Sabotage, diffamation, pressions : la flottille pour Gaza est en danger !

L’heure est à la mobilisation ! Il devient évident que la Flottille pour Gaza est en danger et que, sans une réaction massive des citoyens, il y a de forts risques à ce qu’elle ne quitte même pas la Grèce. Les pressions se multiplient et les Israéliens utilisent tous les moyens (même les plus bas) pour torpiller une opération citoyenne et non-violente qui démontrera, encore une fois, le caractère violent, raciste et illégale de leur politique à l’égard du peuple palestinien.

Sabotage, diffamation, pressions : la flottille pour Gaza est en danger !

L’heure est à la mobilisation ! Il devient évident que la Flottille pour Gaza est en danger et que, sans une réaction massive des citoyens, il y a de forts risques à ce qu’elle ne quitte même pas la Grèce. Les pressions se multiplient et les Israéliens utilisent tous les moyens (même les plus bas) pour torpiller une opération citoyenne et non-violente qui démontrera, encore une fois, le caractère violent, raciste et illégale de leur politique à l’égard du peuple palestinien.

D’abord les sabotages. Hier, le bateau gréco-suédois a fait l’objet d’un acte de vandalisme qui a largement abîmé ses hélices. Résultat : plusieurs jours d’immobilisation. Comme par hasard, ce bateau a été le seul, parmi les nombreux appareils de plaisance présents dans la marina, à avoir été touché. A qui profite cet acte ? Etrangement, d’autres bateaux de la coordination internationale font face à des problèmes soudains qui nécessitent des réglages et des passages en cale-sèche. Cela signifie que les bateaux ne pourront prendre la mer avant plusieurs jours. Résultat : la Flottille est pour le moment clouée en Grèce.

Ensuite, le gouvernement grec s’est plié aux injonctions israéliennes. La preuve ? De multiples tracasseries administratives sur d’autres bateaux de la Flottille destinées, là encore, à retarder voire à annuler le départ. L’exemple le plus frappant est le cas de ce cargo chargé d’acheminer 1000 tonnes d’aide humanitaire. Il a été obligé par les autorités grecques d’être renvoyé en réparation alors que de l’avis même des mécaniciens il pouvait « naviguer sans problème ».

Le travail de sape des services israéliens se déplace également sur le terrain médiatique. Ainsi en est-il de cette vidéo où un militant se faisant passer pour un homosexuel anglais dénonce les pratiques des responsables de la Flottille car il aurait été exclu du fait de son orientation sexuelle. Après investigation par des journalistes, Médiapart vient de révéler que cette séquence est au cœur d’une manipulation médiatique et qu’elle n’est finalement qu’un faux fabriqué par les services de la propagande israélienne pour salir l’image de la Flottille. Minable !

Le cumul de ces tracasseries en tout genre vise en réalité un objectif simple mais sordide : décourager les militants internationaux et les finir à l’usure dans le but de faire capoter la Flottille. Cependant, la force du « Bateau français pour Gaza », comme des autres mobilisations nationales, est son caractère populaire. L’esprit de résistance qui a mobilisé des dizaines de milliers de citoyens français doit aujourd’hui se prolonger en multipliant les appels aux parlementaires pour faire monter nos revendications. La position officielle du Quai d’Orsay est scandaleuse, M. Juppé nous ayant signifié que les participants français ne bénéficieront même pas de la protection française en cas d’attaque des Israéliens !

A l’heure actuelle, c’est l’ensemble des gouvernements occidentaux jusqu’à Ban Ki-Moon qui condamnent l’opération de la Flottille au mépris de l’aspiration populaire de millions de citoyens. La Flottille doit partir et sans une mobilisation pacifique massive, le plan israélien destiné à faire échouer notre opération deviendra réalité. Nous sommes déterminés à nous battre avec nos moyens pacifiques jusqu’au bout mais nous avons besoin de vous pour relayer nos revendications. Nous embarquerons dans les bateaux quoi qu’il arrive ! Alors Indignez-vous !

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Auteur : Nabil Ennasri

Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, est actuellement doctorant à l'Université de Strasbourg et étudiant en théologie musulmane.

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