Sale nègre !

L’affaire Dieudonné est riche d’enseignements et de surprises. Elle commence par un artiste qui critique

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samedi 21 février 2004

L’affaire Dieudonné est riche d’enseignements et de surprises.

Elle commence par un artiste qui critique des extrémistes habitués à mêler idéologie et religion dans un pays proche-oriental dirigé par un paterne général.

La belle affaire ! On en a vu d’autres au pays de cocagne de la laïcité ! On peut y déclarer en piétinant d’un pas alerte la langue française et le respect dû à autrui qu’une religion "est la plus con", que la lecture de saintes écritures est une "chose dégoûtante", taxer ceux qui professent ladite religion de zoophilie (les "enculeurs de chameaux" vous vous souvenez ?), les qualifier de "moutons" dans les gènes desquels "aucune réaction violente n’est programmée" voire les déshumaniser en écrivant qu’ils "se multiplient comme des rats" !

Cela s’appelle la critique légitime et courageuse d’une religion. Rien à voir avec des immondices racistes passibles de la loi pénale. Nuance !

Mais dans le cas présent tout est différent.

On y voit faire des facéties en pleine chaîne publique sur les "odeurs des blacks", sans que ladite chaîne n’ait éprouvé jusqu’à présent le besoin éthique de présenter ses excuses à l’ensemble de la communauté noire. Sans doute cette dernière est-elle moins égale que les autres !

Mieux les adversaires de Dieudonné nous apprennent que celui-ci est un "sale nègre". Motif : il a critiqué des extrémistes ! Ils nous apprennent encore qu’il est antisémite. La preuve : il a brocardé un gouvernement. Et pour clore le tout, ils le taxent de fascisme tout en jetant de l’acide sur son public, empêchent ses représentations à l’Olympia en menaçant le personnel de celui-ci d’une émeute et portent atteinte à la liberté d’expression en faisant décommander ses représentations dans tout le pays, tant semblent étendus leur pouvoir et leur impunité !

Moralité : 

"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc…ou noir" (La Fontaine).

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Auteur : Zaama

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