doit pouvoir évoluer parallèlement à la conscience du Bien et du Mal et c’est à cette condition qu’on peut parler de civilisation.

La conception portée à la science et hissée au niveau d’une religion ou d’une philosophie scientiste ne doit pas aussi nous faire oublier ou excuser le concordisme de beaucoup de musulmans à vouloir trouver coûte que coûte et dans chaque verset, une formule mathématique ou chimique... Il faut donc éviter de tomber de charybde en scylla en n’accordant à la science que ce qu’elle mérite et ne pas la laisser dominer tous les aspects de notre existence humaine au moyens du progrès technologique et lui permettre de couper le lien vertical qui nous unie au créateur.

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je deduit tout simplement dans le forum il y a des debats et des messages suite au question et au debat de chacun mais le probleme c’est que la lecture de certain dans ce forum ne se fait pas il y en a qui debate selon le pseudo,auriez vous des problemes envers certains ?,en ce qui me concerne je m’en lave les mains que vous soyez remonter des un des autre le but c’est que l’ont partage l’information ensemble en comunauté mais non comme des chiens enragés qui se montre les canines.

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Samir, les civilisations naissent, grandissent et disparaissent. On n’a vu aucune exception. Même en s’appuyant sur la religion, ce qui n’était pas le cas par exemple de l’Empire Romain. Peut-être que maintenant on pourrait inventer quelque chose de plus universel. L’avenir n’appartient pas aux religions, à moins de vouloir un avenir de guerre... Les religions peuvent exister, mais la marche du monde est différente des croyances de tous horizons. Les progrès scientifiques se sont faits "hors-religion", Samir. Allons-nous revenir en arrière ?

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@djamel, votre réponse est d’une grande concision et clarté et elle atteint son but. Pour aller plus avant, il convient d’observer aussi, que c’est le système occidental qui roule à tombeau ouvert vers sa ruine, ce ne sont pas seulement quelques individus qui seraient fautifs de mal conduire le bolide. Ce système repose, comme l’a si bien diagnostiqué Guénon en effet, sur le culte de la quantité. Une fois ce culte instauré, sa logique conduit le système à une croissance sans fin, écrasant tout et abolissant toute valeur. C’est particulièrement flagrant aujourd’hui, quand les mots ont perdu leur sens et que, pour prendre un des pires exemples, on procède à des "bombardements humanitaires", ou lorsque l’on boucle toute une population pour l’arroser de bombes au phosphore, et que, plus de six mois après ce crime majeur, on maintient encore cette population sous embargo absolu. Exemplaire de la folie meurtrière et dévastatrice de cette prétendue "civilisation" occidentale, ce qui se passe en Palestine montre bien la vraie nature d’un "système" qui s’épuise en derniers spasmes barbares (=au sens de contraire à ce qu’est une véritable civilisation), avant de sombrer dans le chaos.

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chacun donne son avis c’est le but du debat peut-etre pas pour avoir tord ou raison mais nous eclairer par l’information,la science qui a debuté pourquoi et quel raison elle est en contradiction vis a vis de la religion est-ce le but que la science est contraire a la religion,dit-elle qu’elle ne fais que decouvrir et surpassé l’homme si demain je croise un homme avec 4 bras et 2 tete je serais certain que c’est la science qui modernise l’homme de sorte qu’il soit plus performant.

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En tant que scientifique musulman je salue cet article qui visiblement met la barre trop haut pour les amateurs du forum qui, en latin, signifie "foire". Il reste donc encore beaucoup de chemin...

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Merci pour la foire, c’est beaucoup mieux qu’une jungle et cela me rassure. Votre avis monsieur le scientifique anonyme nous aiderait peut-être à nous situer, à corriger nos démarches et à améliorer la qualité des débats par des idées, qu’importe , mais des idées concrètes. Ne dit-on pas qu’“une idée est toujours bonne, même si elle vient d’un âne” ? Votre courte intervention dans la quelle vous notez les forumeurs de ce site avec condescendance me laisse dubitatif quant à votre prétention de “scientifique”. Soyez humble et modeste et daignez descendre de votre piédestal pour nous accompagner dans le chemin qui reste à faire...
Sans rancune aucune.

