Saint Nicolas et Nicolas S., l’un fait des cadeaux, l’autre pas

Entre son voyage en Algérie du 3 au 5 décembre et sa réception le surlendemain, le 7 décembre, du dirigean

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mercredi 5 décembre 2007

Entre son voyage en Algérie du 3 au 5 décembre et sa réception le surlendemain, le 7 décembre, du dirigeant libyen Mouammar Al-Kadhafi, le président français Nicolas Sarkozy marque une pause diplomatique le 6 décembre qui coïncide, pur hasard du calendrier, avec la célébration de son Saint patronymique.

Saint Nicolas, le vrai, est généralement apprécié des bambins d’Europe du Nord et d’Amérique, dans les pays de tradition anglo-saxonne pour la bonne raison que la célébration de sa fête, outre son bonhomie, marque traditionnellement, selon la légende, le début du voyage des traîneaux, chargés des cadeaux de Noël, des immensités neigeuses nordiques à destination des foyers des enfants sages et méritants.

C’est, en somme, le point de départ de trois semaines de festivités culminant avec la célébration de la nativité, le 25 décembre, la naissance du Christ, le sauveur de l’humanité pour le Monde catholique.

Nicolas S., le nôtre, bien que bénéficiant d’un Etat de grâce, n’est pas, lui, un Saint. Loin s’en faut.

Bien qu’il ambitionne de réconcilier les Français avec l’argent, il ne fait pas de cadeaux. Pas plus de richesses spirituelles que matérielles mais une atroce douleur au pouvoir d’achat.

St. Nicolas est un véritable Père Noël. Nicolas S. pas du tout. S’il l’est c’est d’un genre particulier.

A l’image de ses cadeaux : Bouclier fiscal pour les démunis, franchise médicale voire même judiciaire pour les nantis. Pardon pour cette grossière erreur, une inversion-évasion imputable sans doute à un rêve de Noël. L’inverse correspond davantage à la réalité.

 Imposition des stocks options en 2010, date de la reconduction de son mandat et reforme du régime spécial des retraites des députés « a minima ».

 Traité simplifié pour les Européens et Test génétique pour les Africains, ces spécialistes de la répétition.

Karcher pour les banlieusards et une douche pour tous les Musulmans afin de leur ôter l’envie d’égorger des moutons dans les fastueuses baignoires des somptueuses résidences françaises.

Pour tous, Nicolas S a concocté ce slogan salvateur, rédempteur : Travailler plus pour penser moins. Beaucoup y ont cru et ont mal à leur portefeuille.

Que ceux qui se sont laissés happés par ce mirage saisissent l’occasion de cette fête pour se livrer, comme il est d’usage en pareille circonstance, à de salutaires méditations sur cet exercice de presdigitation.

Gare ! La récidive entraîne le déclenchement d’une peine plancher incompressible : Dix ans ferme de sarkozysme et un cauchemar absolu pour toute une génération.

En France, cela est bien connu, « le Père Noël est une ordure ».

http://renenaba.blog.fr/2007/12/04/p3395957#more3395957

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Auteur : René Naba

 Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information, est l’auteur notamment des ouvrages suivants: "Média et Démocraitie, La captation de l'imaginaire un enjeu du XXI me siècle", Golias Novembre 2012 -"Erhal (dégage), La  France face aux rebelles arabes" Golias Novembre 2011- "Les révolutions arabes ou la malédiction de Camp David" Editions Bachari Mai 2011- "Hariri de père en fils, hommes d'affaires, premiers ministres" - Harmattan Janvier 2011 -«Liban: Chroniques d’un pays en sursis » (Éditions du Cygne) - «Aux origines de la tragédie arabe”, Editions Bachari 2006 - ”Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français”- Harmattan 2002. «Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen» (Harmattan 1998)- “De notre envoyé spécial, un correspondant sur le théâtre du monde”, Editions l’Harmattan Mai 2009 - L'Arabie saoudite, un royaume des ténèbres; L'Islam otage du wahhabisme" Golias Automne 2013: www.renenaba.com

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