Retour sur la polémique Tariq Ramadan

Dans le prolongement de l’article de l’écrivain, M. Tariq Ramadan, publié sur votre site internet, le 0

mardi 9 décembre 2003

Dans le prolongement de l’article de l’écrivain, M. Tariq Ramadan, publié sur votre site internet, le 03 octobre 2003, et intitulé "Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires ", je souhaiterai y ajouter, les commentaires ci-après.

Je considère qu’il est légitime, pour M. Ramadan, de dénoncer le parti-pris de certains intellectuels français, très médiatisés, juifs ou non, en faveur de l’état d’Israël et de ses dirigeants, dans le cadre de ce qui est appelé, de manière "neutre", le conflit israélo-palestinien. La désignation, plus précise et plus exacte, de ce problème est l’occupation de la Palestine par Israël. C’est, également, courageux de sa part, de le faire, sachant que la critique d’Israël, n’est pas, d’une manière générale, bien vue par les politiciens, médias et intellectuels, français en particulier, et occidentaux, en général. Qu’il soit assuré de mon soutien moral, pour toutes les causes justes, qu’il défendra dans le monde.

Toutefois, je désapprouve, le fait de désigner, nommément, les intellectuels mis en cause, dans la conjoncture actuelle, car cela pourrait correspondre à la désignation de cibles potentielles pour des groupes extrémistes, opposés à Israël, et à ceux qu’ils considèrent comme ses défenseurs. Je note, à travers les commentaires de l’auteur, en réponse aux déclarations des personnalités mises en cause, que ces dernières récusent le parti-pris, en faveur d’Israël, qui leur est reproché.

Pour ma part, je pense qu’il y’a un test simple, qui permet de connaître, de manière précise, la position de chacun sur ce conflit, et il se résume à la question suivante :

Israël doit-il se limiter à ses frontières internationalement reconnues, arrêtées lors de sa création par les nations-unies, en 1948 ? Chacun est libre d’avoir son opinion, il n’a juste qu’à l’assumer publiquement.

En matière de frontières, les politiciens occidentaux (USA,CEE etc.) parlent, actuellement, de celles de 1967 et celles d’après, non parce-qu’elles sont légales ou légitimes, mais parce-qu’elles sont plus susceptibles d’être acceptées par Israël. Ce dernier n’a jamais voulu entendre parler, de celles de 1948, depuis ses conquêtes territoriales.

Un intellectuel juste ne doit pas se sentir lié par ces contraintes diplomatiques, et dire ce qui est légal et juste, même non applicable, « conjoncturellement », par les politiciens. C’est la raison pour laquelle ma question, ci-dessus, remonte aux premières frontières de 1948, ignorées dans les tentatives de paix actuelles, y compris par les palestiniens eux-mêmes, ces derniers étant dans une position de faiblesse, qui les oblige à accepter une éventuelle paix, même non équitable.

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