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si les musulmans se sont convertit a l’islam et que nous adoptions les commandements divin et prophetiques la siences moderne qui fabrique des bombes pour bombarder nos freres musulmans en irak afghanistan palestine nous accuse d’etre en retard d’eux et personnelement je prefere etre en retard de la science que d’aller me faire bombarder par leur nouvelle decouverte qui ne fait que vouloir transformer la création de dieu,quand la science si elle est capable de nous fabriquer un deuxieme soleil a partir de ce quelle peut et que l’ont puisse avoir le jour la nuit et vice versa ce jour la je me convertirais pour la science.

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@reno : la science aide a comprendre les mécanismes du monde qui nous entourent pour mieux l’apprivoiser mais jamais elle ne t’expliquera pourquoi et pour quel but.
Le coran est la parole de celui qui a créer ses mécanismes en nous invitant a y réfléchir.
La plupart des grands scientifiques étaient croyants.

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La dimension historique de cet article mérite d’être mise en évidence...On voit que la science en Europe s’est développée en prenant ses distances avec le religieux,...dans le monde musulman, la science ont connu son heure de gloire, avec avec les Hommes de foi...

Toujours est-il que l’émergence de la question scientifique en terre d’islam au 18° et 19° siècle, s’est fait sous pression de l’extérieure...
Il reste maintenant au monde musulman de prendre son envol de façon interne...
Mais là, la décision est politique...Toutes les grandes universités d’islam, appartient au passé,...Il convient maintenant de revivifier la science, toutes les sciences...Il ne manque que la volonté politique d’accompagner cette révolution du savoir...et Que Dieu aide...

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Il est pourtant une énigme totale, que jamais je ne vois envisagée par aucun article sur le sujet, il s’agit du refus par l’Islam de l’utilisation de l’imprimerie à caractères mobiles au temps de son invention (milieu du 15ème s.) et de la prolongation jusqu’à très avant dans le temps (au moins jusqu’au 19è s.), de cet interdit. C’est d’autant plus incompréhensible que l’Islam fut à l’origine de la fabrication et de l’utilisation du papier (même si l’origine en est chinoise). Et il n’est pas contestable que la multiplication facile de l’information par le moyen de l’imprimerie, fut à l’origine de la propagation et de la progression des connaissances scientifiques, tout comme celle du papier l’avait été en son temps plus reculé. C’est comme si aujourd’hui, une civilisation s’interdisait l’usage de l’Internet [encore que l’on puisse à raison discuter de la qualité des "civilisation" qui surnagent aujourd’hui, et surtout de leur capacité à ne pas sombrer...].

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Salam, si la science est le fruit de l’homme alors Dieu en est l’essence puisque toute connaissance en islam provient de Dieu. Dieu a crée le coran avant l’homme et avant d’instruire celui-ci sur le monde et lui donner son autonomie (Sourate Arrahmaan). Salamalaykoum wa rahmatoullah.

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l’homme n’avancera pas plus de ce que dieu lui a permis en l’assignant la vue l’ouie la parole le gout le toucher l’odorat si dieu nous avait laisser le choix d’aller vivre dans quelquonque autre planete nous vivrions dans d’autre planete,pour l’instant la science moderne decouvre ce que dieu veut et pas ce que l’homme veut car si l’homme de sa main porterait la creation pour la faire fonctionner il ne saurait pas plus que moi et autre comment faire,la vraie science est celle de dieu ou les planetes tourne autour de elle meme autour d’un soleil et qu’une seule pluie redonne naisance a toute vegetation et on se nourrit et se multiplie de cette eau benit apres la science veut se mesurer a cette grandeur réele.

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La science est une aventure humaine qui s’inscrit dans un projet de société. On ne peut pas dire que les musulmans ne participent en rien au développement de la science...On a des très bon savants qui travaillent dans de nombreux instituts à travers le monde..., seulement, en l’état ils le font pour la gloire de employeurs...
Donc il nous faut cette volonté politique pour pouvoir parler à proprement parler de science dans le cadre de l’islam...Ce n’est pas encore gagné, même si je reste optimiste en la matière, le temps qu’une génération...

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Si je prends le domaine scientifique que je connais, à savoir les mathématiques, l’absence des musulmans est patente. En math les boss sont européens, américians, russes (les chinois et les indiens se débrouillent pas mal) mais les musulmans.... nada. Il ne s’agit pas de rabaisser la ummah mais c’est un constat. On aura beau me dire que l’islam encourage à la recherche de la connaissance, que l’islam n’est pas un frein au progès et à la reflexion.. je n’y croirai que lorsque le monde musulman aura une production scientifique digne de ce nom.

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@Mohamed Mathémagicien

Je ne sais plus qui a dit que les mathématiques sont la seule science où l’on ne sait pas de quoi on parle ni si ce qu’on dit est vrai. Mais revenons à ce que tu as écrit.
Tu fais le constat que les musulmans sont absents des domaines mathématiques mais sans vouloir t’offenser, ma mère qui n’a pas les mêmes qualifications scientifiques que tu maîtrises était arrivée à faire le même constat. A la seule différence qu’elle s’est donnée beaucoup de mal pour que ses fils et filles aillent à l’école.

Le résultat viendra un jour car les grains ont été semé et si je ne suis pas un physicien ou un mathématicien, mes enfants ou mes petits-enfants le seront un jour ou l’autre car ma mère m’a convaincu de part son “ignorance”, de l’amour du savoir, elle qui n’a jamais connu les faveurs de l’instruction pour cause de colonialisme.
Les musulmans ont connu leur heure de gloire mais pour le moment ils somnolent depuis quelques siècles. Cela peut paraître long pour une sieste mais n’oublie pas qu’il s’agit du temps civilisationnel (que je m’hasarde à le qualifier de cosmique) et pas du temps linéaire appliqué à une seule personne sur un espace donné.

Comme le pensait René Guénon, mathématicien et philosophe français, l’Occident moderne s’imagine qu’il n’existe qu’un seul type d’humanité et qu’une civilisation à divers degrés de développpement. La vérité est qu’il y a de multiples civilisations se déployant dans des sens différents et que celle de l’occident moderne présente des caractères qui en font une exception singulière.
Il n’y a pas de civilisation qui soit supérieure aux autres sous tous les rapports parce qu’il n’est pas possible à l’homme d’appliquer également et à la fois,son activité dans toutes les directions.Toute question de supériorité mise à part, il faut bien que les occidentaux veuillent bien admettre du moins que les choses auxquelles ils attribuent la plus grande importance n’intéressent pas forcément tous les hommes au même degré, que certains peuvent même les tenir pour négligeables, et qu’on peut faire preuve d’intelligence autrement qu’en construisant des machines.

Enfin concernant ta dernière remarque je te renvoie à un exemple beaucoup plus simple : l’existence du code le la route en tant que référentiel fait-elle baisser le nombre d’accidents et son lot de victimes ? L’assiduité et l’observance scrupuleuse de ce code formera t-elle pour autant des pilotes de formule1 hors pair ?

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Une fois de plus, tant que les musulmans continuent de travailler pour les grands instituts internationaux qui pour l’heure se situent en dehors du monde musulmans, leurs contributions dans la marche de la science passeront inaperçues. En tout cas, la gloire reviendra à leurs employeurs.
Ce qu’il faut faire ici est simple, il faut que les sociétés musulmanes construisent leur propre aventures scientifiques, comme cela a déjà été le cas...Mais pour cela, il faut une volonté politique. Il semble que pour l’heure, les souverains du monde musulmans sont plus préoccupés par autres choses que d’atteindre cette autonomie de la pensée scientifique...

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@djamel, encore une fois votre commentaire est limpide. Il y a cependant un qualificatif que je ne crois pas tout-à-fait correct, à propos de Guénon. C’est la deuxième fois que vous le qualifiez de "mathématicien et philosophe français" [Ne voyez aucune trace de critique à votre égard, c’est seulement le désir de mieux parler de lui qui m’anime ici]. Il n’entre ni dans l’une ni l’autre de ces catégories professionnelles, et peut-on même dire qu’il soit "français" ?

Pour ne s’arrêter qu’à cette qualité, s’il a fait des études de mathématiques, on ne peut raisonnablement pas dire qu’il était "mathématicien". Un mathématicien est quelqu’un qui laisse derrière lui une théorie applicable à l’aide d’algorithmes ou de raisonnement logiques. Le travail que sans doute vous avez en tête, "Les Principes du Calcul infinitésimal", est une étude visant à démolir la construction leibnitzienne, c’est de la métamathématique, et il n’en tire aucune construction applicable. Pour une construction applicable non-leibnitzienne, il faut plutôt regarder du côté d’Emile Borel (pour le "dénombrable") ou, plus récemment et surtout grâce à l’informatique, le retour au discret fini. Car, pour prendre un seul exemple, l’on peut fort bien exprimer tout le jus d’une équation différentielle à l’aide de calculs "aux différences".

Ensuite dire qu’il était "philosophe" l’aurait beaucoup peiné, je crois, et encore plus si l’on mesure la descente vertigineuse de ce titre depuis le milieu du vingtième siècle !

Et enfin, puisqu’il l’avait choisi ainsi, pourquoi ne pas considérer qu’après (ou avant ?) tout, il fut égyptien ?

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certain dans le forum de mon avis regarde la science a travers les non musulmans maintenant que la science continue ces recherches chercher a savoir de ou elle a puiser son savoir et bien je vous dit des musulmans a commencer par le créateur de la television avant l’image progeté d’une camera ce savant l’a réaliser dans sa solitude,la lunette astronomique chercher et vous decouvrirez que des savants musulmans ont été l’auteur de ce que la science se vantent de nous faire decouvrir.

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si dieu l’avait voulu il aurait remplacer ces creatures par d’autres bien meilleur qu’ils l’adorent beaucoup mieux,donc sa supose que si demain dieu nous fait mourir tous ce que la science a decouvert va disparaitre et ses nouvelles creatures seront ignorantes de votre science et par la suite revelant de nouveau son coran ils n’auront que de science ce que dieu leur a laissé,cela supose que dieu est en avance de tous ce qu’il prevoit et il a prevut que la science de ses créatures sera en retard de la sienne autrement il ne serait point notre créateur dans la logicité des choses. adorateurs

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@Waglioni, je ne suis pas du tout mécontent que vous me rappelez à l’ordre et d’être mon miroir même virtuel puisque le rôle de chaque musulman vis à vis de son frère consiste entre autres à l’aider en le corrigeant au besoin.
N’étant pas mathématicien ni penseur mais simplement un curieux, j’avoue que les qualificatifs en question attribués à notre penseur René Guénon, que Dieu ait son âme, ont été bêtement repris par mes soins, d’un livre imprimé à Alger en 1990, par les éditions Bouchène et ayant pour intitulé La crise du monde moderne.

Par ailleurs, son livre Les principes du calcul infinisétimal, donne à penser qu’il est mathématicien(du fait de son titre) et c’est ce qui induit en erreur les non initiés comme moi ou la maison d’édition.
Sans vouloir justifier mon erreur et partant celle de la maison d’édition, je crois fort bien que les fausses qualités qui ont été associées à R.Guénon le furent pour un but commercial car le contexte socioculturel de l’Algérie à cette époque s’y prétend et pourrait expliquer cette manière de “gonfler” un auteur dont on veut vendre les oeuvres.
Enfin, l’éditeur algérien indique que R.Guénon est né à Blois le 15 novembre 1886, qu’il s’installe dès 1930 en Egypte où il compose ses livres les plus importants et où il vécut sous le nom de Abdel Wahid Yahya. Il décède le 7 janvier 1951 au Caire où il est enterré. De part toutes ses pérégrinations intellectuelles, on peut dire que notre penseur appartient plus à la sphère de la civilisation islamique qu’à un quelconque pays.

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Djamel, Le rôle de miroir est éminent et je veux bien en tenir lieu. Le seul ennui est que le temps de réponse actuellement chez Oumma.com, de l’ordre de deux ou trois jours, rend l’exercice très hypothétique et encore plus virtuel !

Ce que vous décrivez des pratiques éditoriales n’a rien d’étonnant. Il s’agit de "vendre", et pour cela, ne pas s’encombrer de trop de précision.

Si vous n’êtes pas (méta-)mathématicien, je doute que la lecture de Les Principes du Calcul infinitésimal vous soit profitable. Il faut aussi pour l’apprécier un peu, être au fait de l’histoire de la construction leibnitzienne. Mais si vous étiez (méta-)mathématicien, je vous aurais volontiers interrogé sur les relations (que vous aviez, je crois déjà abordé, sous un angle différent), de Guénon avec Descartes. En effet, Descartes qui est, nul doute, un mathématicien, fut assez méta-idem pour déclarer à plusieurs reprises qu’il faille s’interdire de "jouer" (si je puis dire) avec la notion d’infini, qu’il réservait à l’exclusive de Dieu, pour n’employer que celle d’indéfini. Alors finalement, tout bien pesé, pour cette raison (ou d’autres ?) Guénon est assez tolérant à l’égard de Descartes.

Ces questions sont loin d’être futiles, elles sont au contraire très actuelles et très pratiques, avec la montée en puissance du calcul numérique, au point que l’on puisse parler d’ère numérique.

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@Waglioni
je me rends compte que j’apprends plus de vous que vous de moi. N’étant pas mathématicien et encore moins méta-mathématicien, je vous prie de bien vouloir accepter toute ma gratitude pour les notions que je viens à peine d’acquérir grâce à vous. En effet, vous me poussez de l’avant pour lire Les Principes du Calcul infinitésimal juste par curiosité.
Si comme vous l’écriviez, Descartes s’interdisait de “jouer” avec la notion d’infini, la réservant exclusivement à Dieu, je comprends la posture de Guénon par rapport à ce dernier et aimerat savoir s’il n’y avait pas d’autres raisons.

J’ose espèrer qu’un certain forumeur de ce site, signant sous le pseudo de Mohamed Mathémagicien puisse se joindre à nous pour nous éclairer de son savoir , puisqu’il s’est présenté comme scientifique connaissant les mathémathiques. Sachant maintenant que vous êtes juste derrière, je ferais plus attention à ce que j’écris (lol). Merci encore une fois pour toute l’attention portée à mes posts. Bon Ramadhan

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Monsieur Guiderdoni, revenez souvent dans le débat....
Abdel-Haq, "en ton temps", que de choses ne m’avais-tu pas permis d’apprendre, déjà.

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des commentaires plus au moins terre à terres surtout de la religion par rapport à la science :ques’que la religon :une verite ,une revelation trandcendantal,extra-humaine alors que la scince est tres "humaine" ;dieu est la realite Abolue et Infinie alors que la science est du domaine du determinisme donc du fini,limite,contingente,ses theories changent tout le temps :(il parai que la theorie de la relativite vient d’etre serieusement ebranle ces jours-ci !